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Écritures de femmes en Belgique francophone après 1945
Quaghebeur Marc
P.I.E. P. LANG
57,45 €
Épuisé
EAN :9782807613232
La présence des femmes dans le champ de l'Histoire littéraire belge francophone est déjà le fait d'écrivaines du XIXe siècle (Robertsart, Gravière, Bervoets, Nizet, Van Rysselberghe, etc.). Il faut cependant attendre l'entre-deux-guerres pour que des noms - rares encore - s'affirment à l'égal de leurs confrères masculins (Doff, Gevers, Bourdouxhe, Ley, etc.). Après 1945, le processus s'accélère pour atteindre, au début du XXIe siècle, un rythme de croisière qui tend à rendre peu à peu superflue la question des comparaisons et des positionnements. Ce rééquilibrage salutaire, parallèle aux évolutions de la société, a été préparé par des vagues successives d'écrivaines dont le nom a compté, et qui ont investi des genres ou des univers bien différents et bien différemment (Lilar et Collin, Lejeune et Feyder, Fabien et Lalande, Malinconi et Harpman, Lamarche et Nothomb). Chacune de ces auteures contribue aux avancées du combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits et de leur qualité intrinsèque. Le volume met en valeur une vingtaine de ces trajectoires. Il porte la focale sur des écrivaines souvent commentées comme sur d'autres, presque oubliées (Watteau), voire méconnues comme auteures de fiction (Delcourt), ou point encore suffisamment entrées dans le corpus des commentaires (Nys-Mazure, Brune, Houari, Hoex, Heuffel). Il témoigne en outre d'une facette peu connue de l'immigration (Nguyên). Ces parcours individuels, comme ceux des auteures du panoramique qui ouvre ce livre, relèvent tous d'esthétiques singulières, et d'une Histoire. Le livre ne cherche pas à produire, à partir d'elles, un discours essentialiste. Il donne à (re)lire et à faire découvrir des écritures de femmes. On y perçoit souvent clairement différences ou nuances par rapport aux textes contemporains de leurs collègues masculins.
...et il m'est revenu aussi que, sans transition, et avec toute la brutalité dont j'étais capable, j'avais demandé à la Persane si elle-même se tuerait un jour. Sur quoi elle s'était contentée de rire et avait dit oui.
La Belgique ? Une entité pas comme les autres en Europe. La révolution de 1830 accouche d'un pays moderne. Il ne correspond pas à l'équation Langue/Etat/Nation. De cette particularité surgit, en un demi-siècle seulement, la première littérature francophone consciente d'elle-même et porteuse de chefs-d'oeuvre dans lesquels s'inventent des Formes issues de cette Histoire singulière. Cette jeune littérature, qui émerge dès les années suivant la bataille de Waterloo et le Congrès de Vienne, se révèle très vite d'une grande richesse. Dans ce premier tome d'une série de cinq, on comprendra combien les textes littéraires belges du XIXe siècle se démarquent subtilement ou ouvertement des modèles français : transgénérique et carnavalesque chez De Coster, mais aussi première fiction coloniale chez Nirep ; hantise du pictural chez Verhaeren ; questionnement de la langue chez Maeterlinck ; persistance du mythe nordique dans le dernier Eekhoud, dix ans après l'armistice de 1918 ; recours à la science-fiction chez Rosny. Les mythes, les hantises, les singularités de cette littérature trament une cohérence que ce livre restitue ; une plongée nouvelle dans l'Histoire et l'historiographie littéraire, au-delà de l'approche canonique traditionnelle.
Ce troisième tome de la recherche de Marc Quaghebeur s'attache au quart de siècle qui fait suite à la libération de la Belgique du joug nazi, période considérée comme celle des "trente Glorieuses" . Le redémarrage économico social sous parapluie américain y va de pair culturellement avec une perspective humaniste soucieuse de dépasser ou d'occulter les contradictions historiques et de célébrer l'évidence universelle de la langue française. Fil rouge du volume, l'analyse de l'impact du second conflit mondial sur le champ littéraire francophone du pays permet d'en dégager la singularité à l'heure où les préceptes néoclassiques du Manifeste du lundi entendent l'inféoder plus que jamais à la mouvance parisienne. Les quatre premiers chapitres analysent ces particularités historiques, esthétiques et institutionnelles, en scrutant notamment les contrepoids de la "paralittérature" à la sacralisation de la Poésie, comme les impasses des métadiscours consacrés aux lettres belges. La deuxième partie examine plusieurs oeuvres dans lesquelles le second conflit mondial est explicitement nommé : celles de Victor Serge, Paul Nothomb, Henry Bauchau, René Tonnoir ou Christian Dotremont. La troisième s'attache à diverses esthétiques originales qui procèdent d'une métamorphose de l'indicible : Réalisme magique d'un Paul Willems ; Analogie chère à Suzanne Lilar ; Mythique chez Henry Bauchau ; Page-paysage pour Christian Dotremont ; Féérique de Maurice Maeterlinck dans sa pièce inédite La Nuit des enfants. La quatrième, enfin, examine la célébration comme la perception du chant du cygne de Valeurs qui avaient structuré l'avant-guerre et s'étaient perpétuées dans l'immédiat après-guerre : la domination coloniale, la Littérature façon NRF, la Révolution ou la Belgique de papa. Daniel Gillès, Maria Van Rysselberghe, Charles Paron et Jacques Brel sont particulièrement étudiés à cette aune. Un livre qui ouvre de nouvelles formes de compréhension de l'époque précédant la proclamation de la belgitude.
Douze livres, douze auteurs. Au centre, donc, douze écritures, en paroles propres avec des facilitateurs. Au final, deux synthèses critiques. Une formule originale pour accéder aux continents francophones, à leur autonomie comme à leur singularité. Ces témoignages concernent la Belgique ou la Suisse, l'Europe centrale, le Québec, le Congo et le Cameroun, les Antilles ou le Maghreb. Les conflits israélo-arabes, les séquelles coloniales au Maghreb, l'occupation américaine en Irak, le 11 septembre 2001, la mémoire européenne d'après le génocide, les guerres interafricaines ou les situations postcoloniales dans les Caraïbes y sont évoqués, comme la violence des éléments ou celle de l'univers avec lequel l'homme contemporain tente de rompre. Quelque chose donc qui est l'Histoire, et qui est plus que l'Histoire telle qu'elle prétend se raconter ou se considérer. Le propre de la littérature n'est-il pas d'y immerger le lecteur à partir de la mise en jeu d'une ou de plusieurs subjectivités ? Les littératures francophones le laissent entrevoir tout particulièrement.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.