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Le pouvoir et la foi au Moyen Age en Bretagne et dans l'Europe de l'Ouest. Mélanges en mémoire du pr
Quaghebeur Joëlle ; Soleil Sylvain
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753510906
Hubert Guillotel a soutenu, en 1973, une thèse d'Histoire du Droit intitulée Les Actes des ducs de Bretagne (944-1148). L'édition critique de ces cent soixante et onze documents se voulait une enquête sur le pouvoir ducal en Bretagne aux Xe-XIe siècles. Ce travail monumental posait les fondements des recherches qu'il poursuivrait, avec passion, jusqu'à sa disparition en 2004. Loin d'être enfermée dans d'obscurs particularismes il voyait la Bretagne s'ouvrant, sans retard, aux réalités et innovations que connaissait alors l'Europe. Il démontra la survivance de l'ordre carolingien dans les institutions bretonnes et sut comprendre que l'histoire de l'Eglise devait être aussi une histoire des pouvoirs et de la société. A la tête de celle-ci, la noblesse, initialement au service du titulaire de la puissance publique, entendait affermir son autorité propre. Foi due à Dieu, foi jurée au prince ou promise à son seigneur : la foi était l'un des fondements de cette société à laquelle Hubert Guillotel s'est attaché à rendre vie. Dès lors les mots de pouvoir et de foi ne pouvaient qu'être associés aux contributions qui lui sont ici offertes par ses collègues, disciples et amis. Service du Prince et encadrement des hommes et des âmes étant intimement liés, deux axes majeurs se dégagent. Le premier voit se définir comment se fonda le pouvoir sur les âmes. Juger, gouverner, combattre, tels sont ensuite les trois thèmes abordés pour appréhender le pouvoir sur les hommes. H. Guillotel a toujours tenu à étayer sa réflexion par l'archéologie, l'onomastique, la toponymie ou la linguistique. Elles trouvent donc ici la place qui leur revient. Enfin, il savait toute l'importance d'une ouverture à des espaces géographiques différents, permettant de déterminer spécificités ou ressemblances.
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
La culture coloniale, c'est aussi un univers de presse. Après un aperçu des fondements juridiques et des modalités de fonctionnement du système médiatique, le volume s'attache à quelques aventures significatives des années 1950. Les quotidiens La Presse Africaine et L'Avenir sont ainsi évoqués ou analysés. En contrepoint, l'aventure rwandaise de Hobe et celle, congolaise, de Nkuruse, deux revues catholiques pour la jeunesse, permettent de progresser dans l'étude du processus éducatif. L'évocation détaillée de l'aventure de Congo dessine un autre extrême et laisse voir ce que fut la presse qui mena à l'Indépendance, processus qui fut brusquement arrêté dans son élan par le colonisateur en perte de vitesse. Par ailleurs, s'attacher aux aperçus que donnent trois grands journaux francophones belges de sensibilités différentes, La Libre Belgique, Le Peuple et Le Soir, paraît essentiel pour cerner l'image des Congolais et du Congo en cette année-charnière qu'est 1958 - année de l'Exposition universelle à Bruxelles et de vrais bouleversements. Cette analyse se complète par la résurrection d'un document d'époque des plus singuliers: les trois articles que le jeune Roger Lallemand, futur président du Sénat, publia dans le journal du Parti Socialiste, Le Peuple, au retour d'un long voyage au Congo en 1956. Des pages qui laissent entendre un autre son de cloche que celui du discours dominant, même si le jeune homme engagé de l'Université libre de Bruxelles - qui devait plus tard défendre Régis Debray - n'envisageait pas l'Indépendance.
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
Ce volume aborde trois thèmes qui relèvent tous de l'art de vivre en société : le corps à travers les sports ou la rumba ; l'image à travers la peinture, la publicité et les films en Super 8 ; l'espace à travers l'architecture. Si le témoignage d'André Huet attire utilement notre regard vers les archives filmées des colons, archives qu'il parvint à faire renaître dans son émission Inédits de la Radio télévision belge francophone, les entretiens avec André Gascht ou Ngandu Muela Kabengibabu paraissent ouvrir, dans le domaine des arts plastiques, des horizons et des sources d'informations encore peu exploitées à ce jour. Elles entrent en résonance avec des travaux qui traitent de l'architecture coloniale et d'un peintre majeur, Auguste Mambour (1896-1968); ou des années 1920-1950, moment-clé en termes d'effervescence artistique. Elément plus populaire, mais non moins important, la publicité assume dès le départ un rôle non négligeable dans les projets d'emprise coloniale et mérite de ce fait d'être évoquée. Quant aux sports et à la rumba, ils dessinent un espace mêlant de façon originale modernisme et tradition. Ce sont là de véritables phénomènes de réaction, de réappropriation et d'invention auxquels est confronté lelecteur. S'y arrêter, c'est peut- être dépasser certains clichés.
Résumé : Anne est une adolescente aussi rêveuse que frondeuse, Ben est un sans-abri aussi vulnérable qu'ambitieux. Ces deux-là se rencontrent un soir dans une rame de métro. Dès les premiers regards, ils s'intriguent mutuellement. La conversation s'engage presque aussitôt. De mots en sourires, d'interrogations en confessions, la lycéenne choyée et le jeune vagabond s'apprivoisent peu à peu, tissant entre eux des liens aussi solides que soudains? À travers ce roman bouleversant écrit avec grâce et réalisme, Sarah Quaghebeur parvient à saisir ce fragile instant où les douces utopies de la jeunesse se heurtent à l'implacable injustice du monde adulte.
NOMMÉE Poher à l'époque carolingienne, cette terre donna une dynastie royale à la Bretagne qui dialogua d'égal à égal avec les princes francs. Terre des rois, elle occupa une place trop oubliée dans l'histoire bretonne, car jusqu'au début du XIIIe siècle, les Cornouaillais présidèrent aux destinées du duché. La reconstitution des lignages nobles, leur place dans les domaines politiques et religieux, ainsi que leurs relations avec les pouvoirs spirituels, constituent la trame initiale de ce travail. Mais la mission et la puissance des différents sanctuaires sont également précisées: Saint-Gwénolé de Landévennec, soutien de l'empereur carolingien et abbaye militaire, Notre-Dame de Locmaria, fondation du comte Alain Canhiart au milieu du XIe siècle, etc. Enfin, la vie paysanne est envisagée par le biais des textes et de l'archéologie. Ce livre se veut également une réflexion sur la notion de mémoire: le prestigieux passé connu à l'époque carolingienne fut-il préservé? Encore à l'aube du XIIIe siècle, la noblesse de Cornouaille sut se souvenir, son pays étant menacé, elle voulut se tourner vers des siècles emplis de gloire et du fracas des armes. Mais 1e destin de la Bretagne fut scellé par l'assassinat de son prince, Arthur, dernier héritier breton et cornouaillais. En 1213, une maison capétienne prit la tête du duché: là doit donc s'arrêter cette étude. L'auteur, à partir d'une étude serrée et critique des sources existantes a tenté de comprendre hommes - humbles et puissants - et institutions qui ont bâti la Cornouaille durant près de quatre siècles. Soutenue en 1994 à l'université de la Sorbonne (Paris IV), cette thèse est une contribution essentielle pour l'histoire de la Cornouaille et plus largement de la Bretagne, à une époque mal connue.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.