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Le Jardin des Supplices. 3
Mirbeau Octave
JOHN GALT
16,00 €
Épuisé
EAN :9782494384033
Selon la Société Octave Mirbeau, le Jardin des Supplices est "d'abord un texte de combat dénonçant, l'hypocrisie et les travers de la société européenne". Ses trois parties forment un long crescendo. Une conversation se noue entre intellectuels du Paris de fin du XIXe siècle : la "loi du meurtre" régirait-elle les relations humaines ? Puis le narrateur, politicien corrompu, comme il se doit, découvre avec nous les manigances du "métier" grâce à plus habile et corrompu que lui. Lequel finit par éloigner le gêneur en Chine. L'auteur brosse ici un tableau cruel mais lucide du pouvoir, qui nous prépare pour la visite du fameux Jardin des Supplices. En mer, le politicien a rencontré Clara, symbole au dernier degré de la confusion, humaine sans doute, Octave Mirbeau nous laisse en décider, entre horreur et beauté, supplice et plaisir. Ascension sans fin d'une débauche de fleurs et d'horreur, fille du pouvoir, cette seconde moitié peut interpeler. Le Jardin des Supplices est un livre fort, puissant, qui ne laisse pas indifférent. Il n'y a néanmoins guère de doute pour nous, sa luxuriance est un effet d'emphase. Elle souligne l'incroyable complexité, dénoncée par l'auteur, de la capacité d'horreur des bourreaux.
Résumé : Pamphlétaire redouté, critique d'art d'une espèce de prescience et justicier des Lettres, Octave Mirbeau (1848-1917) a été le grand démystificateur, l'incarnation de l'intellectuel engagé, libertaire et dreyfusard, et, selon Apollinaire, " le seul prophète de ce temps ". Dramaturge à succès, qui a triomphé, depuis près d'un siècle, sur toutes les scènes du monde avec les affaires sont les affaires, il est aussi et surtout un romancier puissant et original, qui a connu tout à la fois l'admiration des happy few (Tolstoï, Mallarmé, Rodenbach, Remy de Gourmont, Marcel Schwob) et les gros succès de librairie. Malheureusement, ses deux romans les plus célèbres, Le Journal d'une femme de chambre et Le Jardin des supplices traduits dans une vingtaine de langues, ont fait quelque peu ombrage à se autres ?uvres, alors qu'il a contribué, plus que tout autre au tournant du siècle, avec Les 21 jours d'un neurasthénique ou La 628E-8, à l'évolution d'un genre qu'il jugeait condamné. Tant par les thèmes traités, plus que jamais actuels, que par le renouvellement de la forme romanesque, Mirbeau apparaît aujourd'hui comme le romancier moderne par excellence. Mais, pour prendre conscience de son importance historique, il fallait établir la première édition critique de son ?uvre romanesque intégrale. Et, pour comprendre et apprécier son évolution, il fallait défricher et explorer le massif insoupçonné de sa production de jeunesse : cinq remarquables romans parus sous pseudonyme au début de sa carrière sont donnés ici, en annexe, pour la première fois.
De son enfance retorse jusqu'au poste de secrétaire d'un vieil évêque qu'il mène à sa guise, en passant par le séminaire où il terrifie ses frustes condisciples échappés des travaux des champs, l'abbé Jules aura fait parler de lui. Jamais en bien. Y a-t-il un coeur sous cette soutane ? On hésite... Provocateur, mystificateur, blasphémateur, l'abbé est aussi capable de contrition, mais d'une telle franchise, d'une telle violence qu'on la redoute autant que le reste. "T'z'imbéé ... ciles ! " éructe-t-il pour peu qu'on le contrarie, grotesque et fulminant, solitaire et pathétique. Derrière la charge féroce - contre la Fille aînée de l'Eglise façon fin XIXe, contre une hypocrite bourgeoisie provincale - , si hénaurme qu'elle déclenche le rire autant qu'elle peut laisser de sombres impressions, une compassion vraie éclaire le roman d'Octave Mirbeau, compassion qui prend toute sa force de sembler involontaire. L'abbé Jules, grand corps gauche doté de trop d'énergie, érotomane et ascète, en est le grand bénéficiaire. Et son génial "T'z'imbéé ... ciles ! " finit par rendre un son des plus fraternels.
Le Jardin des supplices n'est pas seulement le catalogue de toutes les perversions dans lesquelles s'est complu l'imaginaire de 1900. L'ouvrage exprime aussi l'ambiguïté de l'attitude d'un Européen libéral, mais Européen avant tout, devant le colonialisme et ce qu'on n'appelait pas encore le Tiers Monde. Pour Mirbeau, la Chine est le lieu des plaisirs mortels et, par leur système pénal et l'invraisemblable raffinement de leur cruauté, les Chinois ne peuvent être à ses yeux que des barbares: Emmanuelle sur fond de guerre du Viêt-nam, comme l'écrit Michel Delon. Mais les Chinois vivent dans une société plus solidaire et matériellement moins asservie que la nôtre. Et surtout ils sont d'admirables artistes. Tel est le paradoxe de la Chine: un jardin de supplices mais aussi les plus belles porcelaines, les plus beaux bronzes que l'on ait jamais faits. "Voici donc les Barbares à peau jaune dont les civilisés d'Europe à peau blanche violent le sol. Nous sommes toujours les mêmes sauvages, les mêmes ennemis de la Beauté."
La bourgeoisie vue par le petit trou de la serrure et l'oeil de ses domestiques, qui ne valent pas mieux qu'elle. Si les maîtres sont des pantins, Célestine, la femme de chambre, est une catin, d'ailleurs assez gentille, et Joseph, le jardinier cocher, une fripouille antisémite. Ajoutez à cela quelques épices 1900, les étreintes passionnées de Célestine avec un jeune tuberculeux, un viol, un vieillard fétichiste (la fameuse scène des bottines si bien enlevée dans le film de Buñuel), et vous avez le chef-d'oeuvre de notre terrible Octave, "un personnage extraordinaire, disait Léautaud, d'une fougue, d'une hardiesse, d'un anarchisme littéraire et artistique unique à cette époque".
Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la Démocratie devient "sociale" . Joseph Martin, un Français moyen pétri d'idées socialistes nous conte l'aventure de l'arrivée tant attendue de ce régime, et ses péripéties concrètes vécues par lui-même et sa famille. Mais la belle aventure finira-t-elle comme il l'espère, et tant d'autres avec lui l'avaient espéré ? Au fil du récit, nous voilà pris par la promesse ; elle est belle, on y croit, on veut y croire. Tableau après tableau, la logique implacable pourtant se déroule, qui conduit à un tout autre type de rêve, au cauchemar. Dans cette dystopie d'avant l'heure, l'auteur reprend point par point l'argumentaire de la société de pure égalité, porté par les Bebel et autres, pour le mettre en scène dans la vie quotidienne de la famille Martin. L'écriture est celle de tous les jours, mais Hippolyte Verly a su y glisser la dose d'ironie qui garde son récit au-dessus du tragique des événements. Cette capacité à prendre la doctrine socialiste au mot, avec recul et lucidité, contribue largement à la richesse de la lecture. Y contribue également beaucoup l'actualité du propos et de l'analyse. Ouvrir "Les Socialistes au Pouvoir" dans la France des grèves chroniques et de l'égalitarisme omniprésent ne peut qu'interpeller le lecteur sur la similitude. C'est précisément notre motivation à publier ce texte oublié que d'aider à entrevoir un avenir bien trop probable, tout en tirant plaisir à sourire du ridicule des scènes. L'auteur préfère sourire, suivons-le ! Hippolyte Verly (1838-1916) fut journaliste, patron de presse et homme politique. Très populaire de son vivant, il s'oppose à "La Sociale" . Auteur prolixe, il écrivait aussi en tant que Van Ryvel et Etienne Durand.
La Tulipe Noire" n'est pas le plus célèbre des romans d'Alexandre Dumas, mais pourtant il porte bien des valeurs et messages faisant écho à notre temps. L'histoire se place dans la Hollande de Guillaume III d'Orange, alors que Louis XIV vient d'y envahir les Provinces-Unies. Ce choix n'est pas arbitraire, qui vient écorner l'image d'une France où "l'Etat c'est moi ! " Cornélius y incarne le héro qui ne trouve guère d'intérêt à la chose politique et ses manigances. Il préfère y entreprendre en paix et viser à la perfection de la fameuse tulipe. Il est le symbole de cette Hollande industrieuse et pacifique qui fut un grand terreau de la prospérité moderne. Il se heurtera à Boxtel, l'abject envieux menteur et tricheur et à Gryphus, le sinistre bras de l'injustice et de la coercition. La Hollande n'y est pas parfaite, elle connaît aussi l'arbitraire du pouvoir des petits, des sans noblesse. Le sujet est léger, mais la tension est palpable. La beauté se conjugue dans la fleur, chez la courageuse Rosa et surtout dans l'écriture. L'intrigue se déroule qui à chaque chapitre nous réserve ses rebondissements, avec amour et justice partout en filigrane. La tulipe improbable sera fleurie et célébrée, et avec elle tant de ce qui nous enthousiasme dans la vie. Une fois ouverte, préparez-vous à ne plus lâcher la Tulipe.
Il y a dans le monde ceux qui aspirent à en devenir les maîtres et la foule de ceux se résignant à en être les esclaves. Entre les deux, nombreux sont ceux qui cherchent une troisième voie. Ce livre est écrit pour ceux-là, il est écrit pour leur faire découvrir ou redécouvrir la liberté comme l'alternative à ces deux impasses. Il est écrit par un homme qui a lui-même refait cette découverte et a souhaité en transmettre l'expérience et les clefs, d'abord à ses enfants, puis à toutes les nouvelles générations. L'auteur, Jean-Marc Paturle, est père de cinq enfants, diplômé de Polytechnique et ingénieur des Ponts et Chaussées. Après un premier parcours professionnel partagé entre secteurs public et privé, il vient à reprendre la responsabilité de l'entreprise familiale, forte d'environ 500 personnes, opérant entre France, Etats-Unis et Inde. Entrepreneur et humaniste, il a créé une organisation humanitaire au Mali et au Burkina Faso qui désormais réunit plusieurs milliers de cultivateurs africains. Sa plume est à son image : ce livre est pédagogique, concret, accessible à tous et organisé pour prendre par la main tout curieux. Il lui fera ainsi franchir la plupart des obstacles que la culture ambiante met tous les jours en travers de notre intuition naturelle à entreprendre et à respirer l'oxygène de la liberté. Jean-Marc Paturle n'a pas rédigé un ouvrage qui nous propose une thèse nouvelle sur le libéralisme et la liberté. Il a fait bien plus utile : il nous restitue sa propre lecture de tels ouvrages ; il nous fait profiter de son expérience de ce parcours au-delà du prêt-à-penser ; il nous déchiffre le monde qui nous entoure pour en révéler là où la liberté se cache. Il s'est attaché à écrire pour transmettre le message de la liberté ; il nous appartient de nous l'approprier et de le faire connaître à notre tour.
Ce livre n'est pas un traité de magie, il ne vous enseignera aucune potion magique. Mais il pourrait bien vous aider à voir la magie là où elle se cache dans la société. Pas n'importe quelle magie : la magie noire, celle qui est néfaste, mauvaise, destructrice. Mais si les baguettes magiques n'y ont pas la forme conventionnelle, les formules y ont bien leurs grimoires secrets. Constitution, législation, codes et décrets, voilà ses textes sacrés, nous dit l'auteur. François-René Rideau conduit dans ce premier volume un décorticage systématique - une déconstruction, pour reprendre un terme magique à la mode - des mythes fondateurs de la société démocratique et toujours plus socialiste qui nous entoure. Il y démontre point par point la similitude profonde, tant dans la logique que dans les pratiques, avec la sorcellerie diabolique. Il ne s'agit cependant pas d'un livre qui tourne en rond à partir d'une vague thèse manquant d'épaisseur. "Magie Noire" est au contraire un ouvrage aux idées et arguments d'une rare densité. La pertinence des analyses ne manquera pas d'apporter un oeil neuf à bien des lecteurs avisés, même parmi ceux familiers des meilleurs auteurs du libéralisme. La plume est leste, le ton est souvent vif : l'auteur nous embarque avec verve et passion dans un parcours éclairant et révélateur, annonçant celui à suivre, ouvert sur la magie de la société civilisée.