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Lorsque les cerfs-volants se mettront à crier
Ittoo Davina
PROJECT ILES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782493036032
Comment desserrer le carcan qu'impose la société quand on est née femme au cÅur de l'océan Indien ? En trois tableaux romanesques, Davina Ittoo nous fait entendre les femmes emmurées victimes ou volontaires. Puissantes de leur soif de liberté et d'amour, elles fissurent les murailles du mariage forcé, du désir amoureux, du deuil d'un enfant et tentent de se libérer des barrières physiques et morales imposées par une société complaisante et coupable. De souffles et de tempêtes, cernée par les vagues, l'île gronde et grouille. Les esprits y parlent à travers les rêves. La rumeur, le mauvais Åil, sont des chaînes qui répondent à d'autres esclavages et d'autres désirs de marronnages vers le Morne. Dans une langue poétique, violente et sensuelle, l'auteure interroge ce mouvement porté en chacun : le désir comme violence positive et force de libération.
Ittoo Davina ; Ramchurn SAILESH ; Patel Shenaz ; A
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir ? ILE MAURICE : Ici s'est jouée l'Histoire. A la croisée des grandes routes maritimes qui reliaient l'Europe aux Indes orientales et à l'Extrême-Orient, l'Europe à l'Afrique, l'Afrique à l'Asie, c'est à l'île Maurice qu'accostèrent les boutres arabes, les caraques portugais, les galions ou caravelles hollandais et espagnols, les goélettes ou voiliers français et anglais... De cet incessant "trafic maritime", et humain, qui dura du XVIe au XIXe siècle, est née l'île-mosaïque. Peuplée de descendants d'esclaves africains et malgaches d'abord, d'Indiens, de descendants d'Européens, de Chinois, elle est une petite planète, un miracle de coexistence entre hindous, chrétiens, musulmans, tamouls, taoistes et bouddhistes. La littérature ne pouvait rendre cette richesse que par un imaginaire unique. Une littérature d'une grande diversité est née du terreau mauricien, irrigué parla mer indienne.
Sarita, la mère d'Arjun, pressent le malheur lorsque surgit dans le village de Rivière des Anguilles, à l'île Maurice, un enfant à six doigts. Un seul mot traverse encore les lèvres de ce garçon esseulé, frêle et muet : "misère". Arjun, le prodige joueur de vînâ le recueille. Tandis que la musique tisse d'étranges liens entre eux, les femmes du village dansent au rythme des convictions ancestrales et des désirs inavouables. Sur une île hantée par les spectres de la colonisation et de l'indépendance, le destin des habitants aux coeurs affamés de liberté se noue autour de cet être mystérieux...
Résumé : L'île sur laquelle se déroule l'intrigue ressemble fort à la Martinique, mais il pourrait s'agir de n'importe quelle autre île perfusée où l'on ne produit plus que de l'illusion et qui se retrouverait éperdue si un jour le cargo, en provenance d'une autre société qui les alimente, n'arrivait plus. Les choses seraient particulièrement compliquées pour la Martinique et la Guadeloupe, où l'empoisonnement par le chlordécone d'une bonne partie des terres arables rendrait la tragédie plus aiguë qu'ailleurs.
Couto Mia ; Mihindou Maya ; Monteiro Rodrigues Eli
Résumé : Dans un village écrasé de soleil, les pas des hommes et des femmes martèlent le sol pour se rendre aux champs. Un enfant se tient parmi eux qui possède un secret : un bijou si mystérieux qu'il bouleverse sa grand-mère. Alors qu'il marche dans les pas des adultes s'en allant travailler, c'est une autre musique que suit le jeune garçon. Vers quelles choses invisibles vont le conduire ses pas et son coeur ? Quels secrets précieux détient sa chère aïeule ? Alors que les traditions vacillent, l'immense auteur Mozambicain Mia Couto tisse des liens entre les ombres et la lumière. Dans une magnifique parabole sur le deuil et la mémoire, il nous rappelle que le temps est une ronde. Mia Couto est né à Beira en 1955. Son oeuvre est traduite dans plus d'une trentaine de langues. Il a reçu le Prix de la Francophonie en 2012, le prix Camões en 2013, le prix Neustadt en 2014, et le prix Jan Michalski 2020 pour sa trilogie Les sables de l'empereur.
Souffle coupé. Soirs de pluie où les masques se déposent, les coeurs et plaies s'apaisent. L'odeur de la mère gifle tendrement l'enfant qu'elle allaite. Moment de flottement. Symbiose entre l'esprit et le corps, entre une mère et son enfant. Les premières gorgées sont celles qui assomment l'enfant et scellent le pacte." Amère est une traversée de l'enfance brûlée par une lucidité lancinante sur le devenir adulte. Il y a là l'enfant sommé de grandir sans y avoir été préparé et qui se remémore une mère éreintée par le réel. Quelle langue pour fondre le métal de cette enfance qui enchaîne ? Nadjim Mchangama invente une forge dans laquelle il bat le fer rouge, à vif.
Résumé : "Je suis persuadé que nous portons tous en nous à l'état latent le besoin poétique, qui n'est pas un besoin de joliesse ou de consolation mais un désir d'effraction, le désir de sortir du carcan et qu'il est la plupart du temps, enfoui, refoulé, fui même, parce que à juste titre ressenti comme inquiétant : il inquiète, pour dire vrai, le paresseux, le conformiste par commodité, que tout homme héberge en lui, celui qui se protège de la vie". Dans la Flaque qui brille au retrait de la mer, Matière à réflexion, essai et aphorismes, Jean-Pierre Siméon s'empare avec énergie et malice de l'occasion qui lui est donnée d'apporter réponse à l'insoluble et ambigu questionnement "Mais comment donc êtes-vous devenu poète ? " . Jean-Pierre Siméon donne des clés au forçat volontaire qu'est le poète pour révolutionner cette matière qu'est la langue. Dans l'exploration de la nécessaire tension qui définit l'expérience humaine entre l'aspiration à la norme et "le désir d'effraction" - tension intrinsèque à la langue et à la vie elle-même -, c'est alors une éthique qui se dessine, une morale de l'arrachement. Quel est ce mystère d'écrire ? Qu'est-ce qui amène à l'écriture ? Quelle phrase, quel texte, peut marquer un. e auteur. e à ses débuts et pourquoi ? Quand est-ce qu'écrire devient une évidence ? Quelles influences ? Qui sont les auteur. es ou les textes qui ne quittent plus l'écrivain. e ? Dans cette collection des auteur. es s'adressent librement et dans une forme qui leur est propre à quelqu'un qui est plein de doutes, mais qui veut écrire. Confronté. e parfois à des questions insolubles, il ou elle est en recherche de réponses, de pistes pour franchir le pas. En définissant le poète et le lecteur comme dépositaires et reflets d'une même expérience, celle de l'indispensable pas de côté qu'est la parole poétique, Jean-Pierre Siméon confère au désir poétique une dimension universelle. Urgente et nécessaire, la poésie s'offre à tous comme un levier pour émouvoir le réel.