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Presque-songes
Rabearivelo Jean-Joseph ; Riffard Claire
PROJECT ILES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782493036308
On ne sait si c'est de l'Est ou de l'Ouest qu'est venu le premier appel ; mais maintenant, dans leurs huttes transpercées par les étoiles et les autres sagaies des ténèbres, les coqs se dénombrent, soufflent dans des conques marines et se répondent de partout jusqu'au retour de celui qui est allé dormir dans l'océan et jusqu'à l'ascension de l'alouette qui va à sa rencontre avec des chants imbus de rosée." ; Si l'on en croit les notations figurant sur le cahier manuscrit, le premier poème de Presque-Songes a été écrit le 22 juin 1931. Jean-Joseph Rabearivelo a vingt-huit ans. Le propos du recueil est de célébrer la beauté des hautes terres malgaches, l'exubérance végétale, la puissance animale, l'alternance des saisons. Un cycle naturel fascine particulièrement le poète : celui du passage de la nuit au jour, ou du jour à la nuit. Le poète explore le thème de la naissance du jour dans trois poèmes successifs ("Naissance du jour", "Autre naissance du jour" et "Une autre"), et file ce champ lexical et symbolique dans l'ensemble du recueil. Presque-Songes est aussi une première étape dans la quête du Chant, qui trouvera son expression la plus aboutie dans Traduit de la Nuit.
Enfants d'Orphée" est un recueil de poèmes écrit par Jean-Joseph Rabearivelo, un poète malgache du XXe siècle. Dans ce recueil, Rabearivelo nous invite dans un voyage poétique à travers ses vers empreints de lyrisme et de sensibilité. Les poèmes évoquent des thèmes tels que l'amour, la nature, la mélancolie et la quête de sens dans un monde en mouvement. Les vers de Rabearivelo sont empreints de musicalité et de profondeur, reflétant sa quête intérieure et son exploration des émotions humaines. L'Orphée mentionné dans le titre évoque le célèbre personnage de la mythologie grecque, symbole de la poésie et de la musique. A travers sa poésie, Rabearivelo nous transporte dans son univers intime, où les mots deviennent des mélodies enchanteresses et des peintures émotionnelles. Ses poèmes reflètent une introspection profonde et une vision poétique du monde. Le recueil "Enfants d'Orphée" est un hommage à la beauté et à la puissance de la poésie, célébrant l'art de la création littéraire et la capacité de la poésie à toucher les coeurs et les âmes des lecteurs.
Ecrit en même temps que "Presque-Songes", "Traduit de la nuit" en est une suite composée d'une trentaine de poèmes écrits directement en français et en malgache.
Comment un Malgache, Emile Ranarivelo, né sous la royauté et fils de noble, éduqué par des missionnaires anglais, jeune homme pendant la conquête de Madagascar par la France, témoin de la résistance malgache, réussit-il à faire fortune, devenir un citoyen français influent et conclure le premier mariage avec une Française ? Ce roman se déroule à Madagascar et en France, sur deux périodes radicalement différentes : la royauté (avant la conquêtes française de 1895) et la colonie (après 1895).
Explorez le monde poétique de Jean-Joseph Rabearivelo à travers "Imaitsoanala Fille d'oiseau Cantate". Plongez dans cette oeuvre lyrique qui mélange habilement la musique des mots et l'émotion profonde pour créer une expérience poétique unique. Dans cette cantate envoûtante, l'auteur vous transporte dans un univers où la poésie et la musique se fondent pour raconter une histoire émouvante. "Imaitsoanala Fille d'oiseau" est un voyage poétique qui évoque l'amour, la nature et les émotions humaines avec une intensité captivante. Avec une plume lyrique, Jean-Joseph Rabearivelo vous guide à travers des vers qui résonnent comme une mélodie envoûtante. "Imaitsoanala Fille d'oiseau Cantate" par Jean-Joseph Rabearivelo vous convie à un voyage poétique au coeur des émotions humaines et des mystères de la nature. Explorez des vers qui chantent comme une mélodie et vous transportent dans un univers où les mots et les émotions s'unissent.
Résumé : "Naître, c'est d'abord perdre les eaux. Naître, c'est être tiré de la bulle ondoyante qui nous berçait dans sa caresse liquide. C'est devenir compact, soudain, et non environné. Tout le reste de nos vies oscillera entre ces deux pôles : se réconcilier avec notre condition liquide, chercher le réconfort d'autres îles de chair. Comprendre que sous l'illusion compacte de la densité de la chair, il y a cela, toujours, en nous : ces molécules d'eau qui sont mouvantes, sans cesse, sous le vêtement de la peau et la cuirasse des os. Ecrire est peut-être un moyen de nager vers cela". Avec Funambuler, Shenaz Patel nous entraîne sur ses chemins d'écriture. Multiples et mouvants. Quel est donc ce mystère ? s'interroge-t-elle sans cesse. Depuis les sortilèges du pays d'enfance, jusqu'aux rencontres avec ces voix d'auteur. e. s qui, dit-elle, lui ont sauvé la peau, elle navigue au coeur de l'exploration esthétique et poétique. Seule pierre de certitude : la sincérité à se dire, s'écrire, pour tenter de se rapprocher, faire archipel des îles solitaires que nous sommes. Pour elle, écrire, comme vivre, c'est funambuler. Au coeur de l'éphémère et du fugace, des déséquilibres et de l'oscillation qui font toute existence humaine. Son désespoir. Sa beauté infinie.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/
Résumé : Au bord d'une piscine, Marie fait fermenter sept jus, autant que d'enfants nés du papa parti guerroyer, plus un pour le non-né ! Elle, dont le propre père était engagé à Diên Biên Phu au moment de sa naissance, tente d'abolir chaînes et liens délétères au milieu de cette île de l'océan Indien, La Réunion. L'histoire singulière rejoint alors la collective. Marie règle son compte à l'eau qui cerne et qui a propulsé sa mère en terre violente. Sisyphe assiégée par les préjugés, elle recommence à chaque vague l'absurde de l'identité imposée. "Ni ni" qui se désire noire, [elle] refuse d'être prisonnière de l'apparence et du genre. Mais ni la société, trop lâche, ni la mère, trop saturée, ne l'entendent de cette oreille. Ses sept jus tour à tour acides, suaves, onctueux, aigres ou amers, révèlent la réalité d'une île qui existe autrement que par son volcan, ses requins et la beauté convenue de ses femmes.
Comment desserrer le carcan qu'impose la société quand on est née femme au cÅur de l'océan Indien ? En trois tableaux romanesques, Davina Ittoo nous fait entendre les femmes emmurées victimes ou volontaires. Puissantes de leur soif de liberté et d'amour, elles fissurent les murailles du mariage forcé, du désir amoureux, du deuil d'un enfant et tentent de se libérer des barrières physiques et morales imposées par une société complaisante et coupable. De souffles et de tempêtes, cernée par les vagues, l'île gronde et grouille. Les esprits y parlent à travers les rêves. La rumeur, le mauvais Åil, sont des chaînes qui répondent à d'autres esclavages et d'autres désirs de marronnages vers le Morne. Dans une langue poétique, violente et sensuelle, l'auteure interroge ce mouvement porté en chacun : le désir comme violence positive et force de libération.