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La faute dans l'épopée médiévale. Ambiguité du jugement
Ribémont Bernard
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753517523
Ce volume, qui fait suite à un colloque organisé à Orléans les 9 et 10 décembre 2010 dans le cadre du programme La Lettre et le Droit, ajoute une nouvelle pierre à l'édifice des études comparées entre le droit et la littérature au Moyen Age, en particulier dans la chanson de geste. Il apparaît à la suite de ces études qui ont permis de considérer un vaste corpus de textes, incluant deux épopées latines majeures, que nos textes épiques du Moyen Age, tout en reflétant une réalité, sont aussi les promoteurs d'une réflexion, soutenue par divers procédés fictionnels, sur les fautes humaines. Si le manichéisme épique reste toujours opérationnel, surligné par une considération négative de la vie humaine entachée systématiquement de péché, se fait jour une vision bien plus nuancée, liée à la fois aux incertitudes du droit, à l'idée forte de l'importance d'un arbitraire du juge comme à la faiblesse d'un homme soumis à sa condition et à la force du hasard comme des passions. D'autre part, à côté de l'esthétique de la force dominant les épopées, les jongleurs mettent en oeuvre une esthétique du judiciaire qui, en particulier, s'articule autour d'un jeu sur la faute et sur les multiples ambiguïtés de son jugement. Volume publié avec le soutien du laboratoire META (EA 4230) de l'université d'Orléans, de l'ANR Juslittera et du conseil régional de la région Centre.
Conches Guillaume de ; Ribémont Bernard ; Ndiaye E
Guillaume de Conches est l'un des "intellectuels" majeurs du XIIe siècle, maître fameux lié à la non moins fameuse Ecole de Chartres qui rayonna durant la "Renaissance du XIIe siècle" . Parmi une oeuvre fournie, reposant sur la pratique de la glose, la Philosophia et le Dragmaticon sont deux ouvrages à visée encyclopédique. Cette première traduction complète de ces deux oeuvres en français et en un seul volume permet d'avoir une vision d'ensemble de ce que put être un "encyclopédisme chartrain" , plus particulièrement de la pensée de Guillaume et de son évolution. Philosophia est une oeuvre de jeunesse, écrite vers 1125, dans laquelle Guillaume de Conches met en place sa méthode. Ce traité aborde successivement la cause première des choses (Dieu, le monde, les éléments, les astres, création de l'homme), l'éther et les astres (mouvement, saisons), l'air et les phénomènes météorologiques (pluies, neiges, vents, marées), pour terminer par la terre et l'homme (conception, physiologie, vieillissement, âme). Soucieux de percer les secrets de la nature par un questionnement rationnel et une explication physique des causes de la création et du fonctionnement du monde et de l'homme, Guillaume de Conches est en butte à une accusation d'impiété mais il échappe au procès par ses rétractations sur les points litigieux. Le Dragmaticon, publié sous forme de dialogue vers 1147-1149, traite des mêmes sujets mais intègre les rétractations de l'auteur tout en élargissant les analyses de la Philosophia. Il comporte six livres, en particulier y sont ajoutées comme source les Questions naturelles de Sénèque.
Raymond Lulle, philosophe, est aussi thoricien de la mdecine. Tout au long de sa carrire d'crivain, il s'est intress au statu de cette discipline, fonde sur les thories grecques et enseigne au Moyen ge dans les coles clbres de Salerne et de Montpellier. C'est Montpellier qu'il crit ses Principes de mdecine, une poque o la pharmacologie s'appuie sur la notion de degr, qui jauge l'efficacit des mdicaments. labore par Galien, cette notion s'est transmise au cours des sicles, sans modifications notables. Les Principes de mdecine comportent un rappel de la thorie des quatre lments, mise au point par Aristote, ainsi qu'un dveloppement de la gnration et de la corruption, dans la ligne du philosophe grec. L'ouvrage insiste aussi sur l'quilibre et le dsquilibre des humeurs, ressorts de la sant et de la maladie. Sont comments galement les fivres, les urines, le pouls et diverses notions regroupes au terme de propos apprcis et comments jusqu'au XVIIIe sicle.
Résumé : Dans l'épopée médiévale, des thèmes centraux structurent de façon récurrente le discours sur le droit et la justice : la vengeance, l'honneur, la trahison. Dans ses absolus, la chanson de geste projette un idéal de justice qui demeure toujours sous le regard de Dieu, même dans des situations d'injustice flagrante. Mais, dans ses multiples linéaments, la chanson de geste rend également compte des courants qui traversent la société médiévale en matière de règlement de conflits. Elle entend souvent donner l'illustration d'une norme, ce pourquoi le traître est un personnage clé, car celui qui transgresse révèle en même temps. Cette norme lui échappe aussi, à cause des tourbillons de la fiction, de la logique de la création d'une part, mais, d'autre part, parce que les pratiques judiciaires du Moyen Age offrent aussi une vraie palette de comportements et de conceptions, même avec la régulation progressive qui s'opère sous la double pression de la construction d'un Etat moderne et de l'influence du droit savant. La chanson de geste n'est-elle pas alors une véritable " machine judiciaire ", non exclusivement, certes, mais profondément, selon une mécanique aux robustes rouages, toutefois sujette à étonnantes variations, pouvant aller jusqu'au grippage ? A une telle question tentent de répondre les contributions réunies ici, à la suite d'un colloque s'étant tenu à la Faculté des Lettres d'Orléans, les 21 et 22 juin 2007 dans le cadre du programme de recherche La lettre er le droit.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.