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Sociologie de la diplomatie marocaine
Riziki Mohamed Abdelaziz
L'HARMATTAN
56,50 €
Épuisé
EAN :9782343034645
En se basant sur la biographie de 278 diplomates marocains, l'auteur propose une prosopographie, l'étude comparée des biographies de l'élite sociale. Toutes les questions qu'il soulève se rapportent donc au personnel de la diplomatie du Maroc indépendant. Les diplomates concernés par cette étude sont les ministres des Affaires étrangères, les ministres délégués aux Affaires étrangères, les secrétaires d'Etat aux Affaires étrangères, les ambassadeurs et les personnalités marocaines qui dirigent des organisations internationales. Dès lors, les questions qui se posent sont : les diplomates marocains sont-ils des bourgeois, des aristocrates ou des fonctionnaires issus de milieux sociaux modestes, des citadins ou des " campagnards ", des personnes instruites ou pas ? Dans quels pays et dans quels domaines spécifiques ont-ils fait leurs études supérieures ? Ces diplomates pratiquent quelles langues étrangères ? Sont-ils des diplomates de carrière ou des " parachutés " ? Sont-ils nommés par méritocratie ou pour d'autres raisons ? En matière politique, sont-ils proches de l'opposition ou du " Maghzen ", l'appareil d'Etat au Maroc ? D'autres sujets sont également étudiés : la place des Juifs du Maroc et celle de la femme au sein de l'appareil diplomatique. C'est une donc une analyse qui se base sur la sociologie d'un Etat connu pour la complexité de ses institutions sociales et politiques. Elle permet de redécouvrir la nature très particulière du système institutionnel, politique et diplomatique du Maroc.
En juillet-août 1997, les images d'Anjouanais revendiquant la recolonisation de leur île par la France ont fait le tour du monde, suscitant la stupeur des uns, l'indignation des autres, mais surtout étalant au grand jour la principale faiblesse des Comores : l'incapacité de constituer un Etat viable et crédible. C'est que, depuis leur accession à l'indépendance, les Comores sont exposées à toutes sortes d'aventures néocoloniales (" barbouzeries " et mercenariat d'Etats) et aux pratiques peu orthodoxes de la classe politique locale (séparatisme, " gendrocratie ", " kleptocratie ", mépris de l'intérêt public, etc. ). Cette singulière évolution résulte d'options institutionnelles qui ne font pas l'unanimité, d'une classe politique dépourvue de toute culture d'Etat et de toute vision politique, et enfin, d'une profonde méconnaissance de la gestion publique. En effet, tous les problèmes des Comores ont pour origine les choix, la faiblesse et les dysfonctionnements des institutions publiques. Evitant toute langue de bois, l'auteur de ce livre rend compte de cet état, en analysant à fond les institutions des Comores depuis l'indépendance de ce pays, en les confrontant aux réalités vécues et en faisant défiler, dans une effrayante galerie de portraits, les acteurs politiques nationaux et étrangers, connus et peu connus, agissant en coulisses ou sous les projecteurs qui éclairent la scène politique comorienne.
Mayotte est l'île à la politique du coup de coeur, du coup de sang, aux arêtes vives et aux formules "? charnelles ? ". Ce livre se propose de présenter certaines de ses principales figures politiques, sans avoir à décerner un titre de "? grandeur politique ? " à des acteurs politiques et le renier à d'autres. Dès lors, qu'est-ce qu'une grande figure politique à Mayotte ?? Le critère retenu ici est l'enracinement sur le paysage politique, abstraction faite des fonctions officielles occupées et de la notoriété. L'enquête menée à ce sujet permet de découvrir même des personnalités qui n'ont jamais exercé un mandat public et qui ne sont pas des célébrités, mais qui ont profondément marqué la vie politique mahoraise. En d'autres termes, cette étude ne retient pas que des acteurs politiques très médiatisés, surtout si leur irruption sur l'espace politique est encore trop récente, intermittente ou à éclipses. Cet ouvrage fait défiler des Pères Fondateurs, des Mères Fondatrices, des "? Serrer-la-main ? " et des Héritiers, ces derniers ayant, après l'accession de Mayotte au statut de département, la tâche et responsabilité d'oeuvrer en faveur de son développement et sa pérennisation au sein de la France.
Le Roi Hassan II (1929-1999) a dirigé le Maroc de 1961 à 1999. Avec des moyens limités, mais faisant preuve de volontarisme, de détermination et de sens du défi, il a été l'artisan de la modernisation de son pays. Et, le Maroc lui doit beaucoup : la transformation du pays en monarchie constitutionnelle, dans un contexte politique agité et incertain, la gestion de l'héritage difficile du protectorat en matière économique et sociale et la dotation du Maroc de politiques et institutions économiques et sociales adaptées aux réalités et aux besoins du pays, la défense de l'intégrité territoriale du Maroc face aux visées expansionnistes et déstabilisatrices d'autres pays, la dépolitisation par la politisation d'une Armée dont il fallait consolider les bases nationales, et la mise en oeuvre d'une politique étrangère cohérente et audacieuse, cette dernière étant surtout orientée vers la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Maroc. De même, le Roi Hassan II réussit la Marche Verte et la récupération du Sahara sans effusion de sang, et avait su se forger une solide réputation d'un Souverain activement engagé dans la recherche de la paix en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs. Il a également réussi à réconcilier le Maroc avec lui-même, en février-mars 1998, par la formation du gouvernement d'union nationale, celui de "l'alternance consensuelle".
La Constitution des ailes de poulets", "la non-Constitution de la main coupée et de la mort", "la Constitution n'est pas le Coran"... ainsi qualifie-t-on volontiers la Constitution aux Comores. Dans les démocraties, la Constitution, qu'elle soit écrite ou coutumière, est la norme suprême de l'Etat et un label de normalité étatique et juridique. Aux Comores, les petits épiciers aigris en ont décidé autrement, et en font un simple instrument de plaisir personnel. Le dirigeant du jour octroie sa Constitution dans la violence et la mort, dans un seul et unique but : se faire plaisir. Il s'attribue toutes les prérogatives de l'Etat, et s'érige en monarque d'essence divine et de mission divine. Il se persuade qu'il est le vicaire de Dieu sur Terre. Cette dérive rejette le primat du Droit et de la Constitution. Elle débouche sur la personnalisation et l'appropriation de l'Etat en vue de la présidence à mort et de la concentration de tous les pouvoirs étatiques entre les mains du satrape du moment, forcément médiocre et nullissime. Le Droit est aboli. L'architecture juridique et institutionnelle est détruite. La Constitution devient une chose personnelle. Elle est rédigée et adoptée loin du peuple et sans lui. Les référendums constitutionnels, quand on daigne en organiser, ne remplissent aucune des conditions de la liberté du suffrage universel. Un jour de référendum constitutionnel aux Comores devient un jour de mort violente et de deuil national. La Constitution n'organise pas l'Etat et ses relations avec le peuple ; elle est un simple gadget de jouissance personnelle, et un instrument d'oppression et de répression du peuple. Sur la base de ces enseignements, ce livre, très documenté, dresse le bilan de 44 ans de vie constitutionnelle aux Comores, de 1975 à 2019. Ce bilan est désastreux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.