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Impossible nation, introuvable Etat aux Comores
Riziki Mohamed Abdelaziz
L'HARMATTAN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782343222318
Existe-t-il une nation aux Comores ? Existe-t-il un Etat aux Comores ? Ces questions sont lancinantes... Leurs réponses sont incertaines. Les Comoriens parlent la même langue, pratiquent la même religion (Islam), ont une histoire commune par intermittence, ont quelques relations de famille d'une île à une autre, ont certaines coutumes communes d'une île à une autre. Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975, ont une population, un territoire, un drapeau, un hymne national, des dirigeants et des bureaux, et sont membres d'organisations internationales. Les Comores sont une terre où l'on dit avoir planté deux arbres : la nation et l'Etat. Cette terre serait-elle tellement stérile que les arbres nation et Etat refuseraient d'y pousser ? N'est-ce pas plutôt l'arrosage des deux arbres qui est un sujet de graves polémiques ? Les dirigeants du pays s'acharnent en fait à empêcher les deux arbres de pousser et de s'y enraciner. La terre comorienne n'est pas si hostile aux arbres nation et Etat, mais les jardiniers que sont les pouvoirs publics arrosent ces arbres avec les eaux de la haine, du mépris, de l'incivisme et de l'insouciance, tuant les deux plantes et stérilisant le sol.
En juillet-août 1997, les images d'Anjouanais revendiquant la recolonisation de leur île par la France ont fait le tour du monde, suscitant la stupeur des uns, l'indignation des autres, mais surtout étalant au grand jour la principale faiblesse des Comores : l'incapacité de constituer un Etat viable et crédible. C'est que, depuis leur accession à l'indépendance, les Comores sont exposées à toutes sortes d'aventures néocoloniales (" barbouzeries " et mercenariat d'Etats) et aux pratiques peu orthodoxes de la classe politique locale (séparatisme, " gendrocratie ", " kleptocratie ", mépris de l'intérêt public, etc. ). Cette singulière évolution résulte d'options institutionnelles qui ne font pas l'unanimité, d'une classe politique dépourvue de toute culture d'Etat et de toute vision politique, et enfin, d'une profonde méconnaissance de la gestion publique. En effet, tous les problèmes des Comores ont pour origine les choix, la faiblesse et les dysfonctionnements des institutions publiques. Evitant toute langue de bois, l'auteur de ce livre rend compte de cet état, en analysant à fond les institutions des Comores depuis l'indépendance de ce pays, en les confrontant aux réalités vécues et en faisant défiler, dans une effrayante galerie de portraits, les acteurs politiques nationaux et étrangers, connus et peu connus, agissant en coulisses ou sous les projecteurs qui éclairent la scène politique comorienne.
Mayotte est l'île à la politique du coup de coeur, du coup de sang, aux arêtes vives et aux formules "? charnelles ? ". Ce livre se propose de présenter certaines de ses principales figures politiques, sans avoir à décerner un titre de "? grandeur politique ? " à des acteurs politiques et le renier à d'autres. Dès lors, qu'est-ce qu'une grande figure politique à Mayotte ?? Le critère retenu ici est l'enracinement sur le paysage politique, abstraction faite des fonctions officielles occupées et de la notoriété. L'enquête menée à ce sujet permet de découvrir même des personnalités qui n'ont jamais exercé un mandat public et qui ne sont pas des célébrités, mais qui ont profondément marqué la vie politique mahoraise. En d'autres termes, cette étude ne retient pas que des acteurs politiques très médiatisés, surtout si leur irruption sur l'espace politique est encore trop récente, intermittente ou à éclipses. Cet ouvrage fait défiler des Pères Fondateurs, des Mères Fondatrices, des "? Serrer-la-main ? " et des Héritiers, ces derniers ayant, après l'accession de Mayotte au statut de département, la tâche et responsabilité d'oeuvrer en faveur de son développement et sa pérennisation au sein de la France.
En se basant sur la biographie de 278 diplomates marocains, l'auteur propose une prosopographie, l'étude comparée des biographies de l'élite sociale. Toutes les questions qu'il soulève se rapportent donc au personnel de la diplomatie du Maroc indépendant. Les diplomates concernés par cette étude sont les ministres des Affaires étrangères, les ministres délégués aux Affaires étrangères, les secrétaires d'Etat aux Affaires étrangères, les ambassadeurs et les personnalités marocaines qui dirigent des organisations internationales. Dès lors, les questions qui se posent sont : les diplomates marocains sont-ils des bourgeois, des aristocrates ou des fonctionnaires issus de milieux sociaux modestes, des citadins ou des " campagnards ", des personnes instruites ou pas ? Dans quels pays et dans quels domaines spécifiques ont-ils fait leurs études supérieures ? Ces diplomates pratiquent quelles langues étrangères ? Sont-ils des diplomates de carrière ou des " parachutés " ? Sont-ils nommés par méritocratie ou pour d'autres raisons ? En matière politique, sont-ils proches de l'opposition ou du " Maghzen ", l'appareil d'Etat au Maroc ? D'autres sujets sont également étudiés : la place des Juifs du Maroc et celle de la femme au sein de l'appareil diplomatique. C'est une donc une analyse qui se base sur la sociologie d'un Etat connu pour la complexité de ses institutions sociales et politiques. Elle permet de redécouvrir la nature très particulière du système institutionnel, politique et diplomatique du Maroc.
La nouvelle tomba le samedi 28 mai 2016 : la Commission électorale nationale indépendante et la Cour constitutionnelle des Comores vont jeter au feu les archives se rapportant à l'élection présidentielle des 21 février, 10 avril et 11 mai 2016 ! Tout doit disparaître dans l'autodafé : les listes d'émargement, les procès-verbaux des bureaux de vote, les requêtes des candidats, les rapports de police sur "le vote" des morts et des absents, et les documents qui signalent l'immense fraude qui était destinée à priver Mohamed All Soilihi de sa victoire, alors qu'il avait obtenu 56,63 % des suffrages lors de l'élection présidentielle. Il y a eu fraude. L'élection a été viciée. A travers les pages de cet ouvrage, on découvre la scène et les coulisses de la campagne électorale, les meetings et les secrets d'une élection présidentielle qui a fait reculer les Comores de trois décennies. Le chef d'Etat sortant avait désigné son vice-président, Mohamed Ali Soilihi, comme son candidat, mais s'était employé à empêcher son élection. Son choix réel portait sur un autre candidat, un putschiste surgi du passé, connu pour être corrompu, incompétent et impopulaire, et qui allait reprendre les méthodes qui, jadis, l'avaient conduit à l'échec. La trahison se mit au service de la fraude, de la menace et de la terreur, et le score électoral de 56,63 % obtenu par Mohamed Ali Soilihi fut ramené à 39,66 % de manière artificielle et frauduleuse ! Les Mohéliens de Béït-Salam ont organisé la fraude en privant Mohamed Ali Soilihi de bureau, de toute autorité et de tout contact avec le chef de l'Etat sortant au cours des 5 derniers mois du régime politique dont il avait été le vice-président en charge du ministère de l'Economie et des Finances.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.