Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'évolution des idées générales. (1897)
Ribot Théodule ; Nicolas Serge
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296023345
C'est en 1897 que le philosophe Théodule Ribot (1839-1916), fondateur de la psychologie française moderne, fait éditer le résumé de ses leçons données au Collège de France deux ans plus tôt. Dans ce volume sur L'évolution des idées générales (1897), il a trouvé moyen de rajeunir la question des idées générales, d'abord en précisant et en critiquant les théories auxquelles elle a donné lieu, ensuite en la reprenant du point de vue strictement psychologique, celui de leur formation et de leur évolution. Le but principal de cet ouvrage est d'étudier la marche de la pensée qui se réduit à deux opérations essentielles : l'analyse et la synthèse, qui ont pour instruments ou principes l'abstraction et la généralisation. Il y montre que le progrès de l'abstraction et de la généralisation se marque successivement dans trois directions : pratique, spéculative, scientifique. Nous proposons aux psychologues, philosophes, savants, étudiants et curieux la réédition fac simile de la version originale (1897) de ce livre de réflexions sur les idées générales.
Ajouté a ceux que Théodule Ribot (1839-1916) a précédemment publiés sur la psychologie des sentiments. l'ouvrage intitulé Essai sur les passions (1907) complète l'étude positive de la vie affective qu'ils avaient commencé de nous donner. Il a pour objet : 1° de fixer avec mute la précision possible les caractères propres aux passions et les éléments qui les constituent (chap. I) : 2° de retracer leur généalogie, en les rattachant aux tendances primitives dont elles sont issues et de montrer par quelles combinaisons s'expliquent leurs variétés (chap. II et III) : 3° de rechercher pourquoi et comment elles finissent (chap. IV). Dans le premier chapitre, Ribot montre que les manifestations de la vie sentimentale peuvent être reparties en trois groupe : 1e les états affectifs, d'une intensité faible ou modérée qui expriment les appétits, besoins, tendances inhérents à notre organisation psychologique et qui constituent le cours régulier et ordinaire de la vie ; 2° les émotions qui ont pour caractère de commencer par un choc, par une rupture d'équilibre ; i3° les passions qui sont caractérisées par la prédominance d'un état intellectuel (idée ou image), d'où résultent leur stabilité et leur durée relatives. Il fait remarquer que ces deux derniers groupes, malgré un fond commun, sont non seulement différents, mais contraires car l'émotion est un état primaire et bru, la passion est de formation secondaire et plus complexe car liée à l'oeuvre de la pensée. Les deux chapitres suivants, consacrés à la généalogie des passions, montrent l'origine des passions dans les tendances ou les instincts qui sont l'expression fonctionnelle de l'organisation physique et psychique de l'homme. Le dernier chapitre est consacré au déclin des passions. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1907) du livre de Ribot : Essai sur les passions. Ce livre s'adresse aux psychologues, philosophes, historiens et étudiants désireux de découvrir un écrit important de Ribot sur la psychologie affective.
Dans cette étude du père de la " psychologie scientifique " française, la volition apparaît comme un ensemble où interviendront, en coordination hiérarchisée, les tendances à l'action (désirs, sentiments, représentations idéomotrices, jugement pratique...) et à l'arrêt, ou inhibition. Il y a là comme " la sublimation " des éléments inférieurs d'états conscients et inconscients propre à l'expression psychique. Il s'agit en fait d'une résultante toujours instable, toujours prête à la décomposition et dont la dissolution pathologique suivra une désintégration régressive, du plus complexe au plus élémentaire. L'abstraction philosophique de la Volonté sera, par le biais de ses maladies, finalement réduite à la métaphore du Verdict d'un jury dont l'exécution appartiendra aux seules forces des affects, des tendances caractérielles et des images. Si la volonté est " cause ", c'est surtout une... cause entendue.
Théodule Ribot (1839-1916) s'intéresse dans son ouvrage Essai sur l'imagination créatrice (1900) à l'imagination constructive, peu étudiée au plan psychologique dans la littérature jusqu'à cette époque. Dans ce livre, il donne une vision d'ensemble de l'imagination et de l'invention. Il substitue à l'idée si étroite que l'imagination est un produit esthétique, une activité de luxe, l'idée plus large et plus vraie que l'imagination est à la hase de nos activités les plus diverses. Les facteurs constitutifs de l'imagination constructive sont le facteur intellectuel qui consiste de penser par analogie, le facteur émotionnel qui est le ferment sans lequel aucune création n'est possible, et le facteur inconscient qui est ce qu'on appelle l'inspiration. Pour lui, l'imagination est dans l'ordre intellectuel l'équivalent de la volonté dans l'ordre du mouvement. Elle a à sa base des éléments moteurs, comme la volonté. Elle est, comme la volonté, subjective, allant du dedans au dehors vers une objectivation. Elle a, comme la volonté, un caractère téléologique. Ses formes avortées ressemblent aux impuissances de la volonté. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1900) du livre de Ribot: Essai sur l'imagination créatrice. Ce livre s'adresse aux psychologues, philosophes, historiens et étudiants désireux de découvrir un écrit important de Ribot sur la psychologie de l'imagination et de l'invention.
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas...Mais que serait une Raison sans cœur ? Un pur formalisme désaffecté ! Rompant avec le logicisme et l'associationnisme de son temps, Ribot refuse de voir dans la logique des sentiments un déchet ou une scorie. Il la décrit comme une organisation originaire de la pensée en tant que celle-ci est animée par un jeu d'instincts, de tendances, de passions, de désirs. Mais la logique des sentiments ne se limite pas à sa fonction de projection ou de rationalisation des valeurs subjectives à coefficient émotionnel vital. Elle est aussi à l'œuvre au cœur de l'imagination créatrice et de son élan. Ainsi assistons-nous, dans cet essai, à l'entrée en force du point du vue dynamique dans l'étude des productions mentales. Le philosophe, le psychologue, le psychanalyste peuvent toujours y apurer leur savoir.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.