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Les villes du symbolisme. Actes du colloque de Bruxelles des 23 et 24 octobre 2003
Quaghebeur Marc
PETER LANG AG
65,90 €
Épuisé
EAN :9789052013503
La mégapole – Paris et Londres pour l'essentiel – focalise toutes les fascinations et les révulsions du XIXe siècle. Elle suscite en réaction l'exaltation mélancolique de villes englouties dans leur passé, telles Bruges ou Venise, à l'heure où le symbole paraît pouvoir incarner le secret de l'écriture et apporter une réponse idéaliste au naturalisme, expression de toute la démesure des grandes métropoles. Des Villes tentaculaires de Verhaeren à La Ville de Claudel, de Bruges-la-Morte de Rodenbach aux villes de D'Annunzio, c'est tout ce monde contrasté et tensionnel qui surgit des contributions rassemblées dans ce volume. Un ouvrage qui s'intéresse aussi bien à des auteurs moins célèbres tels Rachilde ou Rosny, Fogazzaro, Poictevin ou Goffin, qu'à des villes moins immédiatement liées à la mémoire symboliste, Anvers, Gand, ou à la ville coloniale par exemple. Mais aussi et surtout Rome, dont la présence constitue un singulier contrepoint à Venise ou à Bruges. Ce volume va de Hugo à Fargue. Comme le veut la tradition d'Italiques, il brasse Belgique, France et Italie – avec un crochet par l'Allemagne, Bayreuth oblige.
L'émergence des littératures francophones constitue un des événements culturels essentiels de l'histoire de la langue française. Un événement qui n'a pas fini d'engendrer des chocs en retour tant leur prise en compte réelle met en cause les évidences supposées de siècles d'enseignement et de perception de la littérature française. Issues d'aires géographiques et d'histoire très différentes mais inscrites dans le système littéraire le plus centralisé qui soit, les littératures francophones ont certes fini par opérer une percée dans l'enseignement de la plupart des pays concernés. Il ne s'est toutefois généralement agi que de parler de celle du pays en question. L'enseignement transversal de ces littératures et leur rapport à la France métropolitaine comme leur étude dans les divers niveaux de l'enseignement secondaire supposent la révision des cadres d'approche et de légitimisation de textes qui pluralisent la perception du monde. A travers l'approche de quelques oeuvres de la seconde moitié du XXe siècle, le premier colloque de l'Association européenne des études francophones s'efforce de fournir des pistes de recherche qui ne se réduisent pas aux fondements historiques de ces littératures mais les présupposent. Les complète une étude méthodologique de Bernadette Desorbay sur ce que des concepts issus de la psychanalyse peuvent amener à la compréhension de tels faits littéraires.
La présence des femmes dans le champ de l'Histoire littéraire belge francophone est déjà le fait d'écrivaines du XIXe siècle (Robertsart, Gravière, Bervoets, Nizet, Van Rysselberghe, etc.). Il faut cependant attendre l'entre-deux-guerres pour que des noms - rares encore - s'affirment à l'égal de leurs confrères masculins (Doff, Gevers, Bourdouxhe, Ley, etc.). Après 1945, le processus s'accélère pour atteindre, au début du XXIe siècle, un rythme de croisière qui tend à rendre peu à peu superflue la question des comparaisons et des positionnements. Ce rééquilibrage salutaire, parallèle aux évolutions de la société, a été préparé par des vagues successives d'écrivaines dont le nom a compté, et qui ont investi des genres ou des univers bien différents et bien différemment (Lilar et Collin, Lejeune et Feyder, Fabien et Lalande, Malinconi et Harpman, Lamarche et Nothomb). Chacune de ces auteures contribue aux avancées du combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits et de leur qualité intrinsèque. Le volume met en valeur une vingtaine de ces trajectoires. Il porte la focale sur des écrivaines souvent commentées comme sur d'autres, presque oubliées (Watteau), voire méconnues comme auteures de fiction (Delcourt), ou point encore suffisamment entrées dans le corpus des commentaires (Nys-Mazure, Brune, Houari, Hoex, Heuffel). Il témoigne en outre d'une facette peu connue de l'immigration (Nguyên). Ces parcours individuels, comme ceux des auteures du panoramique qui ouvre ce livre, relèvent tous d'esthétiques singulières, et d'une Histoire. Le livre ne cherche pas à produire, à partir d'elles, un discours essentialiste. Il donne à (re)lire et à faire découvrir des écritures de femmes. On y perçoit souvent clairement différences ou nuances par rapport aux textes contemporains de leurs collègues masculins.
...et il m'est revenu aussi que, sans transition, et avec toute la brutalité dont j'étais capable, j'avais demandé à la Persane si elle-même se tuerait un jour. Sur quoi elle s'était contentée de rire et avait dit oui.
La Belgique ? Une entité pas comme les autres en Europe. La révolution de 1830 accouche d'un pays moderne. Il ne correspond pas à l'équation Langue/Etat/Nation. De cette particularité surgit, en un demi-siècle seulement, la première littérature francophone consciente d'elle-même et porteuse de chefs-d'oeuvre dans lesquels s'inventent des Formes issues de cette Histoire singulière. Cette jeune littérature, qui émerge dès les années suivant la bataille de Waterloo et le Congrès de Vienne, se révèle très vite d'une grande richesse. Dans ce premier tome d'une série de cinq, on comprendra combien les textes littéraires belges du XIXe siècle se démarquent subtilement ou ouvertement des modèles français : transgénérique et carnavalesque chez De Coster, mais aussi première fiction coloniale chez Nirep ; hantise du pictural chez Verhaeren ; questionnement de la langue chez Maeterlinck ; persistance du mythe nordique dans le dernier Eekhoud, dix ans après l'armistice de 1918 ; recours à la science-fiction chez Rosny. Les mythes, les hantises, les singularités de cette littérature trament une cohérence que ce livre restitue ; une plongée nouvelle dans l'Histoire et l'historiographie littéraire, au-delà de l'approche canonique traditionnelle.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.