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L'éthique sans l'ontologie
Putnam Hilary ; Fasula Pierre
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204101301
Philosophe américain et professeur émérite à l'université d'Harvard, Hilary Putnam a tout d'abord exploré, dans ses premiers travaux datant des années 1960, la philosophie de la logique et des mathématiques, celle du langage et de l'esprit. A partir des années 1980, les questions liées au réalisme s'inscrivent au coeur de ses analyses, dans une perspective de plus en plus pragmatiste et wittgensteinienne. Parallèlement, Putnam a toujours étudié les questions éthiques, notamment celles de la distinction fait/valeur et celles de la rationalité et de l'objectivité de nos jugements moraux. Dans L'Ethique sans Ontologie (Ethics Without Ontology, 2005), Hilary Putnam préfère aborder la question, plus générale, de l'objectivité des jugements éthiques. En accordant une place centrale à John Dewey, il achève la rupture avec le positivisme logique en éthique et participe du renouveau du pragmatisme.
Hilary Putnam est l'un des philosophes analytiques les plus importants. Son influence s'étend de la philosophie des mathématiques aux fondements de la psychologie, en passant par la philosophie de la physique et la philosophie du langage. Raison, vérité et histoire est toutefois son premier livre. Pour la première fois, il y aborde l'éthique. Le thème du livre est le réalisme, dans les sciences exactes, dans les sciences humaines et dans la morale. Prenant son point de départ dans la philosophie du langage et la théorie de la référence, le livre s'ouvre sur une analyse du paradoxe des cerveaux dans une cuve : si nous étions des cerveaux dans une cuve, pourrions-nous, comme le soutient le partisan du réalisme métaphysique, penser vraiment que nous le sommes ? Putnam critique ensuite deux conceptions de la rationalité scientifique et deux conceptions de la vérité auxquelles elles servent de base : celle du positivisme logique et celle du courant historiciste et relativiste. Contrairement à l'interprétation réaliste de la vérité scientifique, il n'y a, selon Putnam, pas de "point de vue de Dieu", duquel on pourrait évaluer la vérité de nos meilleures théories scientifiques. Contrairement au relativisme, il est faux, selon lui, de croire que si Dieu n'existe pas, tout est permis. Le lecteur français trouvera notamment dans ce livre une discussion des thèses d'Althusser et surtout de Foucault, comparées à celles de Kuhn et de Feyerabend. Dans la dernière partie de son livre, après avoir plaidé contre une conception trop réaliste des sciences, Putnam critique la dichotomie traditionnelle entre jugements de fait et jugements de valeur, pour défendre une conception de l'éthique plus réaliste que celle défendue par les positivistes logiques. Au fil d'une argumentation dont la qualité ne se dément jamais, le lecteur trouvera une discussion des problèmes les plus profonds de la philosophie actuelle.
Résumé : Que ce soit pour composer un simple bouquet à la maison, lors d'un mariage ou la décoration d'un événement exceptionnel, c'est avant tout par la couleur que les gens abordent et évoquent les fleurs. Riche de 400 superbes photographies de fleurs couvrant tout le spectre des couleurs, cet ouvrage est un guide essentiel pour tout amateur d'art floral. Véritable nuancier, il permet de comprendre et d'apprécier les fleurs par leurs couleurs. "C'est le livre que nous aurions aimé avoir quand nous avons commencé", confient les auteurs Darroch et Michael Putnam, le duo fondateur de l'agence de design floral new-yorkaise Putnam & Putnam.
Putnam Hilary ; Caveribère Marjorie ; Cometti Jean
L'opposition des faits et des valeurs est au nombre des principes dont la philosophie morale, l'épistémologie, voire l'économie politique, ont fait l'un de leurs axes majeurs. En s'y attaquant dans ce livre paru en 2002, Hilary Putnam proclame l'effondrement du dernier "dogme de l'empirisme". Le défi qu'il lui oppose renoue avec une inspiration qui fut celle des pragmatistes, à la fois par leur refus de dissocier les faits et les valeurs et par leur souci de ne pas abandonner ces dernières à la seule subjectivité. Dans sa volonté de renouveler ainsi le débat sur les valeurs, Putnam ne se contente pas d'en analyser les présupposés chez les auteurs qui en sont partie prenante, de Hume à Carnap ou de Kant à Bernard Williams, Jürgen Habermas ou Richard Rorty; il s'attache également à souligner les implications désastreuses d'une stricte dichotomie des faits et des valeurs en économie politique, conformément à ce que le prix Nobel d'économie Amartya Sen n'a cessé de montrer dans son ?uvre. L'ampleur des considérations sur lesquelles débouche le dialogue que Putnam noue avec celui-ci se mesure aux problèmes que pose désormais l'inégale répartition des richesses entre les diverses parties de la planète.