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Congo-Meuse N° 9 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale. Le corps ; L'imag
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296050716
Ce volume aborde trois thèmes qui relèvent tous de l'art de vivre en société : le corps à travers les sports ou la rumba ; l'image à travers la peinture, la publicité et les films en Super 8 ; l'espace à travers l'architecture. Si le témoignage d'André Huet attire utilement notre regard vers les archives filmées des colons, archives qu'il parvint à faire renaître dans son émission Inédits de la Radio télévision belge francophone, les entretiens avec André Gascht ou Ngandu Muela Kabengibabu paraissent ouvrir, dans le domaine des arts plastiques, des horizons et des sources d'informations encore peu exploitées à ce jour. Elles entrent en résonance avec des travaux qui traitent de l'architecture coloniale et d'un peintre majeur, Auguste Mambour (1896-1968); ou des années 1920-1950, moment-clé en termes d'effervescence artistique. Elément plus populaire, mais non moins important, la publicité assume dès le départ un rôle non négligeable dans les projets d'emprise coloniale et mérite de ce fait d'être évoquée. Quant aux sports et à la rumba, ils dessinent un espace mêlant de façon originale modernisme et tradition. Ce sont là de véritables phénomènes de réaction, de réappropriation et d'invention auxquels est confronté lelecteur. S'y arrêter, c'est peut- être dépasser certains clichés.
La Belgique ? Une entité pas comme les autres en Europe. La révolution de 1830 accouche d'un pays moderne. Il ne correspond pas à l'équation Langue/Etat/Nation. De cette particularité surgit, en un demi-siècle seulement, la première littérature francophone consciente d'elle-même et porteuse de chefs-d'oeuvre dans lesquels s'inventent des Formes issues de cette Histoire singulière. Cette jeune littérature, qui émerge dès les années suivant la bataille de Waterloo et le Congrès de Vienne, se révèle très vite d'une grande richesse. Dans ce premier tome d'une série de cinq, on comprendra combien les textes littéraires belges du XIXe siècle se démarquent subtilement ou ouvertement des modèles français : transgénérique et carnavalesque chez De Coster, mais aussi première fiction coloniale chez Nirep ; hantise du pictural chez Verhaeren ; questionnement de la langue chez Maeterlinck ; persistance du mythe nordique dans le dernier Eekhoud, dix ans après l'armistice de 1918 ; recours à la science-fiction chez Rosny. Les mythes, les hantises, les singularités de cette littérature trament une cohérence que ce livre restitue ; une plongée nouvelle dans l'Histoire et l'historiographie littéraire, au-delà de l'approche canonique traditionnelle.
Ce troisième tome de la recherche de Marc Quaghebeur s'attache au quart de siècle qui fait suite à la libération de la Belgique du joug nazi, période considérée comme celle des "trente Glorieuses" . Le redémarrage économico social sous parapluie américain y va de pair culturellement avec une perspective humaniste soucieuse de dépasser ou d'occulter les contradictions historiques et de célébrer l'évidence universelle de la langue française. Fil rouge du volume, l'analyse de l'impact du second conflit mondial sur le champ littéraire francophone du pays permet d'en dégager la singularité à l'heure où les préceptes néoclassiques du Manifeste du lundi entendent l'inféoder plus que jamais à la mouvance parisienne. Les quatre premiers chapitres analysent ces particularités historiques, esthétiques et institutionnelles, en scrutant notamment les contrepoids de la "paralittérature" à la sacralisation de la Poésie, comme les impasses des métadiscours consacrés aux lettres belges. La deuxième partie examine plusieurs oeuvres dans lesquelles le second conflit mondial est explicitement nommé : celles de Victor Serge, Paul Nothomb, Henry Bauchau, René Tonnoir ou Christian Dotremont. La troisième s'attache à diverses esthétiques originales qui procèdent d'une métamorphose de l'indicible : Réalisme magique d'un Paul Willems ; Analogie chère à Suzanne Lilar ; Mythique chez Henry Bauchau ; Page-paysage pour Christian Dotremont ; Féérique de Maurice Maeterlinck dans sa pièce inédite La Nuit des enfants. La quatrième, enfin, examine la célébration comme la perception du chant du cygne de Valeurs qui avaient structuré l'avant-guerre et s'étaient perpétuées dans l'immédiat après-guerre : la domination coloniale, la Littérature façon NRF, la Révolution ou la Belgique de papa. Daniel Gillès, Maria Van Rysselberghe, Charles Paron et Jacques Brel sont particulièrement étudiés à cette aune. Un livre qui ouvre de nouvelles formes de compréhension de l'époque précédant la proclamation de la belgitude.
Douze livres, douze auteurs. Au centre, donc, douze écritures, en paroles propres avec des facilitateurs. Au final, deux synthèses critiques. Une formule originale pour accéder aux continents francophones, à leur autonomie comme à leur singularité. Ces témoignages concernent la Belgique ou la Suisse, l'Europe centrale, le Québec, le Congo et le Cameroun, les Antilles ou le Maghreb. Les conflits israélo-arabes, les séquelles coloniales au Maghreb, l'occupation américaine en Irak, le 11 septembre 2001, la mémoire européenne d'après le génocide, les guerres interafricaines ou les situations postcoloniales dans les Caraïbes y sont évoqués, comme la violence des éléments ou celle de l'univers avec lequel l'homme contemporain tente de rompre. Quelque chose donc qui est l'Histoire, et qui est plus que l'Histoire telle qu'elle prétend se raconter ou se considérer. Le propre de la littérature n'est-il pas d'y immerger le lecteur à partir de la mise en jeu d'une ou de plusieurs subjectivités ? Les littératures francophones le laissent entrevoir tout particulièrement.
Résumé : En 1976, la notion de belgitude ouvrit un débat qui devait s'avérer fécond. Consacré à la Belgique, Europalia 80 constitua par ailleurs un moment important dans la prise de conscience de la spécificité du champ littéraire belge de langue française. Mais il manquait encore un ouvrage qui marque les repères, dégage les étapes de l'histoire littéraire et sorte le commentaire de l'énumération et du pointillisme. Telle fut la mission de l'Alphabet des Lettres belges de langue française, dont la longue préface, Balises pour l'histoire de nos Lettres souleva un beau tollé lorsqu'elle parut. Ce texte stimulant conserve aujourd'hui encore tout son pouvoir d'ouverture.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !