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La Cornouaille du IXe au XIIe siècle. Mémoire, pouvoirs, noblesse
Quaghebeur Joëlle
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782868477439
NOMMÉE Poher à l'époque carolingienne, cette terre donna une dynastie royale à la Bretagne qui dialogua d'égal à égal avec les princes francs. Terre des rois, elle occupa une place trop oubliée dans l'histoire bretonne, car jusqu'au début du XIIIe siècle, les Cornouaillais présidèrent aux destinées du duché. La reconstitution des lignages nobles, leur place dans les domaines politiques et religieux, ainsi que leurs relations avec les pouvoirs spirituels, constituent la trame initiale de ce travail. Mais la mission et la puissance des différents sanctuaires sont également précisées: Saint-Gwénolé de Landévennec, soutien de l'empereur carolingien et abbaye militaire, Notre-Dame de Locmaria, fondation du comte Alain Canhiart au milieu du XIe siècle, etc. Enfin, la vie paysanne est envisagée par le biais des textes et de l'archéologie. Ce livre se veut également une réflexion sur la notion de mémoire: le prestigieux passé connu à l'époque carolingienne fut-il préservé? Encore à l'aube du XIIIe siècle, la noblesse de Cornouaille sut se souvenir, son pays étant menacé, elle voulut se tourner vers des siècles emplis de gloire et du fracas des armes. Mais 1e destin de la Bretagne fut scellé par l'assassinat de son prince, Arthur, dernier héritier breton et cornouaillais. En 1213, une maison capétienne prit la tête du duché: là doit donc s'arrêter cette étude. L'auteur, à partir d'une étude serrée et critique des sources existantes a tenté de comprendre hommes - humbles et puissants - et institutions qui ont bâti la Cornouaille durant près de quatre siècles. Soutenue en 1994 à l'université de la Sorbonne (Paris IV), cette thèse est une contribution essentielle pour l'histoire de la Cornouaille et plus largement de la Bretagne, à une époque mal connue.
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
La culture coloniale, c'est aussi un univers de presse. Après un aperçu des fondements juridiques et des modalités de fonctionnement du système médiatique, le volume s'attache à quelques aventures significatives des années 1950. Les quotidiens La Presse Africaine et L'Avenir sont ainsi évoqués ou analysés. En contrepoint, l'aventure rwandaise de Hobe et celle, congolaise, de Nkuruse, deux revues catholiques pour la jeunesse, permettent de progresser dans l'étude du processus éducatif. L'évocation détaillée de l'aventure de Congo dessine un autre extrême et laisse voir ce que fut la presse qui mena à l'Indépendance, processus qui fut brusquement arrêté dans son élan par le colonisateur en perte de vitesse. Par ailleurs, s'attacher aux aperçus que donnent trois grands journaux francophones belges de sensibilités différentes, La Libre Belgique, Le Peuple et Le Soir, paraît essentiel pour cerner l'image des Congolais et du Congo en cette année-charnière qu'est 1958 - année de l'Exposition universelle à Bruxelles et de vrais bouleversements. Cette analyse se complète par la résurrection d'un document d'époque des plus singuliers: les trois articles que le jeune Roger Lallemand, futur président du Sénat, publia dans le journal du Parti Socialiste, Le Peuple, au retour d'un long voyage au Congo en 1956. Des pages qui laissent entendre un autre son de cloche que celui du discours dominant, même si le jeune homme engagé de l'Université libre de Bruxelles - qui devait plus tard défendre Régis Debray - n'envisageait pas l'Indépendance.
Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s'attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s'attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des oeuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude. D'Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d'autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d'affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d'une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l'entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l'empreinte du silence d'Auschwitz sur la dynamique de cette génération.
Résumé : En 1976, la notion de belgitude ouvrit un débat qui devait s'avérer fécond. Consacré à la Belgique, Europalia 80 constitua par ailleurs un moment important dans la prise de conscience de la spécificité du champ littéraire belge de langue française. Mais il manquait encore un ouvrage qui marque les repères, dégage les étapes de l'histoire littéraire et sorte le commentaire de l'énumération et du pointillisme. Telle fut la mission de l'Alphabet des Lettres belges de langue française, dont la longue préface, Balises pour l'histoire de nos Lettres souleva un beau tollé lorsqu'elle parut. Ce texte stimulant conserve aujourd'hui encore tout son pouvoir d'ouverture.
C'est une histoire très secrète que raconte ce livre. Elle est éclairée de visions fugitives, de scène d'enluminures, parsemées dans les grandes ombres du Temps. Les images défilent, entre le trivial et le sublime, le sordide et l'immémorial, comme des inscriptions rupestres dont le mystère et l'évidence nous retiennent et nous échappent. L'auteur nous invite à déchiffrer une partition de signes syncopés dont le rythme est celui du sang, entre " l'émerveillement et la blessure ".
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.