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L'encrier revanche. Ode au bousillé
Rapilly Robert
INVENIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782376800217
Le MusVerre, musée départemental du verre à Sars-Poteries, dans le Nord, présente une collection de "bousillés" unique au monde. Objets réalisés par les ouvriers verriers de la région durant leur temps de loisirs et pour leur propre compte, les "bousillés" sont les témoins de leur savoir-faire exceptionnel. Parmi ceux-ci, une série de faux encriers, appelés "encriers revanche", disent la fierté de ces hommes, comme une réponse à leurs patrons. Dans la forme d'un pantoum et répondant à la contrainte oulipienne, Robert Rapilly s'est saisi de l'un de ces encriers. Cinq poèmes délimitent ce pantoum, forme paradoxale, partiellement cyclique, qui se veut en phase avec la boule de verre qui tourne et se transforme. La résonance entre le sujet de son texte et la facture du poème, tournant et se transformant, dit la beauté plastique autant que l'ingéniosité technique de cet encrier. Véritable objet plurisensoriel, le livre est augmenté d'un contenu numérique qui emmènera le lecteur dans un univers sonore et lui permettra d'appréhender l'objet en 3D.
1888, « El Ferrocarril de Santa Fives », ou la préparation du voyage de Manuel Mauraens pour Santa Fe à partir de Lille. Manuel Mauraens, ouvrier promu ingénieur, s?apprête à gagner l?Argentine. Il y supervisera les travaux de la ligne ferroviaire Santa Fe-Tucuman. On suit Manuel à l?affût des livres de son temps, des comptes-rendus industriels, des articles de presse et d?encyclopédies, des photos, gravures, croquis et plans. Source précise et précieuse, il correspond avec Conrad Claeys, collègue de la Compagnie de Fives-Lille, qui l?a précédé là-bas en 1883 pour y installer une raffinerie de sucre. Par allers et retours successifs, le récit alterne épisodes vécus en France et visions d?une Argentine promise. Trempées au réel d?un siècle de fer et de feu, les intuitions, conjectures, anticipations, tout un cheminement mental, revêtent une forme poétique.À l?ombre tutélaire des maîtres oulipiens, l?auteur s?est attaché à donner à son écriture une précision digne des techniques de la révolution industrielle.
Résumé : À l'heure où le quartier de Fives est sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale, Un Voyage d'Envers nous plonge dans les souvenirs de Manuel Mauraens. Jeune Lillois témoin de l'ère industrielle, il est amené en 1888 à se rendre en Argentine pour superviser des travaux de chemins de fer. Une fois de l'autre côté de l'Atlantique, nous avançons sur les chemins d'un voyage onirique. Abipone Lules - son amie de l'époque - nous guide de forêt primaire en savane, de jungle tropicale en banquise, de fjords en ruines gothiques, de sanctuaire troglodyte en hacienda. Vikings et Incas s'y jaugent de près, Isidore Ducasse devise avec Hipparchia de Thèbes, Diogène hante Buenos Aires? Un Voyage d'Envers recèle d'autres surprises encore. Son commencement est sa fin, et sa fin son commencement. En faisant pivoter le livre à la dernière page, c'est une nouvelle lecture qui s'offre à nous. Les collages de Philippe Lemaire sont des images ambivalentes, des "ambimages" qui, à l'envers, montrent de nouveaux paysages. C'est une découverte tout à fait inédite, qui constitue en quelque sorte, le "voyage retour".
Ce soir-là, à Paris, Marina n'aurait jamais dû accepter ce rendez-vous. Lorsque la call-girl débarque chez son client, elle découvre un cadavre ; l'homme a été torturé puis exécuté, son supplice diffusé sur Internet. Maintenant, elle fuit pour sauver sa vie, traquée par des hommes déterminés appartenant à une organisation aux moyens sans limites et aux ramifications planétaires. Mais Marina est-elle bien la jeune femme qu'elle prétend être ? Comment a-t-elle perdu la mémoire deux ans plus tôt ? Quel est ce terrifiant secret qui la ramène sans cesse en Russie ? Qui est ce tueur qui signe chacun de ses meurtres d'un triangle sur l'aine de ses victimes ? Et pourquoi ce dragon noir la hante-t-elle ? Et si, pour une fois, la proie se retournait contre ceux qui la chassent ?
Résumé : Le premier album du Velvet Underground ne se serait vendu qu'à 30000 exemplaires mais il aurait déclenché la création d'autant de groupes. Sans trop s'avancer, on peut prétendre que les disques de The Cure ont inspiré au moins dix fois plus de formations à travers la planète tout au long de leur quatre décennies d'existence. De Massive Attack à Placebo, de Smashing Pumpkins à Interpol, de Muse à Radiohead, tous lui doivent un petit quelque chose. Une étincelle de magie noire. En attendant la sortie d'un 14e album studio, cet ouvrage se propose de revenir sur le fabuleux destin de ce qui a commencé comme un simple trio dans une petite ville nommé Crawley. II était une fois Three Imaginary Boys...
Allemand Evelyne-Dorothée ; Viéville Dominique ; G
Ce livre et l'exposition qu'il accompagne présentent un dialogue entre Auguste Rodin, Constantin Brancusi et Carl Andre, trois artistes qui ont bouleversé l'histoire de la sculpture. Réaliser cette exposition, c'est interroger la question du socle et la relation de la sculpture à l'espace. Aujourd'hui, c'est surtout, dans une vision beaucoup plus large, révéler l'interaction entre des procédés de création - assemblage, dessin, photographie... Jusqu'à l'époque moderne, le socle était purement fonctionnel, même si son style s'adaptait à la sculpture qu'il sacralisait. Les fondements de cette tradition du socle sont ébranlés pour la première fois avec Les Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin (Paris,1840 - Meudon,1917), avant d'être mis en question par Constantin Brancusi. C'est La Colonne sans fin de Brancusi (Hobita, Roumanie, 1876 - Paris, 1957) qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, Etats-Unis, 1935), sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie. Carl Andre propose une expérience de l'oeuvre, une expérience sensible et physique, de ses éléments, de son matériau, de son espace, du déplacement du visiteur pour éprouver le lieu : "la sculpture comme lieu". La sculpture change de statut. C'est aussi mettre en perspective Rodin, Brancusi et Carl Andre au regard d'artistes du XXe siècle et de l'art contemporain pour lesquels la question du socle et sa remise en cause ont une profonde résonance : Stephan Balkenhol, Vincent Barré, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Côme Mosta-heirt, Tamara Van San, Peter Soriano, Elmar Trenkwalder.
Cofondateur en 1957 de l'Atelier de la Monnaie, Jean Brisy (1924-1991) a développé une oeuvre céramique tout à la fois empreinte de diverses influences et explorant des voies très personnelles. Aucun ouvrage n'ayant été jusqu'alors consacré à l'homme et à son travail, Béatrice Brisy, sa compagne, entreprend ici de raconter l'histoire ; celle qui voit un jeune étudiant des Beaux-Arts de Lille embrasser le métier de céramiste, créer avec quelques proches un collectif qui marquera durablement la vie artistique lilloise, puis faire de son atelier – une sombre cave de la rue de la Monnaie – le foyer d'une intense vie festive et créative. Ni ouvrage monographique ni étude critique, mais parcours sensible dans la vie et l'oeuvre de cet homme entier et sincère, ce livre, imaginé par les éditions invenit, devrait réparer une lacune. Pour la plus grande satisfaction de ceux, amis ou amateurs, chez qui le souvenir de la personne de Jean Brisy reste vivace, il réveillera des souvenirs émus. Chez ceux qui découvriront son travail, il montrera comment l'art céramique, quand il est porté à ce point d'engagement, peut devenir source de grande joie pour celui qui crée autant que pour celui qui regarde.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.