Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Responsabilité des Ministres
Constant Benjamin ; John Galt editions
JOHN GALT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782958352530
Les ministres sont-ils - vraiment - responsables, et devant qui ? Voilà bien une question que beaucoup se posent, sans doute. Benjamin Constant la pose en des temps où c'est un roi qui disposait de ministres, mais ce livre montre précisément combien peu de choses ont changé en deux siècles. Il faut dire que l'auteur fut un des plus grands défenseurs du Droit et de la Liberté et critiques des dictatures durant la longue période chaotique de la Révolution puis de l'Empire. Il éclaire son sujet comme nul autre, il fait la preuve de la fermeté de sa parole, toujours rationnelle et logique et toujours pleine de passion. Dans cet ouvrage concis, aux chapitres courts et rythmés, Benjamin Constant décortique pas à pas le mythe juridique de la responsabilité ministérielle pour conclure plus largement sur celle que les institutions étatiques apportent vraiment. Et sa conclusion n'est guère en faveur du pouvoir. Pour nous lecteurs du XXIe siècle, que nous importe un texte aussi ancien, pourra-t-on se demander ? Car enfin, la démocratie moderne n'a plus grand-chose en commun avec la monarchie, s'étonnera-t-on. Est-ce si sûr ? Tel est bien, selon nous, l'intérêt de ce petit livre que d'aider son lecteur à revoir point par point une telle conviction. Rapide à lire, il nous a donc semblé important de remettre cet ouvrage dans toute bonne bibliothèque. "Que l'autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d'être heureux," nous dit Benjamin Constant. Dans ce livre, il étudie justement dans quelle mesure l'autorité peut se borner à être juste. Et laisse en filigrane le lecteur conclure quant à sa capacité à faire le bonheur.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Les Principes de politique", l'œuvre maîtresse de Benjamin Constant et du libéralisme politique, rédigés en 1806, n'avaient curieusement jamais été publiés en France. De son vivant, l'auteur s'était contenté d'en extraire divers articles, brochures et conférences, mais qui ne permettaient pas de saisir l'architecture d'ensemble. Il a fallu attendre 1980 pour que paraisse à Genève la première édition, critique de cet ouvrage, que l'on trouve ici enfin rendu accessible au grand public. Constant se propose de repenser les fondements de la vie en société à la lumière de cet événement majeur et récent qu'est la Révolution française. Il y définit les conditions de base d'une démocratie libérale - la souveraineté du peuple et la liberté de l'individu - et explore les modalités de leur articulation. Chemin faisant, il découvre en quoi consiste la liberté des Anciens et celle des Modernes.
Voilà cent vingt ans qu'Emile Faguet écrivait "Le Libéralisme" . Cet anniversaire est l'occasion de découvrir que l'essentiel de cet ouvrage est resté d'actualité. Le libéralisme reste mal connu et mal compris du Français ; il concentre de ce fait les critiques de toutes les tendances politiques, souvent infondées ou de mauvaise foi. Pourtant, il est au coeur de l'héritage des institutions de ce pays, et l'auteur fait à cet égard un gros travail de retour à ses textes racines pour nous le rappeler, sinon nous le révéler. Selon un style méthodique, mais qui ne manque pas d'humour et souvent nourri de dialogues crédibles et vivants, Emile Faguet prend le lecteur par la main pour aborder de nombreuses facettes que prend la Liberté au sein de la France d'avant la Grande guerre. De plus, il n'oublie pas de répondre aux pauvres critiques de ses idéologies adverses, allant du socialisme qualifié de "partagiste" au parlementarisme démocratique. Se confirme ainsi que ce grand libéral était aussi un académicien de grand talent, à la hauteur de vue lui ayant permis de demeurer pertinent plus d'un siècle après. Emile Faguet n'est pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on cherche une figure francophone associée au libéralisme. Le lecteur trouvera pourtant à la fin de ce livre une analyse de sa mauvaise réputation auprès des Français qui n'a guère pris de rides et démontre sans conteste la clairvoyance de son auteur. Si vous pensez bien connaître la Déclaration des droits de l'homme, ou à l'inverse si vous voyez dans le libéralisme une idéologie détestable, ce livre pourrait bien vous surprendre et vous prendre.
La Tulipe Noire" n'est pas le plus célèbre des romans d'Alexandre Dumas, mais pourtant il porte bien des valeurs et messages faisant écho à notre temps. L'histoire se place dans la Hollande de Guillaume III d'Orange, alors que Louis XIV vient d'y envahir les Provinces-Unies. Ce choix n'est pas arbitraire, qui vient écorner l'image d'une France où "l'Etat c'est moi ! " Cornélius y incarne le héro qui ne trouve guère d'intérêt à la chose politique et ses manigances. Il préfère y entreprendre en paix et viser à la perfection de la fameuse tulipe. Il est le symbole de cette Hollande industrieuse et pacifique qui fut un grand terreau de la prospérité moderne. Il se heurtera à Boxtel, l'abject envieux menteur et tricheur et à Gryphus, le sinistre bras de l'injustice et de la coercition. La Hollande n'y est pas parfaite, elle connaît aussi l'arbitraire du pouvoir des petits, des sans noblesse. Le sujet est léger, mais la tension est palpable. La beauté se conjugue dans la fleur, chez la courageuse Rosa et surtout dans l'écriture. L'intrigue se déroule qui à chaque chapitre nous réserve ses rebondissements, avec amour et justice partout en filigrane. La tulipe improbable sera fleurie et célébrée, et avec elle tant de ce qui nous enthousiasme dans la vie. Une fois ouverte, préparez-vous à ne plus lâcher la Tulipe.
Mises Ludwig von ; Greaves Bettina Bien ; Nunes Lu
Les "Six leçons" de ce livre sont l'occasion d'une découverte nouvelle et lumineuse des grandes questions économiques qui frappent encore l'actualité de notre époque, dont l'inflation. La théorie économique a la réputation d'un domaine obscur et complexe. Aborder la lecture des gros volumes ou affronter les équations étranges les garnissant peut rebuter. "Six Leçons" est bien plus abordable. Ludwig von Mises, probablement le plus grand économiste du XXe siècle, y développe six conférences pleinement d'actualité. Données à des étudiants voilà environ 60 ans, leur pertinence et leur pédagogie sautent aux yeux. L'auteur y remet les choses au clair quant au capitalisme. Selon lui, le terme apporte de la noblesse, certaines valeurs de la civilisation. A partir du contexte historique, il bat en brèche la vision marxiste y voyant un système d'exploitation des pauvres par les riches, pour le rétablir dans la liberté d'entreprendre et de diffuser la prospérité. Puis il oppose le socialisme au capitalisme en s'appuyant sur de nombreux éléments historiques oubliés à notre époque, que ce livre didactique rappelle avec mérite. L'auteur en vient ainsi à définir le socialisme d'une manière qui interpellera quiconque a suivi les campagnes électorales et les programmes des partis politiques, de tous bords. Nous saisissons aussi l'occasion pour lancer une collection commune aux Editions John Galt et à l'Institut Mises France qui apporte à nos lecteurs des livres dans les domaines de l'économie ou de l'entreprise qui soient bien plus que d'austères manuels.
Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la Démocratie devient "sociale" . Joseph Martin, un Français moyen pétri d'idées socialistes nous conte l'aventure de l'arrivée tant attendue de ce régime, et ses péripéties concrètes vécues par lui-même et sa famille. Mais la belle aventure finira-t-elle comme il l'espère, et tant d'autres avec lui l'avaient espéré ? Au fil du récit, nous voilà pris par la promesse ; elle est belle, on y croit, on veut y croire. Tableau après tableau, la logique implacable pourtant se déroule, qui conduit à un tout autre type de rêve, au cauchemar. Dans cette dystopie d'avant l'heure, l'auteur reprend point par point l'argumentaire de la société de pure égalité, porté par les Bebel et autres, pour le mettre en scène dans la vie quotidienne de la famille Martin. L'écriture est celle de tous les jours, mais Hippolyte Verly a su y glisser la dose d'ironie qui garde son récit au-dessus du tragique des événements. Cette capacité à prendre la doctrine socialiste au mot, avec recul et lucidité, contribue largement à la richesse de la lecture. Y contribue également beaucoup l'actualité du propos et de l'analyse. Ouvrir "Les Socialistes au Pouvoir" dans la France des grèves chroniques et de l'égalitarisme omniprésent ne peut qu'interpeller le lecteur sur la similitude. C'est précisément notre motivation à publier ce texte oublié que d'aider à entrevoir un avenir bien trop probable, tout en tirant plaisir à sourire du ridicule des scènes. L'auteur préfère sourire, suivons-le ! Hippolyte Verly (1838-1916) fut journaliste, patron de presse et homme politique. Très populaire de son vivant, il s'oppose à "La Sociale" . Auteur prolixe, il écrivait aussi en tant que Van Ryvel et Etienne Durand.