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La présidence tournante aux Comores
Riziki Mohamed Abdelaziz
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343133539
Bastion du féodalisme, de l'esprit villageois et du chauvinisme insulaire, les Comores, naguère qualifiées d'"Etat mort-né", sont incapables de jeter les bases d'une nation. La crise séparatiste qui a éclaté à Anjouan le 16 février 1997 a ébranlé les bases d'une unité nationale factice. Pour sortir de cette gravissime crise politique, un accord-cadre de réconciliation nationale a été signé à Fomboni, Mohéli, le 17 février 2001, et une nouvelle Constitution adoptée le 23 décembre 2001 par référendum. Mohéli, qui réclame un équilibre entre les îles, fit inscrire dans cette Constitution une présidence tournante entre les îles. Le but de cette dernière était d'instaurer une confiance qui n'a jamais existé entre ces îles de l'océan Indien occidental. La présidence tournante atténue la fracture insulaire et apporte une certaine tranquillité au pays des coups d'Etat et de l'instabilité institutionnelle et politique, mais sans panser les vieilles blessures causées par la haine et le mépris. Ceux qui ont ruiné le pays sont restés dans les manipulations politiciennes et les "tripatouillages" de la Constitution, et veulent l'implosion du pays par suppression de la présidence tournante.
La Constitution des ailes de poulets", "la non-Constitution de la main coupée et de la mort", "la Constitution n'est pas le Coran"... ainsi qualifie-t-on volontiers la Constitution aux Comores. Dans les démocraties, la Constitution, qu'elle soit écrite ou coutumière, est la norme suprême de l'Etat et un label de normalité étatique et juridique. Aux Comores, les petits épiciers aigris en ont décidé autrement, et en font un simple instrument de plaisir personnel. Le dirigeant du jour octroie sa Constitution dans la violence et la mort, dans un seul et unique but : se faire plaisir. Il s'attribue toutes les prérogatives de l'Etat, et s'érige en monarque d'essence divine et de mission divine. Il se persuade qu'il est le vicaire de Dieu sur Terre. Cette dérive rejette le primat du Droit et de la Constitution. Elle débouche sur la personnalisation et l'appropriation de l'Etat en vue de la présidence à mort et de la concentration de tous les pouvoirs étatiques entre les mains du satrape du moment, forcément médiocre et nullissime. Le Droit est aboli. L'architecture juridique et institutionnelle est détruite. La Constitution devient une chose personnelle. Elle est rédigée et adoptée loin du peuple et sans lui. Les référendums constitutionnels, quand on daigne en organiser, ne remplissent aucune des conditions de la liberté du suffrage universel. Un jour de référendum constitutionnel aux Comores devient un jour de mort violente et de deuil national. La Constitution n'organise pas l'Etat et ses relations avec le peuple ; elle est un simple gadget de jouissance personnelle, et un instrument d'oppression et de répression du peuple. Sur la base de ces enseignements, ce livre, très documenté, dresse le bilan de 44 ans de vie constitutionnelle aux Comores, de 1975 à 2019. Ce bilan est désastreux.
Existe-t-il une nation aux Comores ? Existe-t-il un Etat aux Comores ? Ces questions sont lancinantes... Leurs réponses sont incertaines. Les Comoriens parlent la même langue, pratiquent la même religion (Islam), ont une histoire commune par intermittence, ont quelques relations de famille d'une île à une autre, ont certaines coutumes communes d'une île à une autre. Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975, ont une population, un territoire, un drapeau, un hymne national, des dirigeants et des bureaux, et sont membres d'organisations internationales. Les Comores sont une terre où l'on dit avoir planté deux arbres : la nation et l'Etat. Cette terre serait-elle tellement stérile que les arbres nation et Etat refuseraient d'y pousser ? N'est-ce pas plutôt l'arrosage des deux arbres qui est un sujet de graves polémiques ? Les dirigeants du pays s'acharnent en fait à empêcher les deux arbres de pousser et de s'y enraciner. La terre comorienne n'est pas si hostile aux arbres nation et Etat, mais les jardiniers que sont les pouvoirs publics arrosent ces arbres avec les eaux de la haine, du mépris, de l'incivisme et de l'insouciance, tuant les deux plantes et stérilisant le sol.
Le Roi Hassan II (1929-1999) a dirigé le Maroc de 1961 à 1999. Avec des moyens limités, mais faisant preuve de volontarisme, de détermination et de sens du défi, il a été l'artisan de la modernisation de son pays. Et, le Maroc lui doit beaucoup : la transformation du pays en monarchie constitutionnelle, dans un contexte politique agité et incertain, la gestion de l'héritage difficile du protectorat en matière économique et sociale et la dotation du Maroc de politiques et institutions économiques et sociales adaptées aux réalités et aux besoins du pays, la défense de l'intégrité territoriale du Maroc face aux visées expansionnistes et déstabilisatrices d'autres pays, la dépolitisation par la politisation d'une Armée dont il fallait consolider les bases nationales, et la mise en oeuvre d'une politique étrangère cohérente et audacieuse, cette dernière étant surtout orientée vers la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Maroc. De même, le Roi Hassan II réussit la Marche Verte et la récupération du Sahara sans effusion de sang, et avait su se forger une solide réputation d'un Souverain activement engagé dans la recherche de la paix en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs. Il a également réussi à réconcilier le Maroc avec lui-même, en février-mars 1998, par la formation du gouvernement d'union nationale, celui de "l'alternance consensuelle".
En se basant sur la biographie de 278 diplomates marocains, l'auteur propose une prosopographie, l'étude comparée des biographies de l'élite sociale. Toutes les questions qu'il soulève se rapportent donc au personnel de la diplomatie du Maroc indépendant. Les diplomates concernés par cette étude sont les ministres des Affaires étrangères, les ministres délégués aux Affaires étrangères, les secrétaires d'Etat aux Affaires étrangères, les ambassadeurs et les personnalités marocaines qui dirigent des organisations internationales. Dès lors, les questions qui se posent sont : les diplomates marocains sont-ils des bourgeois, des aristocrates ou des fonctionnaires issus de milieux sociaux modestes, des citadins ou des " campagnards ", des personnes instruites ou pas ? Dans quels pays et dans quels domaines spécifiques ont-ils fait leurs études supérieures ? Ces diplomates pratiquent quelles langues étrangères ? Sont-ils des diplomates de carrière ou des " parachutés " ? Sont-ils nommés par méritocratie ou pour d'autres raisons ? En matière politique, sont-ils proches de l'opposition ou du " Maghzen ", l'appareil d'Etat au Maroc ? D'autres sujets sont également étudiés : la place des Juifs du Maroc et celle de la femme au sein de l'appareil diplomatique. C'est une donc une analyse qui se base sur la sociologie d'un Etat connu pour la complexité de ses institutions sociales et politiques. Elle permet de redécouvrir la nature très particulière du système institutionnel, politique et diplomatique du Maroc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.