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LE DON DE LA LOI. Kant et l'énigme de l'éthique
Rogozinski Jacob
PUF
24,34 €
Épuisé
EAN :9782130498223
Comment échapper à la crise de l'éthique, à la perte de tout repère permettant de juger, de s'orienter dans l'existence? Interrogation qui nous conduit vers Kant, vers le philosophe qui s'est efforcé de trouver une issue à cette crise en fondant l'éthique non plus sur le Bien, mais sur la Loi. Mais qu'en est-il de cette éthique, en un temps où le mal le plus radical se réclame de la "loi"? Eichmann se déclarait "kantien": faut-il y voir l'indice d'un échec de la philosophie pratique de Kant? Comment démarquer la vérité de la Loi de sa défiguration?Une certitude guide cette recherche: que les textes kantiens, inlassablement commentés, gardent encore une part d'énigme; que leur ressource secrète n'est pas épuisée. Il s'agit donc de soustraire la pensée de la Loi aux interprétations scolaires qui la recouvrent. Un nouveau visage de cette pensée se dessine alors, qui lui permet de se confronter aux avancées de la psychanalyse, à l'éthique de Levinas ou même à l'appel à un "saut" au-delà de l'éthique.
Qu'est-ce que la haine ? Comment, de cet affect individuel, peuvent découler des dispositifs de persécution collective ? En quoi l'invention moderne d'une logique de la haine reste-t-elle d'actualité ? Retraçant le phénomène de la chasse aux sorcières qui a marqué la période courant entre le XVe siècle et le XVIIIe siècle, de la Renaissance aux Lumières, Jacob Rogozinski dresse un tableau complet des techniques mises en oeuvre pour désigner puis anéantir les cibles supposées de cette entreprise de purification. S'imposent ainsi la recherche du "stigmate diabolique", l'aveu de la "vérité démoniaque" extorqué sous la torture et l'accusation de "Satan" comme stratège et ennemi absolu menant à l'"anéantissement" du possédé. Tous ces mécanismes d'éradication se retrouveront, sous d'autres noms, dans d'autres circonstances, animant la Terreur jacobine, les procès de Moscou ou encore les plus récentes théories du complot. En analysant ces diverses expériences historiques, en scrutant leurs dimensions concrètes, en détaillant leurs similitudes, Jacob Rogozinski montre qu'elles proviennent de la même angoisse du "monde renversé" que les dominants soupçonnent les opprimés de préparer. Et que c'est ainsi que s'est opéré le passage de l'exclusion à la persécution.
Notre moi n'est-il qu'un illusion, une simple apparence produite par une réalité étrangère ? Son "narcissisme" est-il la source de toute violence et de toute injustice ? Ce sont ces préjugés aujourd'hui dominants que ce livre remet en question. Ce qui distingue la démarche de J. Rogozinski de celles qui règnent en philosophie, en psychanalyse et dans les sciences humaines, c'est le primat qu'il accorde à l'ego. Au lieu de partir de nos relations avec les autres et de chercher comment elles déterminent notre identité, il s'agit de mettre hors-jeu l'horizon du monde, de l'Etre, de l'Autre, pour atteindre le champ d'immanence du moi. Après avoir critiqué la destruction de l'ego - l'égicide - accompli par Heidegger et Lacan, il nous appelle à revenir à ce philosophe décrié, Descartes, dont il propose une lecture inattendue. Mais ce retour ne suffit pas : c'est une pensée neuve de l'ego qu'il se propose de fonder. La dernière partie de ce livre introduit à cette "ego-analyse". Nous y découvrons un moi-chair divisé et précaire qui s'efforce de s'unir à lui-même et de se donner un corps, mais se heurte toujours à la hantise d'un "restant". C'est l'intrigue du moi et du restant que tente de décrire J. Rogozinski. Des perspectives nouvelles s'ouvrent alors. Qu'est-ce qui vient faire écran entre moi et les autres ? Quelle peut être l'origine de l'amour, de la haine, de la peur de mourir ? Et quel chemin serait celui de notre délivrance ? Ecrit dans une langue claire, ce livre aborde ainsi de manière novatrice des énigmes majeures de notre existence.
Résumé : Une révolution sociale en Canaan, présentée de manière poétique dans l'Exode. Un dieu, celui de Moïse, qui marque la naissance d'une " contre-religion ". Un dispositif d'émancipation. Tel est le récit que dessinent en creux les dernières découvertes. Que peut-on dire de nouveau sur Moïse. En s'appuyant sur les découvertes les plus récentes des historiens et des archéologues, l'auteur repère le " noyau de vérité " du récit de l'Exode : une révolution sociale a eu lieu en Canaan. Un homme surnommé " Moïse " en aurait été l'inspirateur. Ce soulèvement des asservis a donné naissance à une société sans roi et sans Etat : une société fondée sur l'alliance entre un peuple et un dieu, un dieu qui ne sanctifie pas le pouvoir des rois, mais soutient les opprimés dans leur combat pour la justice. L'enquête se centre alors sur le dieu de Moïse. En l'analysant l'auteur décrit la naissance d'une " contre-religion " qui est un dispositif d'émancipation. Ce n'est pas seulement l'histoire de Moïse qui est réinterprétée de façon originale dans ce livre, mais également d'autres épisodes de la Bible comme le sacrifice d'Abraham, des rituels comme celui du bouc émissaire, des thèmes essentiels comme le Dieu unique, l'Alliance et le messie. L'auteur en vient à se demander si le monde de Moïse, un monde affecté par une crise dévastatrice, ne ressemble pas étrangement au nôtre et si la promesse d'émancipation portée par le récit de l'Exode ne nous est pas aussi adressée.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.