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Grandes figures politiques de Mayotte. Tome 1, Histoire et identité - Introduction aux élites politi
Riziki Mohamed Abdelaziz
SEPIA
27,00 €
Épuisé
EAN :9791033406204
Mayotte est l'île à la politique du coup de coeur, du coup de sang, aux arêtes vives et aux formules "? charnelles ? ". Ce livre se propose de présenter certaines de ses principales figures politiques, sans avoir à décerner un titre de "? grandeur politique ? " à des acteurs politiques et le renier à d'autres. Dès lors, qu'est-ce qu'une grande figure politique à Mayotte ?? Le critère retenu ici est l'enracinement sur le paysage politique, abstraction faite des fonctions officielles occupées et de la notoriété. L'enquête menée à ce sujet permet de découvrir même des personnalités qui n'ont jamais exercé un mandat public et qui ne sont pas des célébrités, mais qui ont profondément marqué la vie politique mahoraise. En d'autres termes, cette étude ne retient pas que des acteurs politiques très médiatisés, surtout si leur irruption sur l'espace politique est encore trop récente, intermittente ou à éclipses. Cet ouvrage fait défiler des Pères Fondateurs, des Mères Fondatrices, des "? Serrer-la-main ? " et des Héritiers, ces derniers ayant, après l'accession de Mayotte au statut de département, la tâche et responsabilité d'oeuvrer en faveur de son développement et sa pérennisation au sein de la France.
Sous l'effet des schémas réducteurs et des clichés, l'Islam fascine, inquiète, suscite la controverse et les interrogations, nourrit les fantasmes et laisse rarement indifférent. Il se trouve au centre de grands enjeux diplomatiques. Pourtant, sa relation avec la diplomatie est inconnue ou presque. Aussi, la présente étude se propose-t-elle de contribuer à la connaissance de la diplomatie des Etats rattachés à la terre d'Islam. Cette contribution consiste à répondre aux questions que soulève le thème qui fait l'objet de ces investigations et à poser quelques jalons dans ce domaine qui est encore vierge, compte tenu de la rareté, pour ne pas dire de l'absence des travaux d'ensemble s'y rapportant. Parmi ces questions, on peut retenir celles-ci : comment se présente la diplomatie engendrée par l'Islam ? Quelle est l'application qui en a été faite ? A-t-on constaté des écarts importants entre le modèle et la copie ? Quels sont les facteurs qui ont joué un rôle fondamental dans le recul de la diplomatie musulmane ? A-t-elle fini par céder la place à celle en vigueur dans le monde occidental ? Quels sont les effets de l'alignement du monde musulman sur l'Occident en matière diplomatique ? Le déficit de sens, la montée de la demande de repères et l'absence d'" horizon d'attentes " enregistrés dans les pays musulmans entretiennent-ils des relations étroites avec cet alignement ? En d'autres termes, est-ce là où gît, en grande partie, le nœud de la crise que traverse la " Oumma " islamique aujourd'hui ? Répondre à ces interrogations ne manquera pas d'aider à démêler l'écheveau tissé autour de la diplomatie en terre d'Islam, à faire connaître ses facettes obscurcies par l'ignorance qui enveloppe généralement les problèmes ayant partie liée avec la religion musulmane, ou encore le dénigrement de cette dernière, dénigrement devenu particulièrement sensible avec les nouvelles turbulences mondiales.
En se basant sur la biographie de 278 diplomates marocains, l'auteur propose une prosopographie, l'étude comparée des biographies de l'élite sociale. Toutes les questions qu'il soulève se rapportent donc au personnel de la diplomatie du Maroc indépendant. Les diplomates concernés par cette étude sont les ministres des Affaires étrangères, les ministres délégués aux Affaires étrangères, les secrétaires d'Etat aux Affaires étrangères, les ambassadeurs et les personnalités marocaines qui dirigent des organisations internationales. Dès lors, les questions qui se posent sont : les diplomates marocains sont-ils des bourgeois, des aristocrates ou des fonctionnaires issus de milieux sociaux modestes, des citadins ou des " campagnards ", des personnes instruites ou pas ? Dans quels pays et dans quels domaines spécifiques ont-ils fait leurs études supérieures ? Ces diplomates pratiquent quelles langues étrangères ? Sont-ils des diplomates de carrière ou des " parachutés " ? Sont-ils nommés par méritocratie ou pour d'autres raisons ? En matière politique, sont-ils proches de l'opposition ou du " Maghzen ", l'appareil d'Etat au Maroc ? D'autres sujets sont également étudiés : la place des Juifs du Maroc et celle de la femme au sein de l'appareil diplomatique. C'est une donc une analyse qui se base sur la sociologie d'un Etat connu pour la complexité de ses institutions sociales et politiques. Elle permet de redécouvrir la nature très particulière du système institutionnel, politique et diplomatique du Maroc.
La Constitution des ailes de poulets", "la non-Constitution de la main coupée et de la mort", "la Constitution n'est pas le Coran"... ainsi qualifie-t-on volontiers la Constitution aux Comores. Dans les démocraties, la Constitution, qu'elle soit écrite ou coutumière, est la norme suprême de l'Etat et un label de normalité étatique et juridique. Aux Comores, les petits épiciers aigris en ont décidé autrement, et en font un simple instrument de plaisir personnel. Le dirigeant du jour octroie sa Constitution dans la violence et la mort, dans un seul et unique but : se faire plaisir. Il s'attribue toutes les prérogatives de l'Etat, et s'érige en monarque d'essence divine et de mission divine. Il se persuade qu'il est le vicaire de Dieu sur Terre. Cette dérive rejette le primat du Droit et de la Constitution. Elle débouche sur la personnalisation et l'appropriation de l'Etat en vue de la présidence à mort et de la concentration de tous les pouvoirs étatiques entre les mains du satrape du moment, forcément médiocre et nullissime. Le Droit est aboli. L'architecture juridique et institutionnelle est détruite. La Constitution devient une chose personnelle. Elle est rédigée et adoptée loin du peuple et sans lui. Les référendums constitutionnels, quand on daigne en organiser, ne remplissent aucune des conditions de la liberté du suffrage universel. Un jour de référendum constitutionnel aux Comores devient un jour de mort violente et de deuil national. La Constitution n'organise pas l'Etat et ses relations avec le peuple ; elle est un simple gadget de jouissance personnelle, et un instrument d'oppression et de répression du peuple. Sur la base de ces enseignements, ce livre, très documenté, dresse le bilan de 44 ans de vie constitutionnelle aux Comores, de 1975 à 2019. Ce bilan est désastreux.
Existe-t-il une nation aux Comores ? Existe-t-il un Etat aux Comores ? Ces questions sont lancinantes... Leurs réponses sont incertaines. Les Comoriens parlent la même langue, pratiquent la même religion (Islam), ont une histoire commune par intermittence, ont quelques relations de famille d'une île à une autre, ont certaines coutumes communes d'une île à une autre. Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975, ont une population, un territoire, un drapeau, un hymne national, des dirigeants et des bureaux, et sont membres d'organisations internationales. Les Comores sont une terre où l'on dit avoir planté deux arbres : la nation et l'Etat. Cette terre serait-elle tellement stérile que les arbres nation et Etat refuseraient d'y pousser ? N'est-ce pas plutôt l'arrosage des deux arbres qui est un sujet de graves polémiques ? Les dirigeants du pays s'acharnent en fait à empêcher les deux arbres de pousser et de s'y enraciner. La terre comorienne n'est pas si hostile aux arbres nation et Etat, mais les jardiniers que sont les pouvoirs publics arrosent ces arbres avec les eaux de la haine, du mépris, de l'incivisme et de l'insouciance, tuant les deux plantes et stérilisant le sol.
Boyer Alain-Michel ; Girard Patrick ; Rivière Marc
Terre mosaïque, riche de sa diversité ethnique, la Côte d'Ivoire est le creuset dans lequel différentes populations ont élaboré un art plastique aux expressions multiples. Masques, statuaires, objets usuels traduisant dans leurs humbles détails une constante recherche esthétique, toutes ces oeuvres anonymes et authentiques sont autant de variations sur une seule et même aspiration de beauté.
La peinture ne s'inscrit pas dans la tradition culturelle du Rwanda. Aussi, l'uvre de Guy Karangwa apparaît encore plus remarquable. Un quart de siècle consacré à une peinture originale, dans un environnement peu propice à la création artistique, constitue une réelle gageure. Karangwa fait ainsi figure de précurseur, de référence dans l'art rwandais et entraîne désormais dans son sillage de jeunes créateurs.
En 1965, une jacquerie se prépare puis éclate mettant aux prises les paysans moubi et les forces de l'ordre. Nous les voyons naître et devenir de plus en plus violente. Mais la lutte est inégale : des fusils et la ruse d'un côté, des armes blanches et la naïveté de l'autre, villageois massacrés, villages incendiés. La révolte écrasée sera reprise par les intellectuels citadins du Frolinat.