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Ordonner et partager la ville (XVIIe-XVIIIe siècle)
Rideau Gaël ; Serna Pierre
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753513921
L'ordre urbain n'est pas une donnée en soi et un absolu, mais une construction permanente. Celle-ci fait appel aux forces de police, aux institutions, mais aussi à un ensemble de pratiques et de compromis incessants qui fondent un vivre ensemble, contesté et retissé au quotidien en croisant logiques spatiales, rapports sociaux et relations institutionnelles. C'est à cette construction quotidienne de la ville que se consacre ce livre, fruit de deux journées d'étude organisées à Paris et à Orléans. Il se propose de relire la ville comme un espace et une société mis en ordre et partagés, en amont de l'intervention policière ou plus largement du contrôle institutionnel. Pour ce faire, les chercheurs rassemblés ici interrogent trois thèmes. D'une part, le livre décrit la perception de la ville que peuvent porter différents acteurs même de l'ordre urbain que sont le seigneur médiéval, le commissaire de police et l'inspecteur de la Librairie au XVIIIe siècle, l'ingénieur du XIXe siècle. Ils tracent tous à leur manière un discours pratique sur l'ordre. D'autre part, la religion, dimension omniprésente de la ville de l'époque moderne, est interrogée dans son rapport à l'espace, à la société et aux institutions urbaines, dressant une image de la sécularisation de la ville moderne. Enfin, le livre croise partages sociaux urbains et débats idéologiques nationaux, afin de voir comment la ville se reconstitue en une nouvelle donne où la politique remplace progressivement la religion, face à la Révolution, aux mutations du me siècle ou à la construction d'un ordre colonial. Une image différente de la ville ressort de tous ces éléments, faite d'une invention quotidienne du partage et qui mêle politique et religion, espace et société, normes et pratiques.
A l'heure où nos sociétés s'interrogent sur les enjeux de la visibilité des religions dans l'espace public, ce livre propose pour l'époque moderne une réflexion sur l'ensemble des manifestations extérieures des identités, cérémonies et pratiques religieuses dans l'espace urbain. Il interroge la pastorale, les pratiques et les récits qui en sont faits, sur le temps long et dans un croisement des disciplines pour souligner des évolutions, tout à la fois religieuses, juridiques, politiques ou culturelles. Outre une réflexion sur les questions de la place du religieux dans l'espace public, l'ouvrage ouvre l'analyse aux problèmes de l'intériorisation des pratiques, des conflits confessionnels, de la contribution religieuse à l'histoire et à l'identité urbaines, enfin de l'interprétation de la présence du religieux dans la société par les sciences de l'homme. Il s'inscrit dans le projet de recherche EUDIREM financé par le conseil régional Centre-Val de Loire et porté par les laboratoires CESR (CNRS/université de Tours) et POLEN (université d'Orléans). Avec le soutien financier de la région Centre-Val de Loire (France), projet EUDIREM.
Cet ouvrage, d'un niveau élémentaire, couvre le programme de calcul différentiel de la maîtrise de mathématiques. Il s'adresse également aux étudiants préparant le Capes et l'agrégation. Il intéressera tous ceux qui entendent se spécialiser ensuite en géométrie différentielle. Les exercices suivent la division en chapitres du livre d'Henrî Cartan, de la même collection, Cours de calcul différentiel. Ils couvrent : calcul différentiel; équations différentielles; formes différentielles; calcul des variations; repère mobile. Chaque chapitre est précédé d'un rappel de cours.
En 1773, le marchand drapier orléanais, Pierre Etienne Brasseux, se 'retire de son commerce et ouvre deux volumes. Le Mémorial à mes enfants veut "mettre devant les yeux de [ses] enfants leur origine bourgeoise". Il y parle d'Orléans, de ses institutions et de sa vie sociale, de son parcours des honneurs, des réformes de Turgot et Necker, de la politique royale, de l'avènement de Louis XVI. Il se désespère de la disparition des Jésuites, critique Voltaire et Rousseau, s'effraie des faits-divers. Par ce récit, étendu de 1703 à 1781, il donne à voir un système de valeurs, fondé sur l'honneur et la vertu marchande. Le second volume, Les hommes célèbres de l'Orléanais, rassemble des notices, reprises de grands dictionnaires de l'époque. S'y côtoient auteurs, évêques, abbés, hommes de science. Ces deux manuscrits, rédigés en parallèle, construisent une figure de notable. Leur auteur se présente comme interprète des événements politiques, pleinement associé à l'élite culturelle du temps qui s'adonne à l'histoire locale. Ils permettent de faire parler le monde marchand, d'approcher un rapport au politique, au religieux, aux affaires économiques, chez un négociant de ville moyenne. Il y associe honneur, commerce, et bourgeoisie. Outre la mise à jour de documents inédits, ces manuscrits sont la trace d'un homme, mais ouvrent sur l'image d'une cité, l'écho d'un temps. Cette édition, accompagnée d'un important apparat critique, contribue à éclairer l'importance de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, comme période de basculement, religieux, politique et culturel.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.