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Le socle d'argile. Essai sur le père et la paternité
Hirt Jean-Michel
ITHAQUE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782490350131
Le père, loin de n'être qu'un géniteur, est devenu, grâce à "la religion monothéiste" selon Freud, le héros d'une aventure spirituelle ; celle-ci fait de la paternité un "progrès dans la spiritualité" . Cette valeur nouvelle repose sur la parole qui engage celui qui se reconnaît comme père auprès d'un enfant, en reconnaissant cet enfant comme le sien ? Première déclaration d'amour pour son enfant, qui ne tient qu'aux mots, qui échappe aux sens, qui, de géniteur, le rend père de cet enfant à qui il donne son nom. Mais que devient le nouage entre le père et la paternité quand la conception religieuse du monde s'éclipse au profit de la conception scientifique, et des bouleversements dans la filiation ? Si la paternité est viable sans le soutien d'une religion, comment se met en place la dissociation souvent observée entre un père et sa paternité, comment les errements et les égarements des pères l'auront-ils annoncée et préparée ? Quel est le secret de ce lien que la paternité constitue, différent en fonction du sexe de l'enfant ? A la fin de son enseignement, Lacan considère que le père oedipien garant des histoires de famille et de la norme sexuelle est devenu un symptôme dans notre modernité, parmi d'autres pères-symptômes voués à faire tenir ensemble leur parole et leur jouissance, mais aujourd'hui loin des codes associés à l'hétérosexualité. Comment le penser ? Désormais qu'est-ce qu'un père, et même à quoi sert-il, si la représentation de son meurtre ne parvient plus à mettre en scène et à donner sens à la mort ? De quelle fiction peut-il être le garant dans un temps, le nôtre, où la discordance entre le monde et l'homme devient assourdissante ?
Le testament de Freud et la clé de la lecture de toute son oeuvre se trouve dans L'homme Moïse et la religion monothéiste. Aucun de ses livres n'a poussé aussi loin la spéculation psychanalytique afin de livrer les secrets de l'altérité et de la paternité. Aucun ne s'est confronté avec autant de rigueur à la nécessaire et complexe articulation entre le psychique et le culturel. Avec cet ultime ouvrage, les hypothèses théoriques du meurtre du père et du banquet totémique de Totem et tabou sont transformées: l'homme Moïse devient la figure d'un père qui échappe aux liens du sexe et du sang en raison de son origine égyptienne. L'interprétation à laquelle Freud se livre ici permet de comprendre les remaniements qu'il introduit dans sa métapsychologie, au premier rang desquels le renoncement pulsionnel et le progrès dans la spiritualité. Si le cannibale meurtrier et incestueux que chacun abrite en lui-même a la possibilité d'échapper à son destin tragique, cela passe par sa capacité à entendre les propos sans illusion de Freud, et leurs conséquences pour une définition de l'humain.
Résumé : Cet opus en forme d'ode propose de confronter le lecteur à Jésus le Nazaréen dont la présence singulière, malgré les défigurations, l'oubli, le rejet ou même la dévotion qu'on lui oppose, ne s'efface pas une fois que la rencontre a eu lieu. L'ode suit la voie des pèlerins qui se rendent à Emmaüs et marchent en compagnie de Jésus ressuscité qui leur est apparu comme un inconnu et qui en leur parlant leur interprète et leur ouvre les Ecritures, ainsi qu'aux lecteurs.
Résumé : Quel est le sens de l'athéisme de Freud ? Opinion privée ou conviction que la psychanalyse ne peut pas plus échapper à une rationalité sans dieu que la physique ? Ou encore l'athéisme revendiqué par Freud témoignerait-il d'une conquête personnelle sur l'emprise de la religiosité et les illusions qu'elle suscite ? Mais cette exigence athée a paradoxalement été soutenue par quelques croyants, telle la philosophe Simone Weil si soucieuse d'une "mécanique spirituelle" qui ne se construirait pas au détriment de la raison. La " marque de force d'esprit " que Pascal distinguait dans l'athéisme, de quoi est-elle faite et comment certains écrivains comme Baudelaire ou Sade en livrent-ils le secret ? Aujourd'hui peut-être, alors que la culture en ce siècle a été si souvent bafouée par les débordements de cruauté au nom d'une idole, le temps serait venu de discerner dans l'oeuvre de Freud les éléments qui permettent de rendre compte de l'inexorable religiosité du psychisme et de sa conséquence : ce "pas hors du rang des meurtriers" que chacun est requis de penser.
En donnant à ce numéro l'intitulé Corps, affect, émotion, nous avons voulu préciser le statut théorico-clinique de chacun de ces termes. Il nous a semblé nécessaire d'interroger des présupposés et de poser question à ce qui est, de façon assez générale, dénoté comme médiation corporelle. Par là, revient le champ des techniques du corps qui n'est plus, de nos jours, l'exclusivité de nos collègues anthropologues. Le corps et ses destins : lieu d'une mise en acte directe du fantasme, lieu d'inscription de lettres et de traces, lieu de l'Autre. Une dite clinique du corps charrie avec elle une clinique de la pulsion mais aussi et tout autant une clinique de la trace, de la scène, de l'échange langagier et de ses infortunes. Le corps qui se déplie dans l'espace de la parole, qui reprend ses transferts vers des figures d'altérité, ce corps, est bien celui auquel le clinicien à affaire et comme réel et comme promesse, au-delà de toute prétention à l'appareiller, le rééduquer ou le réduire à un idéal conventionnel de fonctionnement. Diverses contributions font de ce numéro un lieu de questionnement ouvert sur les nouages et les dénouages entre corps et féminin, corps et lettres, corps et parole.
La psychanalyse reste-t-elle une méthode de cure valable pour les patients du troisième millénaire ? Dans un style informel et provocateur, Antonino Ferro, l'un des psychanalystes contemporains les plus influents, confirme ici toute la vitalité de la discipline inventée par Freud, et expose, point par point, sa vision du travail analytique : l'utilisation du divan ou du face à face, la durée des séances et de la thérapie, le paiement, le transfert érotique, l'autisme, le mensonge... Il en résulte un "guide" stimulant pour le thérapeute qui souhaite s'aventurer au-delà de la pure orthodoxie, et pour les patients qui s'engagent avec curiosité et intérêt dans cet espace de créativité partagée.
Que se passe-t-il dans les liens amoureux quand l'un trahit l'autre, ne tient pas sa promesse, vit une autre expérience affective dans le secret et l'infidélité ? Que devient cet amour investi par le traumatisme de la trahison et de l'abandon ? Et que se passe-t-il si celui qui a trahi cherche ensuite à être pardonné ? Si, après avoir décrété que "ce n'est plus comme avant", il demande à être encore aimé en espérant que, justement, tout "redevienne comme avant" ? Le pardon est-il alors possible ? Ou faut-il redire après la sentence freudienne que l'amour n'est qu'un rêve narcissique, et qu'il n'y a pas d'amour pour l'Autre qui ne soit amour de soi-même ?
Staal Ana de ; Levine Howard B. ; Bollas Christoph
Réunissant une quinzaine de contributions de psychanalystes de nombreux pays et différents courants, Psychanalyse et vie covidienne propose une première approche de la façon dont la pandémie de Covid-19 pourrait infléchir la pratique psychanalytique. Des changements imposés au cadre (séances en ligne), jusqu'à la prise en compte du trauma de l'isolement et du bouleversement de notre l'ancrage social (exigé par le confinement et les gestes de protection sanitaire), en passant par l'ébranlement de notre déni "ordinaire" de la mortalité ("cela n'arrive qu'aux autres"), ce livre explore ce que la pandémie pourrait nous apprendre sur la façon de comprendre et de traiter individuellement la détresse collective. Il met nos outils psychanalytiques à l'épreuve des profonds changements psychosociaux et environnementaux que le XXIe siècle nous réserve.
Réédition revue, actualisée et augmentée d'inédits et d'un index, du premier ouvrage de Florence Guignard Au vif de l'Infantile, originellement paru en Suisse en 1996 (Delachaux & Niestlé).