
Raison, vérité et histoire
Hilary Putnam est l'un des philosophes analytiques les plus importants. Son influence s'étend de la philosophie des mathématiques aux fondements de la psychologie, en passant par la philosophie de la physique et la philosophie du langage. Raison, vérité et histoire est toutefois son premier livre. Pour la première fois, il y aborde l'éthique. Le thème du livre est le réalisme, dans les sciences exactes, dans les sciences humaines et dans la morale. Prenant son point de départ dans la philosophie du langage et la théorie de la référence, le livre s'ouvre sur une analyse du paradoxe des cerveaux dans une cuve : si nous étions des cerveaux dans une cuve, pourrions-nous, comme le soutient le partisan du réalisme métaphysique, penser vraiment que nous le sommes ? Putnam critique ensuite deux conceptions de la rationalité scientifique et deux conceptions de la vérité auxquelles elles servent de base : celle du positivisme logique et celle du courant historiciste et relativiste. Contrairement à l'interprétation réaliste de la vérité scientifique, il n'y a, selon Putnam, pas de "point de vue de Dieu", duquel on pourrait évaluer la vérité de nos meilleures théories scientifiques. Contrairement au relativisme, il est faux, selon lui, de croire que si Dieu n'existe pas, tout est permis. Le lecteur français trouvera notamment dans ce livre une discussion des thèses d'Althusser et surtout de Foucault, comparées à celles de Kuhn et de Feyerabend. Dans la dernière partie de son livre, après avoir plaidé contre une conception trop réaliste des sciences, Putnam critique la dichotomie traditionnelle entre jugements de fait et jugements de valeur, pour défendre une conception de l'éthique plus réaliste que celle défendue par les positivistes logiques. Au fil d'une argumentation dont la qualité ne se dément jamais, le lecteur trouvera une discussion des problèmes les plus profonds de la philosophie actuelle.
| Nombre de pages | 242 |
|---|---|
| Date de parution | 01/11/1984 |
| Poids | 282g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782707306999 |
| wmi_id_distributeur: | 26005000 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782707306999 |
|---|---|
| Titre | Raison, vérité et histoire |
| Auteur | Putnam Hilary ; Gerschenfeld Abel |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 282 |
| Date de parution | 19841101 |
| Nombre de pages | 242,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Philosophie N° 114, été 2012
Putnam Hilary ; Chrétien Jean-Louis ; Drouet IsabeCe numéro s?ouvre sur deux textes d?Hilary Putnam traduits par Mireille Duchastelle-Cabanes : « Cerveaux et comportement », paru en 1963, et « Philosophie et notre vie mentale », publié en 1973 ? ultérieurement repris comme chapitres 16 et 14 de son ouvrage Mind, Language and Reality ?, qui constituent une étape essentielle dans la pensée de l?auteur. Dans le premier, il critique le béhaviorisme logique, qui désirait évacuer toute admission d?événements mentaux doublant les comportements observables ; selon lui, une telle théorie ne saurait constituer une troisième voie entre le matérialisme et le dualisme. Dans le second, il renvoie dos à dos matérialistes et dualistes, du fait qu?ils partagent le présupposé fallacieux selon lequel si nous sommes des êtres matériels, notre psychisme doit être expliqué par les lois de la physique ; il dégage à cette fin la notion d?isomorphisme fonctionnel, qui lui permet de préserver l? autonomie explicative des états mentaux.Dans « De l?affirmation à la négation du monde dans la parole érotique », Jean-Louis Chrétien s?attache à cerner le statut du monde dans la parole amoureuse profane, afin de dévoiler une dualité essentielle à l?érôs. Si l?être aimé y apparaît fréquemment comme le « centre du monde », de sorte que le chant d?amour est par essence un chant du monde, la parole amoureuse peut en revanche adopter une forme eidétiquement distincte : celle où l?être aimé devient un « trou noir » absorbant la totalité des réalités mondaines et conduisant vers le Liebestod et l?adoration du néant. Ainsi se révèle la dualité eidétique intrinsèque de l?érôs qui, s?affranchissant de toute finitude et de tout hédonisme, possède une dimension destructrice, asociale et alégale confinant au nihilisme et à l?acosmisme.Dans « Propensions popperiennes et puissances aristotéliciennes », Isabelle Drouet traite de la philosophie des probabilités, tout entière orientée sur la question de l?interprétation de ces dernières. Selon Popper, les probabilités mesurent des tendances naturelles à produire les événements possibles, qu'il appelle propensions ; on considère généralement que cette théorie des probabilités se caractérise par sa dimension métaphysique. En confrontant le concept popperien de propension à la notion aristotélicienne de puissance, l?auteur tente d?élucider de manière systématique les implications métaphysiques de la théorie popperienne des probabilités.Dans « Levinas, Henry et la technique », François-David Sebbah se livre à une confrontation des deux phénoménologues sur le thème de la technique et l?évaluation du phénomène technologique dans le monde contemporain. Il montre ainsi comment, chez Levinas, la technique moderne a pour fonction positive et libératrice d?affranchir la subjectivité humaine de tout enracinement, pour la mettre à l?épreuve de l?infini ou du visage, par-delà le monde : par analogie avec le judaïsme, la technique permettrait l?évasion hors de l?être. Par opposition, M. Henry situe sa critique de la technique dans le prolongement du Husserl de la Krisis : comme la science moderne, elle serait oubli des qualités sensibles, donc de la Vie comme auto-affection pure ; le concept de techno-science désignerait ainsi l?acmé d?une déréalisation négative de la vie absolue.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

L'éthique sans l'ontologie
Putnam Hilary ; Fasula PierreRésumé : Philosophe américain et professeur émérite à l'université d'Harvard, Hilary Putnam a tout d'abord exploré, dans ses premiers travaux datant des années 1960, la philosophie de la logique et des mathématiques, celle du langage et de l'esprit. A partir des années 1980, les questions liées au réalisme s'inscrivent au coeur de ses analyses, dans une perspective de plus en plus pragmatiste et wittgensteinienne. Parallèlement, Putnam a toujours étudié les questions éthiques, notamment celles de la distinction fait/valeur et celles de la rationalité et de l'objectivité de nos jugements moraux. Dans L'Ethique sans Ontologie (Ethics Without Ontology, 2005), Hilary Putnam préfère aborder la question, plus générale, de l'objectivité des jugements éthiques. En accordant une place centrale à John Dewey, il achève la rupture avec le positivisme logique en éthique et participe du renouveau du pragmatisme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

De Vienne à Cambridge. L'héritage du positivisme logique
Putnam Hilary ; Hempel Carl ; Shapere Dudley ; OppRésumé : Depuis que la science existe, la philosophie n'a sans doute pas caressé de rêve plus précieux que de concilier l'empirisme avec l'existence des vérités logiques. Les positivistes logiques du Cercle de Vienne croyaient l'avoir enfin réalisé : les vérités scientifiques dépendraient de l'expérience. Or Wittgenstein voyait dans ces mêmes vérités logiques des conventions indépendantes de la réalité. Dès 1934, Popper s'opposait à l'interprétation positiviste de l'empirisme : les hypothèses scientifiques, conjectures réfutables mais invérifiables par l'expérience, ne sont pas des généralisations inductives de données observables. Après la Seconde Guerre mondiale, Quine, Goodman et Putnam soumettaient la philosophie conventionnaliste à une critique dévastatrice. Dans les années 1950, Feyerabend, Hanson, Kuhn, Lakatos et Toulmin ont rejeté carrément l'empirisme. Si le positivisme a eu tort de voir dans les vérités logiques des conventions, s'il a eu tort de faire peser sur la créativité scientifique la tyrannie de l'empirisme, comment établir les rapports entre expérience et imagination au sein de la démarche scientifique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,50 € -

Définitions
Putnam HilaryRésumé : Dans un long entretien accordé à Christian Bouchindhomme, Hilary Putnam évoque son itinéraire philosophique et commente les différents courants de la philosophie contemporaine. Cet entretien est précédé d'un bref article qui est au c?ur des questions que Hilary Putnam n'a cessé de poser, depuis Raison, vérité et histoire, au réalisme métaphysique et au naturalisme philosophique. Souvent cité, " Pourquoi ne peut-on pas naturaliser la raison " prolonge les discussions auxquelles l'épistémologie naturalisée de Quine a primitivement donné lieu dans la philosophie américaine des dernières décennies. Les positions qui sont désormais celles de Putnam y trouvent un utile éclairage : entre les facilités que nous procure le " point de vue de Dieu " et les impasses auxquelles nous accule le relativisme culturel, la philosophie doit se frayer une troisième voie. Cet article précis relève à ce titre d'un effort de définition et d'éclaircissement auquel le philosophe, moins que quiconque, ne peut se soustraire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 €
Du même éditeur
-
La Modification
Butor MichelDès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.EN STOCKCOMMANDER9,90 € -
Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
Premier combat
Moulin JeanJuin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,90 € -
La Distinction. Critique sociale du jugement
Bourdieu PierreClasseurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.EN STOCKCOMMANDER32,80 €
De la même catégorie
-
Les grands philosophes dans votre poche. Spécial bac
Girac-Marinier CarineRésumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,35 € -
La philosophie pour ceux qui ont tout oublié
Soumet Hélène ; Kerdraon Anne-Laure ; Durand ClairRésumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,90 € -
L'héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité
Lilti AntoineRésumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
500 citations de philo dans votre poche
Romeur Anne-LaureDécouvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,55 €







