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Crimes et châtiments dans la chanson de geste
Ribémont Bernard
KLINCKSIECK
37,00 €
Épuisé
EAN :9782252036693
Dans l'épopée médiévale, des thèmes centraux structurent de façon récurrente le discours sur le droit et la justice : la vengeance, l'honneur, la trahison. Dans ses absolus, la chanson de geste projette un idéal de justice qui demeure toujours sous le regard de Dieu, même dans des situations d'injustice flagrante. Mais, dans ses multiples linéaments, la chanson de geste rend également compte des courants qui traversent la société médiévale en matière de règlement de conflits. Elle entend souvent donner l'illustration d'une norme, ce pourquoi le traître est un personnage clé, car celui qui transgresse révèle en même temps. Cette norme lui échappe aussi, à cause des tourbillons de la fiction, de la logique de la création d'une part, mais, d'autre part, parce que les pratiques judiciaires du Moyen Age offrent aussi une vraie palette de comportements et de conceptions, même avec la régulation progressive qui s'opère sous la double pression de la construction d'un Etat moderne et de l'influence du droit savant. La chanson de geste n'est-elle pas alors une véritable " machine judiciaire ", non exclusivement, certes, mais profondément, selon une mécanique aux robustes rouages, toutefois sujette à étonnantes variations, pouvant aller jusqu'au grippage ? A une telle question tentent de répondre les contributions réunies ici, à la suite d'un colloque s'étant tenu à la Faculté des Lettres d'Orléans, les 21 et 22 juin 2007 dans le cadre du programme de recherche La lettre er le droit.
Parler de l'importance du cheval au Moyen ge est un lieu commun. Moyen de transport des hommes comme des denres, lment dcisif dans les guerres, le cheval tait une richesse dont il fallait prendre soin. Il n'est donc pas tonnant que l'hippiatrie, mdecine vtrinaire des chevaux exerce par les marchaux , ait t une discipline dveloppe de l'Orient l'Occident. Au milieu du XIIIe sicle, Jordanus Rufus, marchal au service de Frdric II de Hohenstaufen, compose, probablement en latin, un trait d'hippiatrie et d'hippologie qui eut un grand retentissement. Son influence s'tendit sur plusieurs sicles. De cet ouvrage, nous donnons l'dition d'une traduction en franais effectue vers 1300, laquelle nous avons adjoint glossaire, notes et index car par [le cheval] li roy, li prince sont connets des austres povres gens. Rufus
Le complot, à l'instar de la trahison, avec laquelle il partage de nombreux points communs, est structurellement un crime du signe, où l'interprétation des faits importe au moins autant que les faits eux-mêmes. Dans la mesure, en effet, où la réussite d'un complot réside pour une bonne part en son degré de clandestinité, le vide discursif qui l'entoure entraîne, par contrecoup, un affolement des interprétations et la production d'un discours explicatif chargé de remplir, tant bien que mal, les interstices d'une connaissance partiellement conjecturale. Avec le complot, la conjuration, l'historien navigue donc entre le domaine fictionnel du signe qu'il doit interpréter et la réalité matérielle des événements et des actes qu'il s'efforce de saisir. Dans une société médiévale du code d'honneur, dans laquelle la morale chrétienne insiste sur les mérites de la lumière, du "visage ouvert" et des "yeux fenêtres de l'âme", le complot, la conjuration n'en paraissent que plus graves et condamnables. Mais comment condamner ce qui, justement, se cache dans les ténèbres et frôle, par essence, l'indicible? L'objet de ce livre, qui repose sur la rencontre de spécialistes de différentes disciplines, est de tenter de répondre à un certain nombre de questions en essayant, justement, d'apporter quelque lumière sur le crime de l'ombre.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.