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L'éternel présent. Conte philosophique
Servais Raoul
INVENIT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782376800118
Dans une ville désolée et fantomatique, ceinte par un vaste marécage et bordée par une mer à l'accès interdit, L'Eternel Présent fait le récit des aventures du jeune Têtu et de ses deux amis, Rouquin et Goupil, aux prises avec une société autocratique, secrète et psychotique. Guidés par leur perspicacité, les trois jeunes gens finiront par découvrir l'ineptie d'un pouvoir qui refuse de regarder son passé comme son avenir, en niant le temps qui passe. Entre l'expressionnisme de Léon Spilliaert et le réalisme magique de Paul Delvaux, deux des grandes influences de Raoul Servais, ce récit illustré de sa main rétablit la première version du scénario écrit pour le film Taxandria (1979). Avec ce conte dans la grande tradition des dystopies, le réalisateur de dessins animés à la renommée mondiale développe quelques-unes de ses obsessions personnelles et propose une réflexion profonde sur la liberté individuelle, la connaissance et l'autorité.
Perversion, faux-semblants et manipulation dans ce jeu de dupe littéraire et familial.- La nouvelle oeuvre de Servais, en un volume.- Complexité psychologique des personnages.- Un dessinateur virtuose de la nature.Depuis sa rencontre avec le grand écrivain Bernard Chalenton, la vie de Claudine semble s'être arrêtée. Ne compte plus pour elle qu'un livre de cet auteur, Monsieur Blanche, qu'elle lit et relit sans relâche depuis près de vingt ans. Sa fille, Colette, qu'elle a abandonnée à la naissance, décide tout de même d'essayer de communiquer avec cette femme psychologiquement fragile.Étrangère à tout, sauf à l'univers obsessionnel qu'elle a construit autour de ce roman, elle nemanifeste d'intérêt qu'à la création littéraire de sa fille, autre objet de fantasme qu'elle alimente inlassablement. Colette va accepter d'entrer dans la névrose de sa mère pour communiquer avec elle. Mais ce qui n'était au départ qu'un substrat thérapeutique, va prendre une dimension inattendue lorsqu'entre en scène Bernard Chalenton, le fameux écrivain, dont l'aura neparvient à dissimuler la perversion. Le voyage littéraire auquel Colette avait accepté de se prêter se transforme en une lutte larvée avec cet homme auquel elle est bien plus liée qu'elle ne le croit. Une lutte qui autorise toutes les armes, de la séduction au mensonge, en passant par la manipulation. Une oeuvre psychologiquement dense, qui interroge la part d'inné et d'acquis tapie dans les rapports de force entre des individus tour à tour rivaux, dominants et dominés.
Gilles et Angèle. Pour gagner son amour, elle est prête à tout, même au pire. Pour accomplir son destin de brigand, il est prêt au pire, mais sans elle. Des lors, l'Egorgeur blond, comme on le surnommera bientôt, va écumer la campagne, volant, pillant, massacrant dans un rire effrayant. Dès lors, la Belle Coquetière, comme on l'appellera plus tard, offrira son corps aux fermiers isolés pour mieux les dépouiller. D'errances en violences, leurs chemins vont se croiser, pour le malheur de tous. Se rejoindront-ils enfin?...
-Voici la somme d'argent qui vous revient, monsieur Van Hoppen, tâchez d'en faire bon usage. La vie dehors ne sera pas facile à reprendre au bout de douze ans. Et voici la clé de la maison dont vous avez hérité de votre mère. C'est là que vous avez décidé d'élire domicile. Vous avez de la famille qui pourra vous aider les premiers temps ? -Non ! -Il y a bien cette mystérieuse femme qui t'envoyait des colis tous les mois, Roitelet... Elle doit t'attendre dehors, je suis sûr ! Accusé de meurtre, Blaise Van Hoppen, dit le Roitelet, se retrouve enfin libre après douze ans de réclusion. Pour la population du village, c'est l'assassin qui revient sur les lieux de son crime. Les visages se ferment, et les portes se claquent sur son passage. Sans haine ni ranc?ur, le Roitelet tente de reconstruire sa vie, avec l'aide de ses plus proches alliés, les oiseaux. Ce sont eux qui lui donnent sa force. Le récit d'une rupture, d'un refus des convenances hypocrites. Un récit de convictions, et une magnifique leçon de vie.
La logique du monde fantastique n'est pas la nôtre. D'abord, elle nous apprend à n'être sûrs de rien, ni de nous ni des autres ni du monde qui peuvent se muer en monstruosités ou en féeries. Les deux univers, le sorcier et le réel, se heurtent, et lorsque la logique devient trop forte la sorcellerie disparaît dans l'étang du doute (Aurore), dans la mort du sorcier (La Tchalette), bref, toujours le fantastique détruit la preuve de son existence. Mais le sorcier oublie chaque fois un "détail" qui témoigne de sa vérité.[...] Quand j'ai dit à Jean-Claude Servais que je croyais à l'histoire de La Tchalette, quand je lui ai avoué que j'avais, moi aussi, perdu une Aurore dans le bruit de mes vingt ans, quand je lui ai dit que j'avais connu le berger Ernest, il n'a pas ri! Car, au fond de son âme, il croit aux histoires qu'il dessine; sinon, il ne les dessinerait pas! Guy Denis, écrivain et conteur ardennais.
Cofondateur en 1957 de l'Atelier de la Monnaie, Jean Brisy (1924-1991) a développé une oeuvre céramique tout à la fois empreinte de diverses influences et explorant des voies très personnelles. Aucun ouvrage n'ayant été jusqu'alors consacré à l'homme et à son travail, Béatrice Brisy, sa compagne, entreprend ici de raconter l'histoire ; celle qui voit un jeune étudiant des Beaux-Arts de Lille embrasser le métier de céramiste, créer avec quelques proches un collectif qui marquera durablement la vie artistique lilloise, puis faire de son atelier – une sombre cave de la rue de la Monnaie – le foyer d'une intense vie festive et créative. Ni ouvrage monographique ni étude critique, mais parcours sensible dans la vie et l'oeuvre de cet homme entier et sincère, ce livre, imaginé par les éditions invenit, devrait réparer une lacune. Pour la plus grande satisfaction de ceux, amis ou amateurs, chez qui le souvenir de la personne de Jean Brisy reste vivace, il réveillera des souvenirs émus. Chez ceux qui découvriront son travail, il montrera comment l'art céramique, quand il est porté à ce point d'engagement, peut devenir source de grande joie pour celui qui crée autant que pour celui qui regarde.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.