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Lactations filmiques. Une iconologie des images de lait
Rotival Aurel
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753597136
De l'écrémeuse de La Ligne générale (1925) jusqu'aux arbres nourriciers des Garçons sauvages (2017), le lait jaillit, se déverse ou se partage à de multiples reprises dans l'histoire du cinéma. Cette véritable galactophilie n'est que le versant cinématographique d'une histoire de la pensée humaine où le lait, tour à tour, s'est présenté comme agent organisateur des rapports sociaux, principe imaginaire régissant les lois collectives, ou signe symbolique de la miséricorde religieuse. Des vierges allaitantes de la peinture chrétienne jusqu'à ces épanchements lactés mis en scène au cinéma, ce livre propose une iconologie filmique du lait, attentive aux processus de survivances, de migrations et de déplacements dont les motifs cinématographiques sont aussi le fruit. Le parcours iconographique se double d'une enquête historique où, entre anthropologie, théologie et histoire des représentations, le lait accompagne les réflexions fondamentales de l'humanité et souligne la permanence de problématiques culturelles très actuelles. Les diverses lactations filmiques ici analysées jouent comme des opérateurs cruciaux, qui connectent les films à tout un fonds anthropologique et religieux que la culture occidentale, semble-t-il, n'a pas encore réussi à liquider. Par ces jets lactés plus ou moins miraculeux, par ces allaitements plus ou moins incestueux, par ces bains dans un lait plus ou moins immaculé, le cinéma pose à nouveaux frais les questions décisives de la différence des sexes, de l'identité raciale ou des structures de la parenté. Avec le soutien de la Fondation internationale Balzan et du laboratoire Passages Arts et Littératures (XX-XXI) de l'université Lumière Lyon 2
Les moniales chartreuses appartiennent à l'un des plus anciens ordres monastiques, celui des chartreux qui a vu le jour en 1084 à la suite de l'appel que reçut saint Bruno (1030 - 1101) à vivre dans une plus grande solitude avec quelques compagnons dans le désert de Chartreuse situé dans la région de Grenoble. C'est vers 1150 sous le priorat de saint Anthelme de Chignin, septième prieur de Chartreuse que les moniales de Prébayon en Provence demandèrent à embrasser la Règle de vie des Chartreux. Suivant le charisme de solitude de saint Bruno tout adonné à l'écoute de l'Esprit Saint, elles vivent depuis ce temps en petites communautés érémitiques constituées de moniales du cloître, menant une vie strictement contemplative et de moniales converses ou données partageant leur temps entre les occupations matérielles de la Maison et la vie de recueillement, loin des bruits du monde, dans le silence, la pauvreté et la prière continue. Les moniales chartreuses, souvent confondues par erreur avec la congrégation des s urs de Bethléem, réalisent ainsi pleinement par leur présence discrète et leur vie cachée la vocation à la solitude et à l'oubli en Dieu pour l'amour de Dieu pensée par saint Bruno. Ecrit par l'une des meilleures spécialistes de la spiritualité cartusienne, accompagné de nombreuses photos, ainsi de citations puisées dans les écrits de moines ou de moniales chartreux, ce livre exceptionnel permet de découvrir la branche féminine de l'Ordre de saint Bruno et d'ajouter ainsi d'autres visages d'éternité à ceux qu'a révélé « Le Grand Silence ».
Résumé : Chemins de silence nous fait plonger avec discrétion et simplicité dans le monde quotidien des moines et moniales, alternance de travaux personnels ou communautaires, de louanges à Dieu lors des offices qui rythment leurs journées ou lors des temps de réflexion personnels, ou de traversées du cloître véritable lien entre le spirituel et temporel, tout en étant pénétrés par une prière de tous les instants. Photographies en noir et blanc et textes associés, sobres, dépouillés, proposent une lecture empreinte de respect pour cette vie retirée entièrement dévolue à Dieu.
Nichée au milieu de la forêt de la Montagne-Coupée, à Saint-Jean-de-Matha, au Québec, l'abbaye cistercienne Val Notre-Dame est saluée, à juste titre, comme l'une des grandes réussites de l'architecture religieuse contemporaine. Ses lignes pures, ses couleurs chaudes, sa manière de faire cohabiter le bois et les pierres, son exceptionnelle luminosité et son dialogue constant avec la nature ont été pensées par l'architecte Pierre Thibault en accord avec la vie monastique. Pendant plusieurs semaines, le photographe Bruno-Jean Rotival a séjourné à l'abbaye Val Notre-Dame où parmi les moines, et avec son complice, frère Bruno-Marie, photographe lui aussi, il s'est laissé imprégner par l'esprit du lieu. Plus de 250 photos invitant à un voyage intérieur, rythmé par les textes tour à tour méditatifs, explicatifs ou historiques de ceux qui, depuis là ou non loin, font signe.
Dans un monde où l'image n'est généralement plus qu'un pur divertissement, au sens pascalien du terme, le photographe, conscient de ses responsabilités, sait qu'il doit loyalement se confronter aux réalités de la condition humaine ; qu'il doit travailler, à sa manière, sur ce qui angoisse les humains ou leur apporte la sérénité, sur ce qui les terrifie ou les émerveille. Il pense qu'il est de son devoir d'appréhender dans un même élan fraternel ? par les moyens qui sont les siens ? l'espérance et le doute, l'ombre et la lumière, le bruit et le silence. Mais un photographe n'est qu'un révélateur car le spectateur devient le co-auteur de l'image contemplée en l'enrichissant de ses sentiments, de ses émotions, de ses pensées. Dans cette veine, Bruno Rotival, photographe au long cours, a soumis à des écrivains et poètes un éventail de ses photographies de l'univers monastique pour qu'elles donnent naissance à une parole qui célèbre le silence et l'intériorité. Onze auteurs ont accepté d'accompagner cette sélection de photographies. Textes courts, textes plus longs, poésie ou prose. Chacun a eu toute liberté sur les choix des images et sur le contenu de ses textes. L'association des 7 moines de Tibhirine, qui gère l'héritage écrit des moines de Tibhirine, a accepté de participer à ce recueil. Participants à ce recueil Gilles Baudry : frère bénédictin de l'abbaye de Landévennec ; Michel Beatrix : comédien, metteur en scène, écrivain, poète ; Bruno-Marie Fortin : frère cistercien à l'Abbaye de Val Notre-Dame (Québec) ; Frère Jean : moine orthodoxe skite Sainte-Foy à Saint-Julien-des-Points, photographe, écrivain ; Ghislaine Lejard : écrivain poète ; Nathalie Nabert : écrivain poète, elle a fondé et dirigé le Centre de Recherche et d'Etudes de Spiritualité Cartusienne ; Colette Nys-Mazure : écrivain poète ; Bernard Perroy : frère consacré, poète ; Gabriel Ringlet : prêtre, théologien, écrivain, poète ; frères de Tibhirine : écrits des 7 moines cisterciens de l'abbaye de Tibhirine ; Bernard Tirtiaux : écrivain poète, maître verrier, comédien.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.