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Sépulture de la démocratie. Thanatos et politique
Savés Christian
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782296044395
La démocratie est aujourd'hui malade de notre modernité politique. De fait, si elle paraît avoir progressé sur le terrain des idées, en pratique, elle éprouve de plus en plus de difficultés à conquérir de nouveaux territoires, à progresser géopolitiquement. Les questions que l'on doit se poser, autour de son devenir, sont constitutives d'un doute méthodique. Certaines évolutions en cours, de par le monde, ont de quoi susciter notre légitime inquiétude. Car la démocratie, ce n'est pas seulement une recette institutionnelle, un rapport apaisé et régulé au pouvoir. C'est beaucoup plus que cela : un état d'esprit, une culture, un vouloir-vivre collectif et même un " plébiscite de tous les jours " (comme aurait dit Renan). Or, nous avons peut-être perdu de vue cette réalité d'ensemble et nous ne sommes plus en situation de nous hisser au niveau d'exigence qu'elle requiert. La démocratie n'a rien d'un acquis définitif, d'une rente : elle est peut-être (hélas) réversible. Elle pourrait bien disparaître, le jour où le Thanatos démocratique aura pris le pas sur l'Eros, en langage freudien. En effet, la démocratie, c'est aussi l'expression d'une volonté politique : celle qui consiste à vouloir maîtriser le cours de son destin. En avons-nous encore l'énergie et l'envie ? En quête de réponse à cette lancinante interrogation, nous ne devons jamais perdre de vue que l'homme aliène précisément sa volonté, et s'il renonce à chercher et s'il s'imagine avoir dit le dernier mot.
L'objet de cet ouvrage est de montrer qu'il faut réhabiliter l'acte de légiférer en maximisant l'utilité de la loi. L'auteur donne trois axes : procéder à une évaluation systématique des besoins normatifs des citoyens et des opérateurs économiques ; adopter une attitude intelligente vis-à-vis de la diversité des sources et références auprès desquelles puise le législateur ; respecter les règles d'éthique dans la production législative en mettant la loi au service exclusif de l'intérêt général.
Max Weber, sociologue de la domination, a compris très tôt que la politique est fondamentalement une entreprise de domination et que la démocratie contemporaine ne représente, au mieux, qu'une médiation de la domination... quand elle ne devient pas, purement et simplement, détournement voire confiscation de celle-ci. Mais Max Weber fut également le sociologue de la rationalité à l'oeuvre. Comme tel, il a pressenti que la démocratie constituait une forme politique qui interrogeait et éprouvait, sur la base d'un questionnement inédit, la raison politique et son rapport au réel. Penser le paradigme démocratique avec Max Weber, aujourd'hui, c'est s'approprier les éléments d'intelligibilité permettant seuls de comprendre la trajectoire socio-historique de la démocratie, à l'époque contemporaine, et la physionomie particulière qu'elle a revêtue, au fil du temps. Il a d'abord été un penseur soucieux d'identifier le réel et ses contingences, d'intérioriser ses contraintes. A l'acuité du regard sociologique, il a ajouté la pertinence d'une vision politique d'ensemble, pour mieux appréhender la complexité et les paradoxes de notre modernité démocratique, à l'ère des masses. Par là, il reste pour nous un contemporain capital.
Collection dirigée par Serge Le Diraison et Eric Zernik.Les ouvrages publiés dans la collection "Polis" éclairent les voies de l'espace public où se joue le sens éthique et politique de notre existence. Leur ambition: participer à l'élaboration d'une culture citoyenne associant une information précise et accessible à une réflexion engagée qui ne répugne ni à la prise de parti ni à la polémique.
L'acte de penser a souvent conduit les hommes au refus. Il est vrai que le refus reste le propre de l'homme, son signe distinctif. Refuser, c'est affirmer son "être au monde" par une forme de négation qui est aussi (et surtout) une affirmation existentielle. Le refus exprime cette attitude qui pousse l'homme à penser que les choses peuvent et doivent être autrement, nécessairement autrement. Au terme d'un cheminement intérieur, il est ce qui permet à l'être de se réconcilier avec lui-même et avec le monde. Parce qu'il est le produit d'une expérience humaine, transformée en conscience, le refus s'impose également comme le produit d'une exigence éthique. Plus que cela, il est en soi une éthique. Il y a une éthique du refus, a fortiori dans la sphère politique, aiguillant les esprits et les comportements. Si on ne fait pas de politique avec la morale, on n'en fait pas davantage sans. Le refus est une aventure, une geste politique, une insurrection de la conscience qui fait l'effort de se penser dans un monde tourmenté et implacable. Il est, tout à la fois, sagesse et déraison. Le refus, c'est la vie...
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.