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La diplomatie en terre d'Islam
Riziki Mohamed Abdelaziz
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782747584913
Sous l'effet des schémas réducteurs et des clichés, l'Islam fascine, inquiète, suscite la controverse et les interrogations, nourrit les fantasmes et laisse rarement indifférent. Il se trouve au centre de grands enjeux diplomatiques. Pourtant, sa relation avec la diplomatie est inconnue ou presque. Aussi, la présente étude se propose-t-elle de contribuer à la connaissance de la diplomatie des Etats rattachés à la terre d'Islam. Cette contribution consiste à répondre aux questions que soulève le thème qui fait l'objet de ces investigations et à poser quelques jalons dans ce domaine qui est encore vierge, compte tenu de la rareté, pour ne pas dire de l'absence des travaux d'ensemble s'y rapportant. Parmi ces questions, on peut retenir celles-ci : comment se présente la diplomatie engendrée par l'Islam ? Quelle est l'application qui en a été faite ? A-t-on constaté des écarts importants entre le modèle et la copie ? Quels sont les facteurs qui ont joué un rôle fondamental dans le recul de la diplomatie musulmane ? A-t-elle fini par céder la place à celle en vigueur dans le monde occidental ? Quels sont les effets de l'alignement du monde musulman sur l'Occident en matière diplomatique ? Le déficit de sens, la montée de la demande de repères et l'absence d'" horizon d'attentes " enregistrés dans les pays musulmans entretiennent-ils des relations étroites avec cet alignement ? En d'autres termes, est-ce là où gît, en grande partie, le nœud de la crise que traverse la " Oumma " islamique aujourd'hui ? Répondre à ces interrogations ne manquera pas d'aider à démêler l'écheveau tissé autour de la diplomatie en terre d'Islam, à faire connaître ses facettes obscurcies par l'ignorance qui enveloppe généralement les problèmes ayant partie liée avec la religion musulmane, ou encore le dénigrement de cette dernière, dénigrement devenu particulièrement sensible avec les nouvelles turbulences mondiales.
Bastion du féodalisme, de l'esprit villageois et du chauvinisme insulaire, les Comores, naguère qualifiées d'"Etat mort-né", sont incapables de jeter les bases d'une nation. La crise séparatiste qui a éclaté à Anjouan le 16 février 1997 a ébranlé les bases d'une unité nationale factice. Pour sortir de cette gravissime crise politique, un accord-cadre de réconciliation nationale a été signé à Fomboni, Mohéli, le 17 février 2001, et une nouvelle Constitution adoptée le 23 décembre 2001 par référendum. Mohéli, qui réclame un équilibre entre les îles, fit inscrire dans cette Constitution une présidence tournante entre les îles. Le but de cette dernière était d'instaurer une confiance qui n'a jamais existé entre ces îles de l'océan Indien occidental. La présidence tournante atténue la fracture insulaire et apporte une certaine tranquillité au pays des coups d'Etat et de l'instabilité institutionnelle et politique, mais sans panser les vieilles blessures causées par la haine et le mépris. Ceux qui ont ruiné le pays sont restés dans les manipulations politiciennes et les "tripatouillages" de la Constitution, et veulent l'implosion du pays par suppression de la présidence tournante.
Existe-t-il une nation aux Comores ? Existe-t-il un Etat aux Comores ? Ces questions sont lancinantes... Leurs réponses sont incertaines. Les Comoriens parlent la même langue, pratiquent la même religion (Islam), ont une histoire commune par intermittence, ont quelques relations de famille d'une île à une autre, ont certaines coutumes communes d'une île à une autre. Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975, ont une population, un territoire, un drapeau, un hymne national, des dirigeants et des bureaux, et sont membres d'organisations internationales. Les Comores sont une terre où l'on dit avoir planté deux arbres : la nation et l'Etat. Cette terre serait-elle tellement stérile que les arbres nation et Etat refuseraient d'y pousser ? N'est-ce pas plutôt l'arrosage des deux arbres qui est un sujet de graves polémiques ? Les dirigeants du pays s'acharnent en fait à empêcher les deux arbres de pousser et de s'y enraciner. La terre comorienne n'est pas si hostile aux arbres nation et Etat, mais les jardiniers que sont les pouvoirs publics arrosent ces arbres avec les eaux de la haine, du mépris, de l'incivisme et de l'insouciance, tuant les deux plantes et stérilisant le sol.
Le Roi Hassan II (1929-1999) a dirigé le Maroc de 1961 à 1999. Avec des moyens limités, mais faisant preuve de volontarisme, de détermination et de sens du défi, il a été l'artisan de la modernisation de son pays. Et, le Maroc lui doit beaucoup : la transformation du pays en monarchie constitutionnelle, dans un contexte politique agité et incertain, la gestion de l'héritage difficile du protectorat en matière économique et sociale et la dotation du Maroc de politiques et institutions économiques et sociales adaptées aux réalités et aux besoins du pays, la défense de l'intégrité territoriale du Maroc face aux visées expansionnistes et déstabilisatrices d'autres pays, la dépolitisation par la politisation d'une Armée dont il fallait consolider les bases nationales, et la mise en oeuvre d'une politique étrangère cohérente et audacieuse, cette dernière étant surtout orientée vers la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Maroc. De même, le Roi Hassan II réussit la Marche Verte et la récupération du Sahara sans effusion de sang, et avait su se forger une solide réputation d'un Souverain activement engagé dans la recherche de la paix en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs. Il a également réussi à réconcilier le Maroc avec lui-même, en février-mars 1998, par la formation du gouvernement d'union nationale, celui de "l'alternance consensuelle".
En se basant sur la biographie de 278 diplomates marocains, l'auteur propose une prosopographie, l'étude comparée des biographies de l'élite sociale. Toutes les questions qu'il soulève se rapportent donc au personnel de la diplomatie du Maroc indépendant. Les diplomates concernés par cette étude sont les ministres des Affaires étrangères, les ministres délégués aux Affaires étrangères, les secrétaires d'Etat aux Affaires étrangères, les ambassadeurs et les personnalités marocaines qui dirigent des organisations internationales. Dès lors, les questions qui se posent sont : les diplomates marocains sont-ils des bourgeois, des aristocrates ou des fonctionnaires issus de milieux sociaux modestes, des citadins ou des " campagnards ", des personnes instruites ou pas ? Dans quels pays et dans quels domaines spécifiques ont-ils fait leurs études supérieures ? Ces diplomates pratiquent quelles langues étrangères ? Sont-ils des diplomates de carrière ou des " parachutés " ? Sont-ils nommés par méritocratie ou pour d'autres raisons ? En matière politique, sont-ils proches de l'opposition ou du " Maghzen ", l'appareil d'Etat au Maroc ? D'autres sujets sont également étudiés : la place des Juifs du Maroc et celle de la femme au sein de l'appareil diplomatique. C'est une donc une analyse qui se base sur la sociologie d'un Etat connu pour la complexité de ses institutions sociales et politiques. Elle permet de redécouvrir la nature très particulière du système institutionnel, politique et diplomatique du Maroc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.