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Fait/Valeur : la fin d'un dogme et autres essais
Putnam Hilary ; Caveribère Marjorie ; Cometti Jean
ECLAT
22,50 €
Épuisé
EAN :9782841620951
L'opposition des faits et des valeurs est au nombre des principes dont la philosophie morale, l'épistémologie, voire l'économie politique, ont fait l'un de leurs axes majeurs. En s'y attaquant dans ce livre paru en 2002, Hilary Putnam proclame l'effondrement du dernier "dogme de l'empirisme". Le défi qu'il lui oppose renoue avec une inspiration qui fut celle des pragmatistes, à la fois par leur refus de dissocier les faits et les valeurs et par leur souci de ne pas abandonner ces dernières à la seule subjectivité. Dans sa volonté de renouveler ainsi le débat sur les valeurs, Putnam ne se contente pas d'en analyser les présupposés chez les auteurs qui en sont partie prenante, de Hume à Carnap ou de Kant à Bernard Williams, Jürgen Habermas ou Richard Rorty; il s'attache également à souligner les implications désastreuses d'une stricte dichotomie des faits et des valeurs en économie politique, conformément à ce que le prix Nobel d'économie Amartya Sen n'a cessé de montrer dans son ?uvre. L'ampleur des considérations sur lesquelles débouche le dialogue que Putnam noue avec celui-ci se mesure aux problèmes que pose désormais l'inégale répartition des richesses entre les diverses parties de la planète.
De nombreuses questions philosophiques diverses présentent quelque rapport avec la logique. Certaines on trait à la philosophie des mathématiques, tandis que d'autres se rapportent à la philosophie du langage ou à la théorie de la connaissance. Dans cet essai, je m'intéresserai au prétendu problème ontologique interne à la philosophie de la logique et des mathématiques ; c'est-à-dire, à la question de savoir si les entités abstraites dont on parle en logique et en mathématiques existent réellement. Je me demanderai encore si, dans la logique elle-même, la référence à des entités abstraites est vraiment indispensable. Et j'aborderai par extension la question de savoir si la référence à de telles entités est nécessaire dans les sciences physiques. Mon propos n'est pas de présenter un panorama complet des opinions relatives à ces problèmes, mais d'exposer et de défendre en détail l'une d'entre elles Même si le lecteur n'et pas convaincu par mes arguments, j'espère qu'il trouvera quelque valeur à la présente discussion, ne serait-ce que sil elle contribue à bousculer ses idées reçues et à stimuler d'autres débats. "
Hilary Putnam défend la thèse suivante: les critères de réalité évoluent, il n?y a pas de relation unique entre le mot et la chose désignée, le concept dépend de notre environnement physique et social, des choses n?ont de propriétés communes que dans une description singulière du monde. Ainsi, l?atome a-t-il jamais représenté la même réalité pour Démocrite et pour Niels Bohr? Il faut, pour suivre Hilary Putnam, renoncer au présupposé que le réel est « sous » ou « derrière » les apparences, que l?Un est dans le Multiple, que tout phénomène a une nature ultime. Il n?est de vérité, c?est-à-dire d?identité des significations, qu?interprétative, de réalité que contextuelle. On retrouve ce combat dans cet ouvrage qui s?attache à définir les buts et les enjeux de la philosophie.Convaincu que la nature et le statut des « valeurs » s?enracinent dans la métaphysique, il consacre à celle-ci la première partie de l?ouvrage. Plus précisément, c?est au Réalisme qu?il s?attaque, à cette doctrine-clé de notre image scientifique du monde qui pose l?Être comme indépendant de la connaissance qu?on en prend. Contestant les dichotomies qui en découlent (entre concept et objet, fait et convention, etc.), affirmant la nécessité de lier vérité et justification, Putnam développe alors les incidences éthiques et esthétiques de ces positons théoriques.
Résumé : Philosophe américain et professeur émérite à l'université d'Harvard, Hilary Putnam a tout d'abord exploré, dans ses premiers travaux datant des années 1960, la philosophie de la logique et des mathématiques, celle du langage et de l'esprit. A partir des années 1980, les questions liées au réalisme s'inscrivent au coeur de ses analyses, dans une perspective de plus en plus pragmatiste et wittgensteinienne. Parallèlement, Putnam a toujours étudié les questions éthiques, notamment celles de la distinction fait/valeur et celles de la rationalité et de l'objectivité de nos jugements moraux. Dans L'Ethique sans Ontologie (Ethics Without Ontology, 2005), Hilary Putnam préfère aborder la question, plus générale, de l'objectivité des jugements éthiques. En accordant une place centrale à John Dewey, il achève la rupture avec le positivisme logique en éthique et participe du renouveau du pragmatisme.
Résumé : Que ce soit pour composer un simple bouquet à la maison, lors d'un mariage ou la décoration d'un événement exceptionnel, c'est avant tout par la couleur que les gens abordent et évoquent les fleurs. Riche de 400 superbes photographies de fleurs couvrant tout le spectre des couleurs, cet ouvrage est un guide essentiel pour tout amateur d'art floral. Véritable nuancier, il permet de comprendre et d'apprécier les fleurs par leurs couleurs. "C'est le livre que nous aurions aimé avoir quand nous avons commencé", confient les auteurs Darroch et Michael Putnam, le duo fondateur de l'agence de design floral new-yorkaise Putnam & Putnam.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.