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Rodin, Brancusi, Carl Andre... Le socle, Textes en français et anglais
Allemand Evelyne-Dorothée ; Viéville Dominique ; G
INVENIT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782376800088
Ce livre et l'exposition qu'il accompagne présentent un dialogue entre Auguste Rodin, Constantin Brancusi et Carl Andre, trois artistes qui ont bouleversé l'histoire de la sculpture. Réaliser cette exposition, c'est interroger la question du socle et la relation de la sculpture à l'espace. Aujourd'hui, c'est surtout, dans une vision beaucoup plus large, révéler l'interaction entre des procédés de création - assemblage, dessin, photographie... Jusqu'à l'époque moderne, le socle était purement fonctionnel, même si son style s'adaptait à la sculpture qu'il sacralisait. Les fondements de cette tradition du socle sont ébranlés pour la première fois avec Les Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin (Paris,1840 - Meudon,1917), avant d'être mis en question par Constantin Brancusi. C'est La Colonne sans fin de Brancusi (Hobita, Roumanie, 1876 - Paris, 1957) qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, Etats-Unis, 1935), sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie. Carl Andre propose une expérience de l'oeuvre, une expérience sensible et physique, de ses éléments, de son matériau, de son espace, du déplacement du visiteur pour éprouver le lieu : "la sculpture comme lieu". La sculpture change de statut. C'est aussi mettre en perspective Rodin, Brancusi et Carl Andre au regard d'artistes du XXe siècle et de l'art contemporain pour lesquels la question du socle et sa remise en cause ont une profonde résonance : Stephan Balkenhol, Vincent Barré, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Côme Mosta-heirt, Tamara Van San, Peter Soriano, Elmar Trenkwalder.
Alors que la notion d'égalité a longtemps signifié une égalité formelle en droit, la jurisprudence et la loi apprécient désormais l'égalité par rapport à des situations de fait pouvant justifier des différences de traitement. C'est alors en termes de discriminations justifiées que la problématique de l'égalité dans l'accès aux services publics doit être posée. Il s'agit de mieux comprendre les phénomènes de discrimination et la réglementation applicable, en tentant notamment de clarifier des critères de discriminations objectifs et pertinents. Cette thématique est traitée en premier lieu dans une approche sectorielle, pour mesurer les significations variables de l'égal accès selon les caractéristiques des services publics concernés (enseignement, santé, action sociale, transports). Une deuxième approche, plus transversale, permet d'appréhender la question de la gratuité et des tarifs dans l'accès aux services publics au regard notamment de la jurisprudence communautaire ainsi que les questions d'accès aux biens essentiels et l'accès aux services publics de certaines catégories de personnes (personnes handicapées). Enfin les travaux du colloque envisagent en troisième lieu, la place de l'égal accès aux services publics au sein des politiques menées au plan européen et national, en matière de développement territorial et d'aménagement du territoire. Ils visent à intégrer tout autant la politique de cohésion économique et sociale en Europe, la politique française des maisons de service public, la politique de la ville ou encore des obligations de service public Outre-Mer.
Cet ouvrage examine, à partir d'initiatives concrètes, les conditions de possibilité d'un développement durable "partagé" entre les entreprises et les territoires. S'il part de constats préoccupants - comme les délocalisations qui semblent attester un divorce croissant entre les entreprises et les territoires - il montre aussi la diversité des politiques de développement durable conduites par les entreprises et des rapports qui en résultent avec les territoires où elles sont implantées. L'ouvrage est également l'occasion de présenter une conception originale de la prospective, à même d'éclairer les conditions d'un développement durable partagé: la "prospective du présent", appelée ainsi parce qu'elle s'emploie à mettre en évidence des "signaux faibles" susceptibles de servir de support à la co-construction de "futurs souhaitables". L'ensemble s'appuie sur les interventions de spécialistes de différents horizons disciplinaires et professionnels réunis en juin 2005 au Centre culturel international de Cerisy-la-salle, lors du colloque de prospective du présent "Entreprises, territoires construire ensemble un développement durable?".
L'utopie est un carrefour de l'histoire des idées. Ses enjeux relèvent aussi bien de la littérature que de la philosophie, l'économie politique, la sociologie, la psychanalyse ou la métaphysique. Projet ou fiction, elle compense une réalité jugée insatisfaisante, à travers l'exposition d'un microcosme homogène et stable, régi par des lois spécifiques, qui versent parfois dans l'obsession de l'ordre, voire le totalitarisme. L'utopie est tiraillée entre le mythe et l'émancipation. De cette tension, se dégagent deux registres antinomiques. Du côté de l'évasion hors de l'actuel, un regard tourné vers l'arrière, le passé, les origines, l'identité. A cette vision rétrospective correspond l'utopie régressive du paradis perdu, de l'Âge d'or, d'une Nature bienfaitrice. Du côté de l'impulsion dynamique, du ferment d'action, un regard lancé vers l'avant, le futur, l'inconnu, l'altérité. Cette vision prospective engendre l'utopie projective de la quête, de l'invention, de la Culture. L'utopie manifeste un conflit de valeurs entre les principes de Liberté et d'Égalité. La difficulté consiste en effet à concilier ces deux piliers des droits de l'homme, au profit d'une conception de la vie en société où chaque citoyen peut contribuer harmonieusement à l'édification de la Fraternité universelle.
L'histoire de la Grèce Antique est passionnante. Grâce à ce documentaire très illustré, apprends à connaître cette époque et ses habitants : les cités, les arts, les jeux olympiques, les modes de vie... Au début du livre, découvre des images à découper pour apprendre en t'amusant !
Une femme se tait. Une femme se tient. Elle attend. Que regarde-t-elle ? Que voit-elle ? Son corps est au repos, un moment, avant de se pencher, de saisir la fourche, et d'attiser le feu d'herbes. Elle arrête le spectateur, parce qu'elle est arrêtée, elle a suspendu le temps, elle s'enfonce dans les volutes de la fumée, et en elle-même, peut-être, dans les méandres de sa vie, dans les plis que font les vies, dans les plis du temps qui passe sur les corps et mange les années." Marie-Hélène Lafon a les gestes et l'odeur des brûlis dans le corps et sous la peau pour toujours ; ça remonte des enfances et du pays premier. A partir de La Brûleuse d'herbes de Jean-François Millet conservée au musée du Louvre, elle nous entraîne dans une histoire qui sent la fumée des brûlis de mars ou d'octobre.
Dans une ville désolée et fantomatique, ceinte par un vaste marécage et bordée par une mer à l'accès interdit, L'Eternel Présent fait le récit des aventures du jeune Têtu et de ses deux amis, Rouquin et Goupil, aux prises avec une société autocratique, secrète et psychotique. Guidés par leur perspicacité, les trois jeunes gens finiront par découvrir l'ineptie d'un pouvoir qui refuse de regarder son passé comme son avenir, en niant le temps qui passe. Entre l'expressionnisme de Léon Spilliaert et le réalisme magique de Paul Delvaux, deux des grandes influences de Raoul Servais, ce récit illustré de sa main rétablit la première version du scénario écrit pour le film Taxandria (1979). Avec ce conte dans la grande tradition des dystopies, le réalisateur de dessins animés à la renommée mondiale développe quelques-unes de ses obsessions personnelles et propose une réflexion profonde sur la liberté individuelle, la connaissance et l'autorité.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.