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Magie noire. La magie noire de l'etat
Rideau François
JOHN GALT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782958352578
Ce livre n'est pas un traité de magie, il ne vous enseignera aucune potion magique. Mais il pourrait bien vous aider à voir la magie là où elle se cache dans la société. Pas n'importe quelle magie : la magie noire, celle qui est néfaste, mauvaise, destructrice. Mais si les baguettes magiques n'y ont pas la forme conventionnelle, les formules y ont bien leurs grimoires secrets. Constitution, législation, codes et décrets, voilà ses textes sacrés, nous dit l'auteur. François-René Rideau conduit dans ce premier volume un décorticage systématique - une déconstruction, pour reprendre un terme magique à la mode - des mythes fondateurs de la société démocratique et toujours plus socialiste qui nous entoure. Il y démontre point par point la similitude profonde, tant dans la logique que dans les pratiques, avec la sorcellerie diabolique. Il ne s'agit cependant pas d'un livre qui tourne en rond à partir d'une vague thèse manquant d'épaisseur. "Magie Noire" est au contraire un ouvrage aux idées et arguments d'une rare densité. La pertinence des analyses ne manquera pas d'apporter un oeil neuf à bien des lecteurs avisés, même parmi ceux familiers des meilleurs auteurs du libéralisme. La plume est leste, le ton est souvent vif : l'auteur nous embarque avec verve et passion dans un parcours éclairant et révélateur, annonçant celui à suivre, ouvert sur la magie de la société civilisée.
L'ouvrage présente une vie tissée entre France et Québec, d'une enfance à Bayonne pendant la Guerre à des débuts universitaires et professionnels à Paris, en passant par Tours et Montluçon en pleins conflits sociaux. En 1969, après une traversée en couple de l'Atlantique, Françoise Deroy-Pineau découvre un Québec en pleine révolution tranquille. Sa fibre journalistique s'en nourrit. Cent reportages explorent les transformations sociales en chantier. La vie de pionnières du XVIIe siècle, créatrices de ponts entre deux continents, sort de l'ombre avec quatre biographies : Marie Guyard de l'Incarnation (1989), Madeleine de la Peltrie (1992), Jeanne Mance (1995), Jeanne Leber (2000). Depuis 1985, une alternance familiale avec la France suscite chez elle une production intergénérationnelle : Classes nouvelles et gai-savoir au féminin (2004), Coeur d'enfance en Indochine (2006), Un amour à l' épreuve de la guerre (2022). De 2006 à 2014, elle préside à la vie associative de Touraine-Canada.
L'ordre urbain n'est pas une donnée en soi et un absolu, mais une construction permanente. Celle-ci fait appel aux forces de police, aux institutions, mais aussi à un ensemble de pratiques et de compromis incessants qui fondent un vivre ensemble, contesté et retissé au quotidien en croisant logiques spatiales, rapports sociaux et relations institutionnelles. C'est à cette construction quotidienne de la ville que se consacre ce livre, fruit de deux journées d'étude organisées à Paris et à Orléans. Il se propose de relire la ville comme un espace et une société mis en ordre et partagés, en amont de l'intervention policière ou plus largement du contrôle institutionnel. Pour ce faire, les chercheurs rassemblés ici interrogent trois thèmes. D'une part, le livre décrit la perception de la ville que peuvent porter différents acteurs même de l'ordre urbain que sont le seigneur médiéval, le commissaire de police et l'inspecteur de la Librairie au XVIIIe siècle, l'ingénieur du XIXe siècle. Ils tracent tous à leur manière un discours pratique sur l'ordre. D'autre part, la religion, dimension omniprésente de la ville de l'époque moderne, est interrogée dans son rapport à l'espace, à la société et aux institutions urbaines, dressant une image de la sécularisation de la ville moderne. Enfin, le livre croise partages sociaux urbains et débats idéologiques nationaux, afin de voir comment la ville se reconstitue en une nouvelle donne où la politique remplace progressivement la religion, face à la Révolution, aux mutations du me siècle ou à la construction d'un ordre colonial. Une image différente de la ville ressort de tous ces éléments, faite d'une invention quotidienne du partage et qui mêle politique et religion, espace et société, normes et pratiques.
La vie religieuse d'Orléans au XVIIIe siècle est habituellement résumée autour de deux éléments majeurs : le jansénisme et la déchristianisation, ou du moins l'éloignement de la religion. Les figures épiscopales de L.-G. Fleuriau, pour le premier, et de L.-S. de Jarente, pour la seconde, incarnent cette réalité. Pourtant, au travers de la présentation de la vie paroissiale et de sa gestion quotidienne (comptes. délibérations, rapport avec le curé, aménagement de l'église), des fêtes, des processions. des confréries, des testaments. du jansénisme, de la vie des dévots, de la présence d'objets. d'images et de livres pieux dans les maisons et de leur localisation dans les intérieurs, la réalité religieuse s'avère beaucoup plus complexe. Non seulement l'importance du jansénisme est à nuancer, du moins à préciser, mais la déchristianisation n'est pas de mise. De nombreux Orléanais vivent à l'écart des querelles jansénistes. La religion de la croix et de la sensibilité, pourtant présentée connue l'opposé du jansénisme, se diffuse autour des Jésuites. De ce point de vue, en poussant la porte (les églises d'Orléans au XVIIIe siècle. des confréries et des maisons. en suivant les missions et les processions. ce livre offre une image plus équilibrée et concrète de la vie religieuse locale. Le jansénisme s'avère alors important surtout par les discussions qu'il motive, les querelles, qui polissent les fidèles à prendre position. Il en est de même pour la déchristianisation. Loin de reculer, la nature de la religion change. Les paroissiens donnent moins d'argent aux quêtes, mais investissent davantage dans les bancs à l'église. Certaines confréries voient leurs effectifs diminuer. mais leur dévotion est plus spiritualisée et, au final, leur vitalité est maintenue. Surtout, le testament et l'inventaire après décès résument ces évolutions. La place de la religion diminue dans le premier, sans disparaître, mais obéit de plus en plus à une volonté personnelle. l)e même, l'inventaire nous permet d'entrer dans les maisons orléanaises, de l'hôtel aristocratique au logis artisan. Partout les livres, images et objets pieux sont de plus en plus présents et forment ce que nous avons appelé un " complexe religieux domestique " qui atteste d'une place croissante laissée à la religion dans la sphère privée. Cette lecture globale, dans une variété de documents et pour toute la société, souligne la nécessité de confronter tous les plans de la vie religieuse (individuel/ collectif. ecclésiastique/laïc, public/privé) et atteste non pas d'une déchristianisation, niais d'une individualisation et d'une privatisation des pratiques, du passage d'une religion quantitative et massive à une attitude plus personnelle. En m mot, le passage d'une religion de tous à une religion de chacun.
Magie Blanche" fait suite à "Magie Noire" du même auteur. Après nous avoir éclairé dans un premier volume sur la magie noire sapant la société postmoderne, François-René Rideau prend cette fois le prisme inverse pour en mettre en lumière la magie blanche aux multiples couleurs. Ces couleurs riches et diverses, l'auteur les voit venir de la liberté et du libéralisme, en parfait écho donc à la magie noire de l'Etat dénoncée dans le tome précédent. Pour nous en convaincre, il procède en quatre temps. Une première partie introduit au libéralisme en tant que doctrine et philosophie : que le lecteur avisé ne s'y trompe pas, François-René Rideau sait trouver bien des angles nouveaux. Pour lui, l'exigence de Liberté est forte, ce qui le pousse à nous la faire bien comprendre. Il dresse donc ensuite un panorama des diverses confusions rencontrées, tant chez des auteurs libéraux que chez les nombreux détracteurs. Puis vient l'analyse de quelques stratégies destinées à remettre la liberté à bord de la société des hommes - autant d'occasions de prendre encore le lecteur par surprise. Pour finir, il en vient au lien entre libéralisme et économie, que beaucoup pensent être le seul. Son attention se concentre sur la méthodologie de l'analyse économique, appuyant sur le caractère très rigoureux et scientifique, pour conclure quant à la magie blanche. Ici encore, l'auteur se signe par un ton vif et acerbe, une écriture où la précision prime. On retrouve l'auteur de "Magie Noire" , qui a troqué le costume de démystificateur du socialisme pour celui de porteur d'un libéralisme radical.
Selon la Société Octave Mirbeau, le Jardin des Supplices est "d'abord un texte de combat dénonçant, l'hypocrisie et les travers de la société européenne". Ses trois parties forment un long crescendo. Une conversation se noue entre intellectuels du Paris de fin du XIXe siècle : la "loi du meurtre" régirait-elle les relations humaines ? Puis le narrateur, politicien corrompu, comme il se doit, découvre avec nous les manigances du "métier" grâce à plus habile et corrompu que lui. Lequel finit par éloigner le gêneur en Chine. L'auteur brosse ici un tableau cruel mais lucide du pouvoir, qui nous prépare pour la visite du fameux Jardin des Supplices. En mer, le politicien a rencontré Clara, symbole au dernier degré de la confusion, humaine sans doute, Octave Mirbeau nous laisse en décider, entre horreur et beauté, supplice et plaisir. Ascension sans fin d'une débauche de fleurs et d'horreur, fille du pouvoir, cette seconde moitié peut interpeler. Le Jardin des Supplices est un livre fort, puissant, qui ne laisse pas indifférent. Il n'y a néanmoins guère de doute pour nous, sa luxuriance est un effet d'emphase. Elle souligne l'incroyable complexité, dénoncée par l'auteur, de la capacité d'horreur des bourreaux.
Il y a dans le monde ceux qui aspirent à en devenir les maîtres et la foule de ceux se résignant à en être les esclaves. Entre les deux, nombreux sont ceux qui cherchent une troisième voie. Ce livre est écrit pour ceux-là, il est écrit pour leur faire découvrir ou redécouvrir la liberté comme l'alternative à ces deux impasses. Il est écrit par un homme qui a lui-même refait cette découverte et a souhaité en transmettre l'expérience et les clefs, d'abord à ses enfants, puis à toutes les nouvelles générations. L'auteur, Jean-Marc Paturle, est père de cinq enfants, diplômé de Polytechnique et ingénieur des Ponts et Chaussées. Après un premier parcours professionnel partagé entre secteurs public et privé, il vient à reprendre la responsabilité de l'entreprise familiale, forte d'environ 500 personnes, opérant entre France, Etats-Unis et Inde. Entrepreneur et humaniste, il a créé une organisation humanitaire au Mali et au Burkina Faso qui désormais réunit plusieurs milliers de cultivateurs africains. Sa plume est à son image : ce livre est pédagogique, concret, accessible à tous et organisé pour prendre par la main tout curieux. Il lui fera ainsi franchir la plupart des obstacles que la culture ambiante met tous les jours en travers de notre intuition naturelle à entreprendre et à respirer l'oxygène de la liberté. Jean-Marc Paturle n'a pas rédigé un ouvrage qui nous propose une thèse nouvelle sur le libéralisme et la liberté. Il a fait bien plus utile : il nous restitue sa propre lecture de tels ouvrages ; il nous fait profiter de son expérience de ce parcours au-delà du prêt-à-penser ; il nous déchiffre le monde qui nous entoure pour en révéler là où la liberté se cache. Il s'est attaché à écrire pour transmettre le message de la liberté ; il nous appartient de nous l'approprier et de le faire connaître à notre tour.
Vivre ensemble", voilà un titre qui fait écho à un thème social omniprésent, de tous les côtés de l'échiquier politique, chacun le brandissant comme un idéal inaccessible, symbole d'une réalité qui au contraire va comme à l'opposé. Christian Michel l'a pris pour thème pour se proposer de répondre, souvent très concrètement, à cette ambition, qui pourtant devrait n'être que la normalité d'une société se disant civilisée. Ce qui le conduit à se poser, à nous poser une douzaine de grandes questions très simples, mais qui permettent à cet ouvrage de mettre à coeur ouvert la démocratie libérale dont l'actualité affiche le délabrement. "Comment penser la politique aujourd'hui ? " "Comment penser l'économie aujourd'hui ? " Voilà déjà de quoi lancer une réflexion de fond. Mais il va plus loin, il ose nous demander : "Doit-on obéir aux lois de son pays ? " Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas un violent révolutionnaire qui s'interroge, mais au contraire un grand humaniste. Les pages et les questions défilent et peu à peu l'auteur dessine la société à laquelle il aspire, celle qu'il nous transmet dans cette oeuvre, où le "Vivre ensemble" est aussi un réel bon vivre. Où les valeurs nourrissant les relations humaines sont libérées de l'idéologie et pétries de respect. A l'heure où l'abstention est devenue le premier camp électoral, il brosse comme le programme politique d'un anti-politique, le programme qui pourrait convenir à tous ceux ne demandant qu'à vivre, librement.
Voilà cent vingt ans qu'Emile Faguet écrivait "Le Libéralisme" . Cet anniversaire est l'occasion de découvrir que l'essentiel de cet ouvrage est resté d'actualité. Le libéralisme reste mal connu et mal compris du Français ; il concentre de ce fait les critiques de toutes les tendances politiques, souvent infondées ou de mauvaise foi. Pourtant, il est au coeur de l'héritage des institutions de ce pays, et l'auteur fait à cet égard un gros travail de retour à ses textes racines pour nous le rappeler, sinon nous le révéler. Selon un style méthodique, mais qui ne manque pas d'humour et souvent nourri de dialogues crédibles et vivants, Emile Faguet prend le lecteur par la main pour aborder de nombreuses facettes que prend la Liberté au sein de la France d'avant la Grande guerre. De plus, il n'oublie pas de répondre aux pauvres critiques de ses idéologies adverses, allant du socialisme qualifié de "partagiste" au parlementarisme démocratique. Se confirme ainsi que ce grand libéral était aussi un académicien de grand talent, à la hauteur de vue lui ayant permis de demeurer pertinent plus d'un siècle après. Emile Faguet n'est pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on cherche une figure francophone associée au libéralisme. Le lecteur trouvera pourtant à la fin de ce livre une analyse de sa mauvaise réputation auprès des Français qui n'a guère pris de rides et démontre sans conteste la clairvoyance de son auteur. Si vous pensez bien connaître la Déclaration des droits de l'homme, ou à l'inverse si vous voyez dans le libéralisme une idéologie détestable, ce livre pourrait bien vous surprendre et vous prendre.