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La Tulipe Noire
Dumas Alexandre
JOHN GALT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782958352554
La Tulipe Noire" n'est pas le plus célèbre des romans d'Alexandre Dumas, mais pourtant il porte bien des valeurs et messages faisant écho à notre temps. L'histoire se place dans la Hollande de Guillaume III d'Orange, alors que Louis XIV vient d'y envahir les Provinces-Unies. Ce choix n'est pas arbitraire, qui vient écorner l'image d'une France où "l'Etat c'est moi ! " Cornélius y incarne le héro qui ne trouve guère d'intérêt à la chose politique et ses manigances. Il préfère y entreprendre en paix et viser à la perfection de la fameuse tulipe. Il est le symbole de cette Hollande industrieuse et pacifique qui fut un grand terreau de la prospérité moderne. Il se heurtera à Boxtel, l'abject envieux menteur et tricheur et à Gryphus, le sinistre bras de l'injustice et de la coercition. La Hollande n'y est pas parfaite, elle connaît aussi l'arbitraire du pouvoir des petits, des sans noblesse. Le sujet est léger, mais la tension est palpable. La beauté se conjugue dans la fleur, chez la courageuse Rosa et surtout dans l'écriture. L'intrigue se déroule qui à chaque chapitre nous réserve ses rebondissements, avec amour et justice partout en filigrane. La tulipe improbable sera fleurie et célébrée, et avec elle tant de ce qui nous enthousiasme dans la vie. Une fois ouverte, préparez-vous à ne plus lâcher la Tulipe.
Selon la Société Octave Mirbeau, le Jardin des Supplices est "d'abord un texte de combat dénonçant, l'hypocrisie et les travers de la société européenne". Ses trois parties forment un long crescendo. Une conversation se noue entre intellectuels du Paris de fin du XIXe siècle : la "loi du meurtre" régirait-elle les relations humaines ? Puis le narrateur, politicien corrompu, comme il se doit, découvre avec nous les manigances du "métier" grâce à plus habile et corrompu que lui. Lequel finit par éloigner le gêneur en Chine. L'auteur brosse ici un tableau cruel mais lucide du pouvoir, qui nous prépare pour la visite du fameux Jardin des Supplices. En mer, le politicien a rencontré Clara, symbole au dernier degré de la confusion, humaine sans doute, Octave Mirbeau nous laisse en décider, entre horreur et beauté, supplice et plaisir. Ascension sans fin d'une débauche de fleurs et d'horreur, fille du pouvoir, cette seconde moitié peut interpeler. Le Jardin des Supplices est un livre fort, puissant, qui ne laisse pas indifférent. Il n'y a néanmoins guère de doute pour nous, sa luxuriance est un effet d'emphase. Elle souligne l'incroyable complexité, dénoncée par l'auteur, de la capacité d'horreur des bourreaux.
Magie Blanche" fait suite à "Magie Noire" du même auteur. Après nous avoir éclairé dans un premier volume sur la magie noire sapant la société postmoderne, François-René Rideau prend cette fois le prisme inverse pour en mettre en lumière la magie blanche aux multiples couleurs. Ces couleurs riches et diverses, l'auteur les voit venir de la liberté et du libéralisme, en parfait écho donc à la magie noire de l'Etat dénoncée dans le tome précédent. Pour nous en convaincre, il procède en quatre temps. Une première partie introduit au libéralisme en tant que doctrine et philosophie : que le lecteur avisé ne s'y trompe pas, François-René Rideau sait trouver bien des angles nouveaux. Pour lui, l'exigence de Liberté est forte, ce qui le pousse à nous la faire bien comprendre. Il dresse donc ensuite un panorama des diverses confusions rencontrées, tant chez des auteurs libéraux que chez les nombreux détracteurs. Puis vient l'analyse de quelques stratégies destinées à remettre la liberté à bord de la société des hommes - autant d'occasions de prendre encore le lecteur par surprise. Pour finir, il en vient au lien entre libéralisme et économie, que beaucoup pensent être le seul. Son attention se concentre sur la méthodologie de l'analyse économique, appuyant sur le caractère très rigoureux et scientifique, pour conclure quant à la magie blanche. Ici encore, l'auteur se signe par un ton vif et acerbe, une écriture où la précision prime. On retrouve l'auteur de "Magie Noire" , qui a troqué le costume de démystificateur du socialisme pour celui de porteur d'un libéralisme radical.
Les ministres sont-ils - vraiment - responsables, et devant qui ? Voilà bien une question que beaucoup se posent, sans doute. Benjamin Constant la pose en des temps où c'est un roi qui disposait de ministres, mais ce livre montre précisément combien peu de choses ont changé en deux siècles. Il faut dire que l'auteur fut un des plus grands défenseurs du Droit et de la Liberté et critiques des dictatures durant la longue période chaotique de la Révolution puis de l'Empire. Il éclaire son sujet comme nul autre, il fait la preuve de la fermeté de sa parole, toujours rationnelle et logique et toujours pleine de passion. Dans cet ouvrage concis, aux chapitres courts et rythmés, Benjamin Constant décortique pas à pas le mythe juridique de la responsabilité ministérielle pour conclure plus largement sur celle que les institutions étatiques apportent vraiment. Et sa conclusion n'est guère en faveur du pouvoir. Pour nous lecteurs du XXIe siècle, que nous importe un texte aussi ancien, pourra-t-on se demander ? Car enfin, la démocratie moderne n'a plus grand-chose en commun avec la monarchie, s'étonnera-t-on. Est-ce si sûr ? Tel est bien, selon nous, l'intérêt de ce petit livre que d'aider son lecteur à revoir point par point une telle conviction. Rapide à lire, il nous a donc semblé important de remettre cet ouvrage dans toute bonne bibliothèque. "Que l'autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d'être heureux," nous dit Benjamin Constant. Dans ce livre, il étudie justement dans quelle mesure l'autorité peut se borner à être juste. Et laisse en filigrane le lecteur conclure quant à sa capacité à faire le bonheur.
Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la Démocratie devient "sociale" . Joseph Martin, un Français moyen pétri d'idées socialistes nous conte l'aventure de l'arrivée tant attendue de ce régime, et ses péripéties concrètes vécues par lui-même et sa famille. Mais la belle aventure finira-t-elle comme il l'espère, et tant d'autres avec lui l'avaient espéré ? Au fil du récit, nous voilà pris par la promesse ; elle est belle, on y croit, on veut y croire. Tableau après tableau, la logique implacable pourtant se déroule, qui conduit à un tout autre type de rêve, au cauchemar. Dans cette dystopie d'avant l'heure, l'auteur reprend point par point l'argumentaire de la société de pure égalité, porté par les Bebel et autres, pour le mettre en scène dans la vie quotidienne de la famille Martin. L'écriture est celle de tous les jours, mais Hippolyte Verly a su y glisser la dose d'ironie qui garde son récit au-dessus du tragique des événements. Cette capacité à prendre la doctrine socialiste au mot, avec recul et lucidité, contribue largement à la richesse de la lecture. Y contribue également beaucoup l'actualité du propos et de l'analyse. Ouvrir "Les Socialistes au Pouvoir" dans la France des grèves chroniques et de l'égalitarisme omniprésent ne peut qu'interpeller le lecteur sur la similitude. C'est précisément notre motivation à publier ce texte oublié que d'aider à entrevoir un avenir bien trop probable, tout en tirant plaisir à sourire du ridicule des scènes. L'auteur préfère sourire, suivons-le ! Hippolyte Verly (1838-1916) fut journaliste, patron de presse et homme politique. Très populaire de son vivant, il s'oppose à "La Sociale" . Auteur prolixe, il écrivait aussi en tant que Van Ryvel et Etienne Durand.