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Ils m'ont haï sans raison. De la chasse aux sorcières à la Terreur
Rogozinski Jacob
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204105132
Qu'est-ce que la haine ? Comment, de cet affect individuel, peuvent découler des dispositifs de persécution collective ? En quoi l'invention moderne d'une logique de la haine reste-t-elle d'actualité ? Retraçant le phénomène de la chasse aux sorcières qui a marqué la période courant entre le XVe siècle et le XVIIIe siècle, de la Renaissance aux Lumières, Jacob Rogozinski dresse un tableau complet des techniques mises en oeuvre pour désigner puis anéantir les cibles supposées de cette entreprise de purification. S'imposent ainsi la recherche du "stigmate diabolique", l'aveu de la "vérité démoniaque" extorqué sous la torture et l'accusation de "Satan" comme stratège et ennemi absolu menant à l'"anéantissement" du possédé. Tous ces mécanismes d'éradication se retrouveront, sous d'autres noms, dans d'autres circonstances, animant la Terreur jacobine, les procès de Moscou ou encore les plus récentes théories du complot. En analysant ces diverses expériences historiques, en scrutant leurs dimensions concrètes, en détaillant leurs similitudes, Jacob Rogozinski montre qu'elles proviennent de la même angoisse du "monde renversé" que les dominants soupçonnent les opprimés de préparer. Et que c'est ainsi que s'est opéré le passage de l'exclusion à la persécution.
Résumé : Une révolution sociale en Canaan, présentée de manière poétique dans l'Exode. Un dieu, celui de Moïse, qui marque la naissance d'une " contre-religion ". Un dispositif d'émancipation. Tel est le récit que dessinent en creux les dernières découvertes. Que peut-on dire de nouveau sur Moïse. En s'appuyant sur les découvertes les plus récentes des historiens et des archéologues, l'auteur repère le " noyau de vérité " du récit de l'Exode : une révolution sociale a eu lieu en Canaan. Un homme surnommé " Moïse " en aurait été l'inspirateur. Ce soulèvement des asservis a donné naissance à une société sans roi et sans Etat : une société fondée sur l'alliance entre un peuple et un dieu, un dieu qui ne sanctifie pas le pouvoir des rois, mais soutient les opprimés dans leur combat pour la justice. L'enquête se centre alors sur le dieu de Moïse. En l'analysant l'auteur décrit la naissance d'une " contre-religion " qui est un dispositif d'émancipation. Ce n'est pas seulement l'histoire de Moïse qui est réinterprétée de façon originale dans ce livre, mais également d'autres épisodes de la Bible comme le sacrifice d'Abraham, des rituels comme celui du bouc émissaire, des thèmes essentiels comme le Dieu unique, l'Alliance et le messie. L'auteur en vient à se demander si le monde de Moïse, un monde affecté par une crise dévastatrice, ne ressemble pas étrangement au nôtre et si la promesse d'émancipation portée par le récit de l'Exode ne nous est pas aussi adressée.
De sa lecture de Hölderlin, il avait retenu que "l'interrogation obstinée et suffocante, aux portes de la folie, sur la tragédie et la mimèsis est indissociablement biographique". Cette persévérance de la question, cette épreuve de l'impossible, il en a fait l'expérience dans sa pensée et dans sa vie. Le meilleur hommage que l'on puisse lui rendre consiste à le lire, à remettre en jeu son travail dans tous les domaines - philosophie et poésie, théâtre et musique - où il s'est efforcé de "résister à la disparition". Ce sont les différentes dimensions de la pensée de Philippe Lacoue-Labarthe qu'interrogent les textes de ce recueil, présentés lors de la rencontre internationale organisée par le Parlement des philosophes, à Strasbourg en 2009.
Il y a dix ans mourait Jacques Derrida, reconnu dans le monde entier comme l'un des philosophes les plus importants du XXe siècle, et dont l'oeuvre suscite de nombreux commentaires en France et à l'étranger. Le présent essai se confronte à sa pensée dans un exercice "d'infidèle fidélité" : il s'efforce de rester fidèle à la "déconstruction" derridienne en essayant de la déconstruire à son tour. Ni réfutation polémique ni commentaire mimétique, il se propose de tracer dans cette oeuvre une ligne de partage entre ce qui se laisse déconstruire et ce qui reste. De découvrir la part indéconsuuctible de la déconstruction, ses points de résistance, ses impensés : les "cryptes" de Derrida.