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Le verbe devant l'inconscient. Nouvelles données métapsychologiques
Rolland Jean-Claude
ITHAQUE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782490350223
Ce que le transfert apporte à la parole de l'analysant est d'en faire un "véhicule" pour les objets internes enfouis au plus profond de l'âme, et de les transporter dans le monde extérieur où ils trouveront des objets d'amour qui se substitueront à eux et les délivreront de la lourde charge oedipienne les aliénant — à la mémoire des parents et, plus généralement, des ancêtres. La parole, dans la cure, travaille tout autant à la désexualisation du monde intérieur, où s'enracinent les névroses des hommes et leur mélancolie, qu'au gain de conscience que les couches supérieures du langage, l'intellect, l'esprit, apportent avec elles. Le verbe pourrait être cette condition mystérieuse de la langue qui réunit ses différents états et fonctions. Le mot, appartenant à la pensée religieuse, est donc un "mot primitif" ; il pourrait recevoir de l'approche métapsychologique un renouvellement conceptuel qui enrichirait ce que Jean Laplanche a appelé "l'appareil théorético-pratique " soutenant l'écoute de l'analyste. Cet ouvrage poursuit ainsi la recherche commencée par Langue et psyché, quant à la nature métisse de l'âme entre parole et psychisme.
Quelle place occupent pour le fonctionnement psychique ces ingrédients que sont, d'une part l'image - et la sensorialité en général -, d'autre part la langue et la parole qu'elle permet ? Bien que banals, ces "matériaux" demeurent scientifiquement mal connus. Pour répondre à cette question, cet ouvrage s'étaie sur une pratique de la psychanalyse dans sa visée psychothérapeutique et, dans une moindre mesure, sur l'histoire de l'art qui, au-delà de son projet esthétique, concourt à changer l'homme et son monde intérieur. Car le pouvoir de guérison de la cure analytique tient paradoxalement à un effet physique : le renouvellement incessant des images que produit le travail du rêve, la vivacité de la parole qui, issue de sa mémoire inconsciente, anime l'analysant s'adressant à l'analyste restructurent en profondeur ce que Freud appelait l'appareil de l'âme. Dès la rédaction de L'Interprétation du rêve, Freud avait saisi la nécessité pour l'analyste de se doter d'une opération de pensée capable de déchiffrer ces opérations archaïques qu'il définit comme une spéculation métapsychologique ; il ne cessa plus, dès lors, d'approfondir ce concept dont l'efficience pourrait être comparée à une véritable radioscopie de l'âme. Langue et psyché reprend cette ouverture de la recherche freudienne qui offre à l'analyste les moyens d'une écoute analytique, c'est-à-dire interprétative.
Quatrième de couverture Hamlet : J'aurais mieux aimé rencontrer mon pire ennemi au Ciel, Horatio, que de vivre un pareil jour... Mon père ! il me semble que je vois mon père.Horatio : Où, monseigneur ? Hamlet : Avec les yeux de l'âme, Horatio. Le discours de la tragédie est précieux pour comprendre le destin auquel la cure analytique contraint la parole de l'analysant. Celui-ci parle d'abord «de quelque chose» puis, comme la fée de Cendrillon fait d'un potiron et de quatre rats un carrosse et un attelage, le transfert détourne sa parole de cette fonction référentielle, la transforme en un chemin ou en un «véhicule» (ainsi que le shivaïsme désigne la monture sacrée permettant aux dieux de commercer avec les vivants), un chemin qui le conduit sur des terres psychiques inconnues de lui, lui fait rencontrer des images : certaines viennent d'un passé si lointain, si effacé du souvenir qu'elles ne lui sont nullement familières ; d'autres sont d'une époque plus récente et heureuse. Certaines relèvent du fantastique ; d'autres de la banalité. Certaines sont marquées d'effroi ou de douleur ; d'autres revêtent l'habit déceptif des objets aimés quoique perdus.
L'ouvrage s'adresse aux débutants complets en langue arabe et se propose de leur enseigner un vocabulaire utile d'environ 600 mots à l'intérieur des structures fondamentales du parler du Caire. L'étranger appelé à séjourner quelques années en Egypte devrait y trouver matière à exprimer ses besoins quotidiens les plus urgents et à comprendre les réponses qui lui seront données. Les situations sont assez variées et générales pour permettre à chacun de s'y reconnaître.
Les onze études de lexxicologie arabe qui constituent ce recueil ont été rédigées au cours de la période 2015-2020. Elles font suite aux "Dix études de lexicologie arabe" également publiées par Lulu. com.
En reprenant des thèmes qui lui sont chers - notamment la théorie du champ et la théorie de la narrativité, les fonctions de la rêverie et de l'onirisme, la place et les enjeux de l'interprétation, la transformation des émotions -, Ferro revient sur le coeur de sa pratique pour en dégager des perspectives cliniques nouvelles. Il soutient que les productions en séance sont des co-constructions entre le patient et l'analyste, mettant en évidence la pertinence de la rêverie qui permet de transformer les contenus bruts, non traités par la psyché, en représentations symbolisables sous la forme de récits de vie. Les facteurs de guérison sont ainsi décrits comme le déploiement d'une capacité nouvelle à contenir une sensorialité qui peu à peu, au fil des séances, peut se transformer en image puis en récit. Ferro aborde également des thèmes souvent négligés par les textes analytiques traditionnels, tels que les enjeux concernant des ruptures du cadre par l'analyste, le vieillissement des psychanalystes, la place des supervisions dans la formation analytique.
Renato Mezan retrace le débat entre Jacques Lacan et Conrad Stein, au Séminaire "Objet de la psychanalyse" (1965-1966) mené par le premier, et soutient que ces houleuses discussions sont à l'origine des meilleures conceptualisations de la psychanalyse contemporaine.
Le père, loin de n'être qu'un géniteur, est devenu, grâce à "la religion monothéiste" selon Freud, le héros d'une aventure spirituelle ; celle-ci fait de la paternité un "progrès dans la spiritualité" . Cette valeur nouvelle repose sur la parole qui engage celui qui se reconnaît comme père auprès d'un enfant, en reconnaissant cet enfant comme le sien ? Première déclaration d'amour pour son enfant, qui ne tient qu'aux mots, qui échappe aux sens, qui, de géniteur, le rend père de cet enfant à qui il donne son nom. Mais que devient le nouage entre le père et la paternité quand la conception religieuse du monde s'éclipse au profit de la conception scientifique, et des bouleversements dans la filiation ? Si la paternité est viable sans le soutien d'une religion, comment se met en place la dissociation souvent observée entre un père et sa paternité, comment les errements et les égarements des pères l'auront-ils annoncée et préparée ? Quel est le secret de ce lien que la paternité constitue, différent en fonction du sexe de l'enfant ? A la fin de son enseignement, Lacan considère que le père oedipien garant des histoires de famille et de la norme sexuelle est devenu un symptôme dans notre modernité, parmi d'autres pères-symptômes voués à faire tenir ensemble leur parole et leur jouissance, mais aujourd'hui loin des codes associés à l'hétérosexualité. Comment le penser ? Désormais qu'est-ce qu'un père, et même à quoi sert-il, si la représentation de son meurtre ne parvient plus à mettre en scène et à donner sens à la mort ? De quelle fiction peut-il être le garant dans un temps, le nôtre, où la discordance entre le monde et l'homme devient assourdissante ?
Quelle place occupent pour le fonctionnement psychique ces ingrédients que sont, d'une part l'image - et la sensorialité en général -, d'autre part la langue et la parole qu'elle permet ? Bien que banals, ces "matériaux" demeurent scientifiquement mal connus. Pour répondre à cette question, cet ouvrage s'étaie sur une pratique de la psychanalyse dans sa visée psychothérapeutique et, dans une moindre mesure, sur l'histoire de l'art qui, au-delà de son projet esthétique, concourt à changer l'homme et son monde intérieur. Car le pouvoir de guérison de la cure analytique tient paradoxalement à un effet physique : le renouvellement incessant des images que produit le travail du rêve, la vivacité de la parole qui, issue de sa mémoire inconsciente, anime l'analysant s'adressant à l'analyste restructurent en profondeur ce que Freud appelait l'appareil de l'âme. Dès la rédaction de L'Interprétation du rêve, Freud avait saisi la nécessité pour l'analyste de se doter d'une opération de pensée capable de déchiffrer ces opérations archaïques qu'il définit comme une spéculation métapsychologique ; il ne cessa plus, dès lors, d'approfondir ce concept dont l'efficience pourrait être comparée à une véritable radioscopie de l'âme. Langue et psyché reprend cette ouverture de la recherche freudienne qui offre à l'analyste les moyens d'une écoute analytique, c'est-à-dire interprétative.