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Esthétique de l'imposture. Une expérience humaine
Savès Christian
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343187167
L'imposture est une force à l'oeuvre, dans ce mouvement fondamental qu'est l'existence. Que ce soit comme construction de soi ou comme construction sociale, elle demeure une expérience (individuelle ou collective) sans équivalent, sur ce grand théâtre qu'est l'humanité. En proclamant : "J'imposture, donc je suis", l'imposteur tente de survivre dans un monde désenchanté, voire hostile. Ni forcément fou ni malade, mais seulement avide d'une autre vie, d'une vie rêvée, l'imposteur se veut avant tout maître de son destin désiré. Il tend vers autre chose, qui l'aide à faire échec au sentiment de l'Absurde, à donner un petit supplément d'âme à son existence, voire à lui donner tout simplement un sens, à ses yeux. Faut-il, dès lors, s'étonner que cette époque, de plus en plus désaxée, produise un besoin aussi irrépressible d'imposture... et autant d'imposteurs ? Dans le monde actuel, monde de faux-semblants, sauver les apparences, c'est d'abord sauver la face.
Le destin du marxisme, qui est aussi sa tragédie, se joue en trois actes. Premier acte : c'est le marxisme de Marx, celui des origines, que Marx a pensé et conçu par lui-même, avec l'aide de son fidèle ami Engels. Cette pensée, puissante et novatrice, se proposait de faire table rase de toute l'antériorité philosophique et d'aller au contact du réel avec toute son âme, pour le transfigurer, en faisant révolution. Deuxième acte : c'est le marxisme au-delà de Marx. Ce dernier disparu, les marxistes ont pris le pouvoir intellectuel et imposé leur lecture/interprétation de la pensée du grand philosophe allemand. Il n'était plus là pour les contredire, dissiper les tragiques équivoques, les méprises. Troisième acte : avec l'entrée en scène de Lénine, le marxisme de Marx va être victime d'une instrumentalisation politique en règle, sur la base de laquelle se construira l'imposture bolchevique. Rendu aphasique, donc inaudible, le marxisme de Marx ne sera plus en situation de présenter sa défense, de façon efficace et convaincante, devant le tribunal de l'Histoire. Ainsi, la tragédie était-elle définitivement consommée et le sort du marxisme cruellement scellé.
Entre dérision et condition humaine, il existe un rapport de consubstantialité. La première représente le trait d'union entre le comique et le tragique de la seconde. Surtout, la dérision est une force qui va, plie mais ne rompt pas, même sous l'action des pires systèmes répressifs. Elle incarne l'esprit qui refuse de se soumettre et tente de se penser dans le cours de l'Histoire, le révèle à lui-même et le transfigure.
Collection dirigée par Serge Le Diraison et Eric Zernik.Les ouvrages publiés dans la collection "Polis" éclairent les voies de l'espace public où se joue le sens éthique et politique de notre existence. Leur ambition: participer à l'élaboration d'une culture citoyenne associant une information précise et accessible à une réflexion engagée qui ne répugne ni à la prise de parti ni à la polémique.
La dissolution des repères de la politique est l'une des caractéristiques majeures de notre modernité. Il est donc devenu urgent de faire la politique autrement. Mais, pour cela, il faudrait au préalable se mettre en situation de la penser différemment, de la démystifier. Le défi est donc celui-ci : penser les conditions du changement, mais d'un changement réel et salutaire. Pour ?uvrer ainsi à l'avènement d'un nouvel ethos politique, il faut accepter de regarder ce que nous sommes, ce qu'est la politique ou ce que nous en faisons, sans fard. Autrement dit, il faut accepter de démystifier la politique en partant du regard que nous jetons sur nous-mêmes, sans complaisance aucune. Voilà qui exige de notre part un (salutaire) effort d'introspection. Le salut et la vérité du politique (si vérité il y a...) sont à ce prix. Il appartient à chacun d'entre nous de l'acquitter, pour la part qui le concerne. Le présent essai n'a d'autre prétention que d'amorcer la réflexion en ce sens, de donner à chacun des raisons d'espérer et d'apporter sa contribution (à la fois modeste et indispensable) à la transfiguration du politique.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.