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La peine de l'eau, ou Sisyphe l'Africaine
Séverin Monique
PROJECT ILES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782493036087
Au bord d'une piscine, Marie fait fermenter sept jus, autant que d'enfants nés du papa parti guerroyer, plus un pour le non-né ! Elle, dont le propre père était engagé à Diên Biên Phu au moment de sa naissance, tente d'abolir chaînes et liens délétères au milieu de cette île de l'océan Indien, La Réunion. L'histoire singulière rejoint alors la collective. Marie règle son compte à l'eau qui cerne et qui a propulsé sa mère en terre violente. Sisyphe assiégée par les préjugés, elle recommence à chaque vague l'absurde de l'identité imposée. "Ni ni" qui se désire noire, [elle] refuse d'être prisonnière de l'apparence et du genre. Mais ni la société, trop lâche, ni la mère, trop saturée, ne l'entendent de cette oreille. Ses sept jus tour à tour acides, suaves, onctueux, aigres ou amers, révèlent la réalité d'une île qui existe autrement que par son volcan, ses requins et la beauté convenue de ses femmes.
Cet ouvrage divisé en deux parties (1. Les appareils de production culinaire, 2. L?énergie, l?eau, et les ambiances dans les locaux) couvre: - le référentiel du Bac Technologique des classes de 1ère et de Terminale, - celui du Bac Pro. Restauration en ce qui concerne la connaissance des principaux équipements des locaux professionnels et la partie environnement et ambiance, - le programme du Brevet Professionnel. Sa spécialisation sur l?équipement des cuisines professionnelles et le traitement des ambiances des locaux professionnels, intéressera les étudiants en Mise à Niveau et en BTS, les professionnelles de l?hôtellerie ? restauration, les professeurs de cuisine, le domaine de la Formation continue, les professeurs de biotechnologies santé environnement, les enseignants des secteurs Bioservices des Lycées Professionnels.
Résumé : "Kan main la tandi lo roi dan lé boi, la rèn la arivé... J'ai entendu le roi dans les bois, la reine est arrivée... Lancinant, agressif, le son du roulèr et du kayanm. Mépris proche du dégoût pour ces soirées d'oubli et de liesse où se retrouvaient les déshérités du quartier. Danse de sauvages, maloya qui faisait se trémousser son père et sa mère ! Dans un livre, la légende sous l'image : "Les esclaves africains se réunissaient parfois pour danser sur des rythmes qui n'avaient rien perdu de la sauvagerie de l'Afrique." Elle n'avait vu ni roi ni reine, avait déchiré la page du livre. Elle avait honte."
Comment desserrer le carcan qu'impose la société quand on est née femme au cÅur de l'océan Indien ? En trois tableaux romanesques, Davina Ittoo nous fait entendre les femmes emmurées victimes ou volontaires. Puissantes de leur soif de liberté et d'amour, elles fissurent les murailles du mariage forcé, du désir amoureux, du deuil d'un enfant et tentent de se libérer des barrières physiques et morales imposées par une société complaisante et coupable. De souffles et de tempêtes, cernée par les vagues, l'île gronde et grouille. Les esprits y parlent à travers les rêves. La rumeur, le mauvais Åil, sont des chaînes qui répondent à d'autres esclavages et d'autres désirs de marronnages vers le Morne. Dans une langue poétique, violente et sensuelle, l'auteure interroge ce mouvement porté en chacun : le désir comme violence positive et force de libération.
Couto Mia ; Mihindou Maya ; Monteiro Rodrigues Eli
Résumé : Dans un village écrasé de soleil, les pas des hommes et des femmes martèlent le sol pour se rendre aux champs. Un enfant se tient parmi eux qui possède un secret : un bijou si mystérieux qu'il bouleverse sa grand-mère. Alors qu'il marche dans les pas des adultes s'en allant travailler, c'est une autre musique que suit le jeune garçon. Vers quelles choses invisibles vont le conduire ses pas et son coeur ? Quels secrets précieux détient sa chère aïeule ? Alors que les traditions vacillent, l'immense auteur Mozambicain Mia Couto tisse des liens entre les ombres et la lumière. Dans une magnifique parabole sur le deuil et la mémoire, il nous rappelle que le temps est une ronde. Mia Couto est né à Beira en 1955. Son oeuvre est traduite dans plus d'une trentaine de langues. Il a reçu le Prix de la Francophonie en 2012, le prix Camões en 2013, le prix Neustadt en 2014, et le prix Jan Michalski 2020 pour sa trilogie Les sables de l'empereur.
Résumé : "Je suis persuadé que nous portons tous en nous à l'état latent le besoin poétique, qui n'est pas un besoin de joliesse ou de consolation mais un désir d'effraction, le désir de sortir du carcan et qu'il est la plupart du temps, enfoui, refoulé, fui même, parce que à juste titre ressenti comme inquiétant : il inquiète, pour dire vrai, le paresseux, le conformiste par commodité, que tout homme héberge en lui, celui qui se protège de la vie". Dans la Flaque qui brille au retrait de la mer, Matière à réflexion, essai et aphorismes, Jean-Pierre Siméon s'empare avec énergie et malice de l'occasion qui lui est donnée d'apporter réponse à l'insoluble et ambigu questionnement "Mais comment donc êtes-vous devenu poète ? " . Jean-Pierre Siméon donne des clés au forçat volontaire qu'est le poète pour révolutionner cette matière qu'est la langue. Dans l'exploration de la nécessaire tension qui définit l'expérience humaine entre l'aspiration à la norme et "le désir d'effraction" - tension intrinsèque à la langue et à la vie elle-même -, c'est alors une éthique qui se dessine, une morale de l'arrachement. Quel est ce mystère d'écrire ? Qu'est-ce qui amène à l'écriture ? Quelle phrase, quel texte, peut marquer un. e auteur. e à ses débuts et pourquoi ? Quand est-ce qu'écrire devient une évidence ? Quelles influences ? Qui sont les auteur. es ou les textes qui ne quittent plus l'écrivain. e ? Dans cette collection des auteur. es s'adressent librement et dans une forme qui leur est propre à quelqu'un qui est plein de doutes, mais qui veut écrire. Confronté. e parfois à des questions insolubles, il ou elle est en recherche de réponses, de pistes pour franchir le pas. En définissant le poète et le lecteur comme dépositaires et reflets d'une même expérience, celle de l'indispensable pas de côté qu'est la parole poétique, Jean-Pierre Siméon confère au désir poétique une dimension universelle. Urgente et nécessaire, la poésie s'offre à tous comme un levier pour émouvoir le réel.
Résumé : L'île sur laquelle se déroule l'intrigue ressemble fort à la Martinique, mais il pourrait s'agir de n'importe quelle autre île perfusée où l'on ne produit plus que de l'illusion et qui se retrouverait éperdue si un jour le cargo, en provenance d'une autre société qui les alimente, n'arrivait plus. Les choses seraient particulièrement compliquées pour la Martinique et la Guadeloupe, où l'empoisonnement par le chlordécone d'une bonne partie des terres arables rendrait la tragédie plus aiguë qu'ailleurs.