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Congo-Meuse N° 8 : Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale. Presse ; Archives
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296050709
La culture coloniale, c'est aussi un univers de presse. Après un aperçu des fondements juridiques et des modalités de fonctionnement du système médiatique, le volume s'attache à quelques aventures significatives des années 1950. Les quotidiens La Presse Africaine et L'Avenir sont ainsi évoqués ou analysés. En contrepoint, l'aventure rwandaise de Hobe et celle, congolaise, de Nkuruse, deux revues catholiques pour la jeunesse, permettent de progresser dans l'étude du processus éducatif. L'évocation détaillée de l'aventure de Congo dessine un autre extrême et laisse voir ce que fut la presse qui mena à l'Indépendance, processus qui fut brusquement arrêté dans son élan par le colonisateur en perte de vitesse. Par ailleurs, s'attacher aux aperçus que donnent trois grands journaux francophones belges de sensibilités différentes, La Libre Belgique, Le Peuple et Le Soir, paraît essentiel pour cerner l'image des Congolais et du Congo en cette année-charnière qu'est 1958 - année de l'Exposition universelle à Bruxelles et de vrais bouleversements. Cette analyse se complète par la résurrection d'un document d'époque des plus singuliers: les trois articles que le jeune Roger Lallemand, futur président du Sénat, publia dans le journal du Parti Socialiste, Le Peuple, au retour d'un long voyage au Congo en 1956. Des pages qui laissent entendre un autre son de cloche que celui du discours dominant, même si le jeune homme engagé de l'Université libre de Bruxelles - qui devait plus tard défendre Régis Debray - n'envisageait pas l'Indépendance.
Belgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues... Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d'une Belgique ? : celle de l'auteur.
La présence des femmes dans le champ de l'Histoire littéraire belge francophone est déjà le fait d'écrivaines du XIXe siècle (Robertsart, Gravière, Bervoets, Nizet, Van Rysselberghe, etc.). Il faut cependant attendre l'entre-deux-guerres pour que des noms - rares encore - s'affirment à l'égal de leurs confrères masculins (Doff, Gevers, Bourdouxhe, Ley, etc.). Après 1945, le processus s'accélère pour atteindre, au début du XXIe siècle, un rythme de croisière qui tend à rendre peu à peu superflue la question des comparaisons et des positionnements. Ce rééquilibrage salutaire, parallèle aux évolutions de la société, a été préparé par des vagues successives d'écrivaines dont le nom a compté, et qui ont investi des genres ou des univers bien différents et bien différemment (Lilar et Collin, Lejeune et Feyder, Fabien et Lalande, Malinconi et Harpman, Lamarche et Nothomb). Chacune de ces auteures contribue aux avancées du combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits et de leur qualité intrinsèque. Le volume met en valeur une vingtaine de ces trajectoires. Il porte la focale sur des écrivaines souvent commentées comme sur d'autres, presque oubliées (Watteau), voire méconnues comme auteures de fiction (Delcourt), ou point encore suffisamment entrées dans le corpus des commentaires (Nys-Mazure, Brune, Houari, Hoex, Heuffel). Il témoigne en outre d'une facette peu connue de l'immigration (Nguyên). Ces parcours individuels, comme ceux des auteures du panoramique qui ouvre ce livre, relèvent tous d'esthétiques singulières, et d'une Histoire. Le livre ne cherche pas à produire, à partir d'elles, un discours essentialiste. Il donne à (re)lire et à faire découvrir des écritures de femmes. On y perçoit souvent clairement différences ou nuances par rapport aux textes contemporains de leurs collègues masculins.
La mégapole – Paris et Londres pour l'essentiel – focalise toutes les fascinations et les révulsions du XIXe siècle. Elle suscite en réaction l'exaltation mélancolique de villes englouties dans leur passé, telles Bruges ou Venise, à l'heure où le symbole paraît pouvoir incarner le secret de l'écriture et apporter une réponse idéaliste au naturalisme, expression de toute la démesure des grandes métropoles. Des Villes tentaculaires de Verhaeren à La Ville de Claudel, de Bruges-la-Morte de Rodenbach aux villes de D'Annunzio, c'est tout ce monde contrasté et tensionnel qui surgit des contributions rassemblées dans ce volume. Un ouvrage qui s'intéresse aussi bien à des auteurs moins célèbres tels Rachilde ou Rosny, Fogazzaro, Poictevin ou Goffin, qu'à des villes moins immédiatement liées à la mémoire symboliste, Anvers, Gand, ou à la ville coloniale par exemple. Mais aussi et surtout Rome, dont la présence constitue un singulier contrepoint à Venise ou à Bruges. Ce volume va de Hugo à Fargue. Comme le veut la tradition d'Italiques, il brasse Belgique, France et Italie – avec un crochet par l'Allemagne, Bayreuth oblige.
Souvent rapprochée de l'épique alors qu'elle s'en différencie singulièrement, la Saga est passée dans le langage commun au point de se voir employée à tous vents, et souvent loin du sens originaire qui est le sien. Ce volume entend interroger la permanence et les mutations de ce genre dans les champs littéraires francophones et lusophones du XXe siècle. Il aborde en conséquence les métamorphoses du genre au contact de la société industrielle ; puis les translations qui s'imposent à l'heure de la reprise du module des Sagas par les mondes diasporiques ; enfin, l'alchimie qui voit la mémoire des vaincus s'en emparer également pour les lier à la permanence des dieux mânes. Contrastes et contradictions de l'Histoire du XXe siècle se révèlent d'autant mieux dans les différents textes commentés dans ce livre qu'ils décalent tous ou réhabitent à frais nouveaux un genre qui plonge dans l'immémorial.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.