Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Démystifier la politique. Pour un nouvel ethos politique
Savès Christian
ELLIPSES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782729813437
La dissolution des repères de la politique est l'une des caractéristiques majeures de notre modernité. Il est donc devenu urgent de faire la politique autrement. Mais, pour cela, il faudrait au préalable se mettre en situation de la penser différemment, de la démystifier. Le défi est donc celui-ci : penser les conditions du changement, mais d'un changement réel et salutaire. Pour ?uvrer ainsi à l'avènement d'un nouvel ethos politique, il faut accepter de regarder ce que nous sommes, ce qu'est la politique ou ce que nous en faisons, sans fard. Autrement dit, il faut accepter de démystifier la politique en partant du regard que nous jetons sur nous-mêmes, sans complaisance aucune. Voilà qui exige de notre part un (salutaire) effort d'introspection. Le salut et la vérité du politique (si vérité il y a...) sont à ce prix. Il appartient à chacun d'entre nous de l'acquitter, pour la part qui le concerne. Le présent essai n'a d'autre prétention que d'amorcer la réflexion en ce sens, de donner à chacun des raisons d'espérer et d'apporter sa contribution (à la fois modeste et indispensable) à la transfiguration du politique.
Le destin du marxisme, qui est aussi sa tragédie, se joue en trois actes. Premier acte : c'est le marxisme de Marx, celui des origines, que Marx a pensé et conçu par lui-même, avec l'aide de son fidèle ami Engels. Cette pensée, puissante et novatrice, se proposait de faire table rase de toute l'antériorité philosophique et d'aller au contact du réel avec toute son âme, pour le transfigurer, en faisant révolution. Deuxième acte : c'est le marxisme au-delà de Marx. Ce dernier disparu, les marxistes ont pris le pouvoir intellectuel et imposé leur lecture/interprétation de la pensée du grand philosophe allemand. Il n'était plus là pour les contredire, dissiper les tragiques équivoques, les méprises. Troisième acte : avec l'entrée en scène de Lénine, le marxisme de Marx va être victime d'une instrumentalisation politique en règle, sur la base de laquelle se construira l'imposture bolchevique. Rendu aphasique, donc inaudible, le marxisme de Marx ne sera plus en situation de présenter sa défense, de façon efficace et convaincante, devant le tribunal de l'Histoire. Ainsi, la tragédie était-elle définitivement consommée et le sort du marxisme cruellement scellé.
La démocratie est aujourd'hui malade de notre modernité politique. De fait, si elle paraît avoir progressé sur le terrain des idées, en pratique, elle éprouve de plus en plus de difficultés à conquérir de nouveaux territoires, à progresser géopolitiquement. Les questions que l'on doit se poser, autour de son devenir, sont constitutives d'un doute méthodique. Certaines évolutions en cours, de par le monde, ont de quoi susciter notre légitime inquiétude. Car la démocratie, ce n'est pas seulement une recette institutionnelle, un rapport apaisé et régulé au pouvoir. C'est beaucoup plus que cela : un état d'esprit, une culture, un vouloir-vivre collectif et même un " plébiscite de tous les jours " (comme aurait dit Renan). Or, nous avons peut-être perdu de vue cette réalité d'ensemble et nous ne sommes plus en situation de nous hisser au niveau d'exigence qu'elle requiert. La démocratie n'a rien d'un acquis définitif, d'une rente : elle est peut-être (hélas) réversible. Elle pourrait bien disparaître, le jour où le Thanatos démocratique aura pris le pas sur l'Eros, en langage freudien. En effet, la démocratie, c'est aussi l'expression d'une volonté politique : celle qui consiste à vouloir maîtriser le cours de son destin. En avons-nous encore l'énergie et l'envie ? En quête de réponse à cette lancinante interrogation, nous ne devons jamais perdre de vue que l'homme aliène précisément sa volonté, et s'il renonce à chercher et s'il s'imagine avoir dit le dernier mot.
L'acte de penser a souvent conduit les hommes au refus. Il est vrai que le refus reste le propre de l'homme, son signe distinctif. Refuser, c'est affirmer son "être au monde" par une forme de négation qui est aussi (et surtout) une affirmation existentielle. Le refus exprime cette attitude qui pousse l'homme à penser que les choses peuvent et doivent être autrement, nécessairement autrement. Au terme d'un cheminement intérieur, il est ce qui permet à l'être de se réconcilier avec lui-même et avec le monde. Parce qu'il est le produit d'une expérience humaine, transformée en conscience, le refus s'impose également comme le produit d'une exigence éthique. Plus que cela, il est en soi une éthique. Il y a une éthique du refus, a fortiori dans la sphère politique, aiguillant les esprits et les comportements. Si on ne fait pas de politique avec la morale, on n'en fait pas davantage sans. Le refus est une aventure, une geste politique, une insurrection de la conscience qui fait l'effort de se penser dans un monde tourmenté et implacable. Il est, tout à la fois, sagesse et déraison. Le refus, c'est la vie...
L'imposture est une force à l'oeuvre, dans ce mouvement fondamental qu'est l'existence. Que ce soit comme construction de soi ou comme construction sociale, elle demeure une expérience (individuelle ou collective) sans équivalent, sur ce grand théâtre qu'est l'humanité. En proclamant : "J'imposture, donc je suis", l'imposteur tente de survivre dans un monde désenchanté, voire hostile. Ni forcément fou ni malade, mais seulement avide d'une autre vie, d'une vie rêvée, l'imposteur se veut avant tout maître de son destin désiré. Il tend vers autre chose, qui l'aide à faire échec au sentiment de l'Absurde, à donner un petit supplément d'âme à son existence, voire à lui donner tout simplement un sens, à ses yeux. Faut-il, dès lors, s'étonner que cette époque, de plus en plus désaxée, produise un besoin aussi irrépressible d'imposture... et autant d'imposteurs ? Dans le monde actuel, monde de faux-semblants, sauver les apparences, c'est d'abord sauver la face.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.
Résumé : Destiné aux italianistes, élèves du secondaire, étudiants de l'université ou des classes préparatoires, ou même autodidactes, cet ouvrage permet d'apprendre ou de revoir la grammaire italienne et ses difficultés les plus courantes, au moyen de 40 chapitres synthétiques proposant une approche progressive en 5 étapes : observer, comprendre, retenir, aller plus loin et enfin, s'entraîner. Structuré et progressif, chaque chapitre s'appuie de façon très concrète, à la manière d'un bain linguistique, d'abord sur l'observation d'exemples tirés de la littérature italienne, puis sur leur analyse articulée autour de la comparaison entre le français et l'italien, avant de proposer une explication synthétique à retenir et un approfondissement de la notion étudiée pour aller éventuellement plus loin. Enfin, grâce aux nombreux exercices variés et systématiquement corrigés vous pourrez mettre en pratique les règles théoriques apprises ou revues. Les plus : De très nombreux exemples extraits de la littérature italienne. La définition systématique des termes grammaticaux rencontrés. Des explications synthétiques avec deux niveaux de difficulté. Plus de 180 exercices corrigés. Une bibliographie nourrie.
Harry Potter n’a pas fini de vous faire rêver... cette fois-ci en vous réconciliant avec la philosophie ! L’oeuvre de Rowling peut être vue comme une philosophie de la mort – de son refus total (Voldemort, les fantômes de Poudlard) à sa lente et progressive acceptation (Harry). Une lecture passionnante !