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Définitions
Putnam Hilary
ECLAT
14,50 €
Épuisé
EAN :9782905372703
Dans un long entretien accordé à Christian Bouchindhomme, Hilary Putnam évoque son itinéraire philosophique et commente les différents courants de la philosophie contemporaine. Cet entretien est précédé d'un bref article qui est au c?ur des questions que Hilary Putnam n'a cessé de poser, depuis Raison, vérité et histoire, au réalisme métaphysique et au naturalisme philosophique. Souvent cité, " Pourquoi ne peut-on pas naturaliser la raison " prolonge les discussions auxquelles l'épistémologie naturalisée de Quine a primitivement donné lieu dans la philosophie américaine des dernières décennies. Les positions qui sont désormais celles de Putnam y trouvent un utile éclairage : entre les facilités que nous procure le " point de vue de Dieu " et les impasses auxquelles nous accule le relativisme culturel, la philosophie doit se frayer une troisième voie. Cet article précis relève à ce titre d'un effort de définition et d'éclaircissement auquel le philosophe, moins que quiconque, ne peut se soustraire.
Hilary Putnam défend la thèse suivante: les critères de réalité évoluent, il n?y a pas de relation unique entre le mot et la chose désignée, le concept dépend de notre environnement physique et social, des choses n?ont de propriétés communes que dans une description singulière du monde. Ainsi, l?atome a-t-il jamais représenté la même réalité pour Démocrite et pour Niels Bohr? Il faut, pour suivre Hilary Putnam, renoncer au présupposé que le réel est « sous » ou « derrière » les apparences, que l?Un est dans le Multiple, que tout phénomène a une nature ultime. Il n?est de vérité, c?est-à-dire d?identité des significations, qu?interprétative, de réalité que contextuelle. On retrouve ce combat dans cet ouvrage qui s?attache à définir les buts et les enjeux de la philosophie.Convaincu que la nature et le statut des « valeurs » s?enracinent dans la métaphysique, il consacre à celle-ci la première partie de l?ouvrage. Plus précisément, c?est au Réalisme qu?il s?attaque, à cette doctrine-clé de notre image scientifique du monde qui pose l?Être comme indépendant de la connaissance qu?on en prend. Contestant les dichotomies qui en découlent (entre concept et objet, fait et convention, etc.), affirmant la nécessité de lier vérité et justification, Putnam développe alors les incidences éthiques et esthétiques de ces positons théoriques.
Dans cette série d'essais, Hilary Putnam, l'un des plus grands philosophes américains contemporains, s'attache à redéfinir les buts et les enjeux de la philosophie. Convaincu que la nature et le statut des "valeurs" s'enracinent dans la métaphysique, il consacre à celle-ci la première partie de l'ouvrage. Plus précisément, c'est au Réalisme qu'il s'attaque, à cette doctrine clé de notre image scientifique du monde qui pose l'Etre comme indépendant de la connaissance qu'on en prend. Contestant les dichotomies qui en découlent (entre concept et objet, fait et convention, etc.), affirmant la nécessité de lier vérité et justification. Putnam développe ensuite les incidences éthiques et esthétiques de ces positions théoriques. La dernière partie, consacrée à W. James, C.S. Pierce, et à des philosophes plus contemporains tels que Quine, Goodman ou Davidson, montre clairement l'ancrage historique de toute l'entreprise. Kant, mais aussi Wittgenstein, et le courant pragmatiste américain, occupent ici une place de choix. Le Réalisme à visage humain est bien un livre destiné d'abord aux philosophes, mais par l'amplitude des questions abordées, aussi bien que par la clarté remarquable du style, il s'adresse également à un large public.
De nombreuses questions philosophiques diverses présentent quelque rapport avec la logique. Certaines on trait à la philosophie des mathématiques, tandis que d'autres se rapportent à la philosophie du langage ou à la théorie de la connaissance. Dans cet essai, je m'intéresserai au prétendu problème ontologique interne à la philosophie de la logique et des mathématiques ; c'est-à-dire, à la question de savoir si les entités abstraites dont on parle en logique et en mathématiques existent réellement. Je me demanderai encore si, dans la logique elle-même, la référence à des entités abstraites est vraiment indispensable. Et j'aborderai par extension la question de savoir si la référence à de telles entités est nécessaire dans les sciences physiques. Mon propos n'est pas de présenter un panorama complet des opinions relatives à ces problèmes, mais d'exposer et de défendre en détail l'une d'entre elles Même si le lecteur n'et pas convaincu par mes arguments, j'espère qu'il trouvera quelque valeur à la présente discussion, ne serait-ce que sil elle contribue à bousculer ses idées reçues et à stimuler d'autres débats. "
Hilary Putnam est l'un des philosophes analytiques les plus importants. Son influence s'étend de la philosophie des mathématiques aux fondements de la psychologie, en passant par la philosophie de la physique et la philosophie du langage. Raison, vérité et histoire est toutefois son premier livre. Pour la première fois, il y aborde l'éthique. Le thème du livre est le réalisme, dans les sciences exactes, dans les sciences humaines et dans la morale. Prenant son point de départ dans la philosophie du langage et la théorie de la référence, le livre s'ouvre sur une analyse du paradoxe des cerveaux dans une cuve : si nous étions des cerveaux dans une cuve, pourrions-nous, comme le soutient le partisan du réalisme métaphysique, penser vraiment que nous le sommes ? Putnam critique ensuite deux conceptions de la rationalité scientifique et deux conceptions de la vérité auxquelles elles servent de base : celle du positivisme logique et celle du courant historiciste et relativiste. Contrairement à l'interprétation réaliste de la vérité scientifique, il n'y a, selon Putnam, pas de "point de vue de Dieu", duquel on pourrait évaluer la vérité de nos meilleures théories scientifiques. Contrairement au relativisme, il est faux, selon lui, de croire que si Dieu n'existe pas, tout est permis. Le lecteur français trouvera notamment dans ce livre une discussion des thèses d'Althusser et surtout de Foucault, comparées à celles de Kuhn et de Feyerabend. Dans la dernière partie de son livre, après avoir plaidé contre une conception trop réaliste des sciences, Putnam critique la dichotomie traditionnelle entre jugements de fait et jugements de valeur, pour défendre une conception de l'éthique plus réaliste que celle défendue par les positivistes logiques. Au fil d'une argumentation dont la qualité ne se dément jamais, le lecteur trouvera une discussion des problèmes les plus profonds de la philosophie actuelle.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.