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Principes de médecine
Ribémont Bernard ; Lulle Raymond
KLINCKSIECK
60,00 €
Épuisé
EAN :9782252028025
Raymond Lulle, philosophe, est aussi thoricien de la mdecine. Tout au long de sa carrire d'crivain, il s'est intress au statu de cette discipline, fonde sur les thories grecques et enseigne au Moyen ge dans les coles clbres de Salerne et de Montpellier. C'est Montpellier qu'il crit ses Principes de mdecine, une poque o la pharmacologie s'appuie sur la notion de degr, qui jauge l'efficacit des mdicaments. labore par Galien, cette notion s'est transmise au cours des sicles, sans modifications notables. Les Principes de mdecine comportent un rappel de la thorie des quatre lments, mise au point par Aristote, ainsi qu'un dveloppement de la gnration et de la corruption, dans la ligne du philosophe grec. L'ouvrage insiste aussi sur l'quilibre et le dsquilibre des humeurs, ressorts de la sant et de la maladie. Sont comments galement les fivres, les urines, le pouls et diverses notions regroupes au terme de propos apprcis et comments jusqu'au XVIIIe sicle.
Ce volume, qui fait suite à un colloque organisé à Orléans les 9 et 10 décembre 2010 dans le cadre du programme La Lettre et le Droit, ajoute une nouvelle pierre à l'édifice des études comparées entre le droit et la littérature au Moyen Age, en particulier dans la chanson de geste. Il apparaît à la suite de ces études qui ont permis de considérer un vaste corpus de textes, incluant deux épopées latines majeures, que nos textes épiques du Moyen Age, tout en reflétant une réalité, sont aussi les promoteurs d'une réflexion, soutenue par divers procédés fictionnels, sur les fautes humaines. Si le manichéisme épique reste toujours opérationnel, surligné par une considération négative de la vie humaine entachée systématiquement de péché, se fait jour une vision bien plus nuancée, liée à la fois aux incertitudes du droit, à l'idée forte de l'importance d'un arbitraire du juge comme à la faiblesse d'un homme soumis à sa condition et à la force du hasard comme des passions. D'autre part, à côté de l'esthétique de la force dominant les épopées, les jongleurs mettent en oeuvre une esthétique du judiciaire qui, en particulier, s'articule autour d'un jeu sur la faute et sur les multiples ambiguïtés de son jugement. Volume publié avec le soutien du laboratoire META (EA 4230) de l'université d'Orléans, de l'ANR Juslittera et du conseil régional de la région Centre.
Lorsque Thalès de Milet prétendait que la terre flottait sur les eaux, il tentait en ces temps premiers de la philosophie de répondre à une interrogation qui hante encore l'esprit humain : comprendre la structure de l'univers, connaître le monde qui l'environne, tout particulièrement cet étrange objet qui lui permet de vivre : le globe terrestre. L'existence même du globe terrestre est un appel incessant à l'interrogation sur l'origine, au questionnement sur la nature et sur la place occupée par l'homme dans cet univers qui l'écrase, lui fournit la vie et lui offre l'aventure de décrypter les inconnus qui s'offrent à lui. Les hommes du Moyen Age n'ont pas échappé au questionnement de la Terre. Ils l'ont parcourue, dans les possibilités de voyages offertes à l'époque. Ils l'ont écrite, décrite, rêvée. Ils ont bâti des théories tentant d'expliquer les phénomènes naturels qu'ils pouvaient observer directement ou que les ouvrages savants de l'Antiquité leur proposaient. Mais la terre, c'est aussi, depuis les premiers temps de la pensée grecque, un des quatre éléments qui régissent la structure profonde de l'univers, comme les complexions et humeurs qui agitent ce microcosme qu'est l'organisme humain. La terre c'est le lourd, c'est le grave par excellence, qui tend vers le centre du monde. C'est le froid et le sec, c'est la source de tous ces métaux que l'homme rêve de maîtriser, de transformer. Derrière celui qui regarde le sol et imagine, se profile l'alchimiste. Le Moyen Age, surtout à partir du XIVe siècle, a été aussi une époque où l'alchimiste a joué un rôle non négligeable dans la constitution du savoir. D'où la nécessité, si l'on veut englober tout le discours portant sur la Terre, de faire une place à l'alchimie. Pris dans la richesse, le foisonnement de cette pensée et de cette écriture multiformes par excellence qu'offre le Moyen Age, le thème de la Terre se révèle donc être un vecteur fondamental d'étude des savoirs et des mentalités de l'époque.
Lorsqu'il est question d'encyclopédisme au Moyen-Age, c'est en premier lieu au XIIIe siècle que l'on songe, à cette période où les grandes encyclopédies, comme celle de Vincent de Beauvais ou de Barthélemi l'Anglais virent le jour. Pour le XIIe siècle, on pense bien plus au monde des Ecoles, avec ses maîtres commentant Platon, Virgile, les auteurs de l'antiquité tardive, puis découvrant les traductions arabo-latines. Le XIIe siècle, du point de vue de l'histoire des savoirs, pourrait alors se caractériser par un élan vers la découverte de la nature, nature livresque, appuyée sur les textes des auteurs anciens, mais portée par les Modernes, les Arabes en particulier. On peut se demander si un tel élan peut aussi favoriser l'émergence d'une écriture encyclopédique. Si tel est le cas, se pose alors la question de l'identification, de la nature de textes pouvant être qualifiés d'encyclopédies ; quelle place occupent-ils dans une tradition qui remonte, pour le Moyen-Age, à Isidore de Séville ? Le présent essai se propose d'apporter des éléments de réponse à de telles questions. Au long d'un parcours dans les réflexions sur la nature qui surgirent alors, il tentera de déterminer quelle fut la part d'un éventuel encyclopédisme dans le vaste débat qui anima les écoles des XIe et XIIe siècles. La "renaissance" du XIIe siècle apparaît alors surtout comme une période transitoire, d'où sortiront les grandes encyclopédies du XIIIe siècle, période dont la fin est marquée, en matière de tradition encyclopédique, par l'ouvrage d'Alexandre Neckam, qui ouvre la voix au "post-isidorisme".
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.