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Un voyage d'envers
Rapilly Robert ; Lemaire Philippe
CONTRE ALLEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782917817551
À l'heure où le quartier de Fives est sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale, Un Voyage d'Envers nous plonge dans les souvenirs de Manuel Mauraens. Jeune Lillois témoin de l'ère industrielle, il est amené en 1888 à se rendre en Argentine pour superviser des travaux de chemins de fer. Une fois de l'autre côté de l'Atlantique, nous avançons sur les chemins d'un voyage onirique. Abipone Lules - son amie de l'époque - nous guide de forêt primaire en savane, de jungle tropicale en banquise, de fjords en ruines gothiques, de sanctuaire troglodyte en hacienda. Vikings et Incas s'y jaugent de près, Isidore Ducasse devise avec Hipparchia de Thèbes, Diogène hante Buenos Aires? Un Voyage d'Envers recèle d'autres surprises encore. Son commencement est sa fin, et sa fin son commencement. En faisant pivoter le livre à la dernière page, c'est une nouvelle lecture qui s'offre à nous. Les collages de Philippe Lemaire sont des images ambivalentes, des "ambimages" qui, à l'envers, montrent de nouveaux paysages. C'est une découverte tout à fait inédite, qui constitue en quelque sorte, le "voyage retour".
Résumé : 40 ans de house music à travers ce titre qui a déferlé sur tous les dance floor du monde, depuis mars 1983. Ce ne serait pas drôle si un de premiers titres dédié à la collection seveninches était tout, sauf un 45 Tours. En effet : Blue Monday est un maxi 45 tours (sa taille n'est donc pas de sept pouces, mais de douze...). Le format n'est pas anodin, car c'est un morceau fait pour les discothèques, avec une durée bien plus longue qu'un single (Blue Monday dure 7 : 31). Comment ce disque, réalisé par des musiciens orphelins de leur chanteur culte de leur précédent groupe (Joy Division), prolétaires du nord de l'Angleterre ont pu chavirer à ce point les clubs de New York, Ibiza, Berlin, etc. ? Il y a un avant Blue Monday et un après. C'est sur le label indépendant Factory, que le maxi est publié. L'histoire raconte (et c'est vrai ! ) que le graphiste, Peter Saville, a désiré une fabrication spéciale pour ce disque, qui représente la modernité en illustrant un floppy disc, avec des découpages dans le carton de la pochette... Le disque coûtait plus cher qu'il ne rapportait... C'était donc pour la gloire... Sauf que le label, ne le groupe n'avait prévu de vendre... plus d'un million d'exemplaires du Maxi 45 Tours... ce qui fait de ce Maxi 45 Tours la plus grosse vente de toute l'histoire de l'industrie musicale britannique (80. 000 ex en France ! ).
1888, « El Ferrocarril de Santa Fives », ou la préparation du voyage de Manuel Mauraens pour Santa Fe à partir de Lille. Manuel Mauraens, ouvrier promu ingénieur, s?apprête à gagner l?Argentine. Il y supervisera les travaux de la ligne ferroviaire Santa Fe-Tucuman. On suit Manuel à l?affût des livres de son temps, des comptes-rendus industriels, des articles de presse et d?encyclopédies, des photos, gravures, croquis et plans. Source précise et précieuse, il correspond avec Conrad Claeys, collègue de la Compagnie de Fives-Lille, qui l?a précédé là-bas en 1883 pour y installer une raffinerie de sucre. Par allers et retours successifs, le récit alterne épisodes vécus en France et visions d?une Argentine promise. Trempées au réel d?un siècle de fer et de feu, les intuitions, conjectures, anticipations, tout un cheminement mental, revêtent une forme poétique.À l?ombre tutélaire des maîtres oulipiens, l?auteur s?est attaché à donner à son écriture une précision digne des techniques de la révolution industrielle.
Résumé : Talk Talk reste un cas à part, un ovni dans la musique pop. Dès 1984, le groupe mené par Mark Hollis se démarque avec des singles qui grimpent très hauts dans les charts européens (le flamboyant "Such A Shame" avec son éléphant qui barrit en intro, ou bien l'hypnotique "Life's What you Make It")... sauf chez eux, en Angleterre. Leur maison de disque les positionne alors comme de nouveaux Duran Duran, et les pousse à produire ces pop songs synthétiques dans l'ère du temps. Mais c'est chez Can, Traffic, Miles Davis, Debussy, Ravel ou Barték que Mark Hollis puisse son inspiration. D'album en album, Talk Talk se détourne des artifices showbiz, en quête de dépouillement, d'une musique parfaite, singulière, jusqu'à l'ultime disque de Mark en solo, paru en 1998. Depuis : le silence... Ou presque. Jusqu'à ce funeste 25 février 2019, où on apprend via le compte Twitter de Matt Johnson de The The que Mark Hollis n'est plus. Il venait d'avoir 64 ans. Talk Talk a profondément marqué l'histoire du rock, et nourri des artistes aussi divers que Radiohead, Arcade Fire, Massive Attack, Sigur Rés, Alain Bashung ou Jean-Louis Murat.
Lorsqu'elles tombent entre les mains de Félix Fénéon à la fin du XIXesiècle, Les Fables disparates d'Hérode Neth-Omphale sont perçues par le collectionneur et critique d'art comme "une opération d'une intelligence visionnaire" . Mais cet exemplaire unique de poèmes et de collages imprimé en 1884 disparaît mystérieusement peu de temps après, enveloppé d'un halo légendaire. Un demi-siècle plus tard, l'oeuvre refait surface et, par l'entremise d'un expert en éditions anciennes, est restituée aux lecteurs. Si nous savons désormais que derrière ce pseudonyme se cache une artiste venue des Andes argentines du nom d'Abipone Lules, nous ne pouvons dire comment une anticipation aboutie des collages surréalistes a pu voir le jour plus de 100 ans avant Une Semaine de bonté de Max Ernst. Les éditions invenit vous invitent à découvrir dans ce fac-similé un chef-d'oeuvre annonciateur de l'art moderne et à vous laisser surprendre à chaque page par de nouvelles fables, comme des exercices de style avant l'heure.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
Dotée d?une carte blanche dans le cadre des résidences « Mineurs d?un autre monde », Maylis de Kerangal prend un vol à destination de Kiruna et nous emmène en Laponie suédoise. Sur le mode du reportage littéraire, elle nous invite à la découverte de l?une des plus grandes exploitations minières encore en activité.
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."