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Philosophia & Dragmaticon
Conches Guillaume de ; Ribémont Bernard ; Ndiaye E
BELLES LETTRES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782251452524
Guillaume de Conches est l'un des "intellectuels" majeurs du XIIe siècle, maître fameux lié à la non moins fameuse Ecole de Chartres qui rayonna durant la "Renaissance du XIIe siècle" . Parmi une oeuvre fournie, reposant sur la pratique de la glose, la Philosophia et le Dragmaticon sont deux ouvrages à visée encyclopédique. Cette première traduction complète de ces deux oeuvres en français et en un seul volume permet d'avoir une vision d'ensemble de ce que put être un "encyclopédisme chartrain" , plus particulièrement de la pensée de Guillaume et de son évolution. Philosophia est une oeuvre de jeunesse, écrite vers 1125, dans laquelle Guillaume de Conches met en place sa méthode. Ce traité aborde successivement la cause première des choses (Dieu, le monde, les éléments, les astres, création de l'homme), l'éther et les astres (mouvement, saisons), l'air et les phénomènes météorologiques (pluies, neiges, vents, marées), pour terminer par la terre et l'homme (conception, physiologie, vieillissement, âme). Soucieux de percer les secrets de la nature par un questionnement rationnel et une explication physique des causes de la création et du fonctionnement du monde et de l'homme, Guillaume de Conches est en butte à une accusation d'impiété mais il échappe au procès par ses rétractations sur les points litigieux. Le Dragmaticon, publié sous forme de dialogue vers 1147-1149, traite des mêmes sujets mais intègre les rétractations de l'auteur tout en élargissant les analyses de la Philosophia. Il comporte six livres, en particulier y sont ajoutées comme source les Questions naturelles de Sénèque.
Lors de la Renaissance du XIIe siècle, un intérêt neuf se manifeste à l'égard de la cosmologie: création du monde, autonomie des lois de la nature, statut de l'homme au sein de cette nature. Chartres est le centre de cette réflexion avec des maîtres prestigieux comme Bernard, Thierry, Guillaume de Conches, qui puisent dans les ressources de la philosophie platonicienne, mais aussi dans la nouvelle documentation scientifique gréco-arabe qui commence à se répandre. Se comparant à des nains sur les épaules des géants, ils ne doutent pas de pouvoir devancer les penseurs de l'Antiquité. Cette entreprise audacieuse ne manque pas de rencontrer des oppositions, comme le montre la polémique engagée par Guillaume de Saint-Thierry contre Guillaume de Conches. On trouvera ici les plus importants des textes de l'École de Chartres sur la cosmologie. Ils n'avaient jamais été traduits en français jusqu'à présent.
Résumé : Les morales collectives (celle des Gaulois, des Aztèques, etc.) s'expliquent mais sont sans justification universelle, chacune étant relative à une collectivité particulière, pour laquelle elle est simplement la morale " qu'il lui faut " (Durkheim). Les éthiques ou consistent en déontologies particulières (éthique du journaliste, du médecin, etc.), ou, comprises philosophiquement comme arts du bonheur, dépendent de tel ou tel système particulier (celui de Spinoza, celui d'Épicure, etc.). Mais la morale des droits de l'homme peut être fondée universellement. On montre qu'elle se fonde non sur telle ou telle croyance, religion ou système, mais sur cet absolu qu'est le rapport de l'homme avec l'homme dans le dialogue. Les morales collectives et les éthiques valent à condition, d'abord, qu'elles n'y contreviennent pas.
Les Gloses de Guillaume de Conches, sur le Timée de Platon, témoignent d'une méthode de lecture particulièrement rigoureuse et féconde. Gloser un texte, c'est en suivre la lettre et montrer l'enchaînement des phrases autant que des idées. Le philosophe fait donc également oeuvre de philologue : en suivant pas à pas le dialogue platonicien, l'auteur explore la théologie, la physique, les mathématiques, mais reste avant tout grammaticus.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.