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Entre belgitude et postmodernité. Textes, thèmes et styles
Quaghebeur Marc ; Zbierska-moscicka Judyta
PETER LANG AG
52,75 €
Épuisé
EAN :9782875740144
Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s'attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s'attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des oeuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude. D'Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d'autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d'affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d'une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l'entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l'empreinte du silence d'Auschwitz sur la dynamique de cette génération.
L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. A Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser. Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la "Belgique française" . Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de la génération léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste. Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière. Les deux premiers volumes de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone ont été récompensés en 2017 du prix Lucien Malpertuis. Le présent ouvrage, deuxième volet, s'est quant à lui vu décerner en 2018 le prix annuel de l'Académie des littératures 1900-1950.
Douze livres, douze auteurs. Au centre, donc, douze écritures, en paroles propres avec des facilitateurs. Au final, deux synthèses critiques. Une formule originale pour accéder aux continents francophones, à leur autonomie comme à leur singularité. Ces témoignages concernent la Belgique ou la Suisse, l'Europe centrale, le Québec, le Congo et le Cameroun, les Antilles ou le Maghreb. Les conflits israélo-arabes, les séquelles coloniales au Maghreb, l'occupation américaine en Irak, le 11 septembre 2001, la mémoire européenne d'après le génocide, les guerres interafricaines ou les situations postcoloniales dans les Caraïbes y sont évoqués, comme la violence des éléments ou celle de l'univers avec lequel l'homme contemporain tente de rompre. Quelque chose donc qui est l'Histoire, et qui est plus que l'Histoire telle qu'elle prétend se raconter ou se considérer. Le propre de la littérature n'est-il pas d'y immerger le lecteur à partir de la mise en jeu d'une ou de plusieurs subjectivités ? Les littératures francophones le laissent entrevoir tout particulièrement.
Belgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues... Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d'une Belgique ? : celle de l'auteur.
Souvent rapprochée de l'épique alors qu'elle s'en différencie singulièrement, la Saga est passée dans le langage commun au point de se voir employée à tous vents, et souvent loin du sens originaire qui est le sien. Ce volume entend interroger la permanence et les mutations de ce genre dans les champs littéraires francophones et lusophones du XXe siècle. Il aborde en conséquence les métamorphoses du genre au contact de la société industrielle ; puis les translations qui s'imposent à l'heure de la reprise du module des Sagas par les mondes diasporiques ; enfin, l'alchimie qui voit la mémoire des vaincus s'en emparer également pour les lier à la permanence des dieux mânes. Contrastes et contradictions de l'Histoire du XXe siècle se révèlent d'autant mieux dans les différents textes commentés dans ce livre qu'ils décalent tous ou réhabitent à frais nouveaux un genre qui plonge dans l'immémorial.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".