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Les moniales chartreuses
Nabert Nathalie ; Rotival Bruno
AD SOLEM
33,66 €
Épuisé
EAN :9782940402328
Les moniales chartreuses appartiennent à l'un des plus anciens ordres monastiques, celui des chartreux qui a vu le jour en 1084 à la suite de l'appel que reçut saint Bruno (1030 - 1101) à vivre dans une plus grande solitude avec quelques compagnons dans le désert de Chartreuse situé dans la région de Grenoble. C'est vers 1150 sous le priorat de saint Anthelme de Chignin, septième prieur de Chartreuse que les moniales de Prébayon en Provence demandèrent à embrasser la Règle de vie des Chartreux. Suivant le charisme de solitude de saint Bruno tout adonné à l'écoute de l'Esprit Saint, elles vivent depuis ce temps en petites communautés érémitiques constituées de moniales du cloître, menant une vie strictement contemplative et de moniales converses ou données partageant leur temps entre les occupations matérielles de la Maison et la vie de recueillement, loin des bruits du monde, dans le silence, la pauvreté et la prière continue. Les moniales chartreuses, souvent confondues par erreur avec la congrégation des s urs de Bethléem, réalisent ainsi pleinement par leur présence discrète et leur vie cachée la vocation à la solitude et à l'oubli en Dieu pour l'amour de Dieu pensée par saint Bruno. Ecrit par l'une des meilleures spécialistes de la spiritualité cartusienne, accompagné de nombreuses photos, ainsi de citations puisées dans les écrits de moines ou de moniales chartreux, ce livre exceptionnel permet de découvrir la branche féminine de l'Ordre de saint Bruno et d'ajouter ainsi d'autres visages d'éternité à ceux qu'a révélé « Le Grand Silence ».
Nous sommes des êtres liturgiques, parce que nous marchons dans le temps et que Dieu habite ce temps. Nous sommes dans l'égrainement des jours et des saisons. Nous sommes la traversée de la vie et de la mort, l'affleurement de l'aube et le dépôt du crépuscule, le retour des heures et des événements dans le sanctuaire de l'âme où Dieu murmure : " ouvre la bouche et moi je l'emplirai ". Le temps de Dieu nous fait ainsi passer de la nudité de l'Avent au dépouillement du Carême avant les grandes heures de la croix et de la gloire qui nous feront redescendre des lumières pascales au temps ordinaire des humbles, au temps de Marie et des saints qui sont les luminaires ordinaires de notre chemin. Nathalie Nabert
Biographie de l'auteur Natholie Nabert est poète, écrivain, professeur de littérature médiévale à l'Institut catholique de Paris, spécialiste des Chartreux, fondatrice du CRESC (Centre de recherches et d'études de spirituolité cartusienne), doyen honoraire de la Faculté des lettres de l'ICP. Elle a reçu en 2005 le Prix des écrivains croyants pour Liturgie intérieure, éditions Ad Solem, Genève, 2005.
Résumé : Les femmes, au coeur de l'Alliance entre Dieu et les Hommes30 figures de femmes de la Bible illustrées par une iconographie exceptionnelle et variée, de Piero Della Francesca à Gustave Moreau.Dans son style riche et profond, Nathalie Nabert nous emmène à la découverte de 30 figures féminines de la Bible, connues ou méconnues, saintes ou pécheresses.Chaque portrait, enrichi par un texte du magistère ou de la Tradition, souligne un aspect de notre humanité invitée àentrer dans l'Alliance avec Dieu.Nathalie Nabert collabore régulièrement à la revue Magnificat et a publié de nombreux ouvrages de spiritualité (Albin Michel, Salvator, Ad Solem...).
Le temps de Noël, mêlé d'espérance et de poésie, a inspiré de nombreux auteurs : voici les plus beaux textes sur Noël, écrits par des écrivains incontournables de l'Eglise (Bernard de Clairvaux, saint Augustin, Thérèse d'Avila, Soeur Emmanuelle...) mais aussi par de grands poètes comme Corneille, Claudel, Marie Noël, Verlaine ou Théophile Gautier.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine