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Lectures du roman de la Rose de Guillaume de Lorris
Pomel Fabienne
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753520462
Cet ouvrage est destiné à aider les candidats à l'agrégation de Lettres Modernes 2013 à aborder le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris, tout en contribuant à nourrir les études universitaires sur un roman qui se situe au carrefour des traditions lyriques et narratives. Le livre aborde le texte comme art d'aimer et art d'écrire, à travers le rapport au modèle ovidien mais aussi plus généralement antique, le recours au songe et à la forme versifiée ou à la figure centrale de Narcisse. Il s'agit aussi de situer ce roman, continué par Jean de Meun au point de former un texte bicéphale, dans une tradition manuscrite et iconographique, mais aussi dans l'histoire de sa réception et de ses réécritures. L'Ovide moralisé, la part de Guillaume de Lorris dans la Querelle des femmes au XVe ou la réécriture par René d'Anjou dans le Livre du Coeur d'amour épris témoignent d'un succès durable tout en fournissant des lectures du texte. Le volume propose également la traduction en français d'un article et d'un chapitre de deux éminents spécialistes anglais du Roman de la Rose, ainsi qu'un repérage dans la tradition critique par une bibliographie des années 2001-2011.
Des historiens de l'art et des littéraires s'associent pour aborder le miroir comme objet, comme métaphore et comme procédé de structuration des textes et des images au Moyen Âge. Ils tentent de voir comment et pourquoi une symbolique spécifique s'est développée autour du miroir dans cette période. Le miroir, objet de l'entre-deux et de l'être comme, est fondamentalement ambigu : outil de connaissance ou du simulacre, figure de séduction ou leurre, il captive et fascine. Instrument d'une représentation néoplatonicienne du monde, mais aussi d'une pensée sotériologique chrétienne, le miroir pose, outre le problème de l'identité (divine, individuelle, sexuelle), celui de la représentation. Dans la figure du miroitier se retrouvent en effet Dieu et l'artiste, ce qui traduit une interrogation sur le droit de cité du fantasme et de l'illusion, portés par la pratique littéraire et l'image au Moyen Âge. Métaphore privilégiée du livre, le miroir exige une interprétation pour échapper aux pièges de la captation. Le recueil, articulé en cinq sections et ponctué d'extraits de textes médiévaux convoquant à divers titres le miroir, propose un parcours à travers la littérature encyclopédique, les textes narratifs, dramatiques et/ou didactiques, mais aussi les enluminures ou les valves d'ivoire raffinées qui enserraient les miroirs que s'offraient les amoureux.
Résumé : Une passion : la danse. Un rêve : devenir des Etoiles. Entre amitiés et rivalités, bienvenue à l'Ecole des Pointes ! Jessy passe les épreuves de sélection pour intégrer l'Ecole des Pointes. Si elle veut réussir, la jeune danseuse va devoir laisser sa timidité au vestiaire...
Miroirs, clefs, cornes et plumes, cloches et horloges, machines et mécanismes spectaculaires : ces différents objets emblématiques ont déjà fait l'objet d'études. Ce volume prend plus généralement le " parti-pris des choses ", à la confluence de plusieurs disciplines (histoire, histoire de l'art, archéologie, anthropologie et philosophie) en s'interrogeant sur les spécificités de l'objet au Moyen Age en littérature pour contribuer à une anthropologie historique de l'imaginaire. Pas encore doté d'une autonomie matérielle propre, l'objet médiéval, carrefour herméneutique, fonctionne comme signe d'une grande plasticité, apte à référer à autre chose qu'à lui-même, à assurer un rôle médiateur et une fonction identitaire ou transactionnelle. Il nécessite donc de prendre en considération son rapport avec le sujet. A travers différents objets ?armes, graal, cuillers ou charrettes- dans des corpus divers ? romans en vers et en prose, chansons de geste, chroniques, textes allégoriques ou lyriques- les articles combinent approche paradigmatique, générique, narrative, symbolique et idéologique. Les textes littéraires intègrent en effet les objets à une configuration signifiante pour construire des personnages et leurs trajectoires, scander les récits, ou comme marqueur générique. Signe d'un pouvoir et d'un savoir-faire, l'objet suppose un fabriquant-créateur et en aval un lecteur. L'enluminure de couverture en multipliant et décontextualisant les objets affiche leur statut de signes à décrypter. C'est que l'objet dans les textes médiévaux, avec et par-delà sa référentialité et sa fonction d'usage, s'offre d'abord à lire et interpréter.
Machines et projectiles de guerre, pièges en vénerie, mécanismes et artifices destinés à servir l'illusion théâtrale ou encore automates : ces engins médiévaux suscitent l'admiration par leur ingéniosité et leurs effets spectaculaires. Ils relèvent des arts mécaniques à une époque où les classements entre les domaines de savoir-faire fluctuent, et où la frontière entre domaine artisanal et artistique n'est pas tracée. Le savoir-faire technique, lié au corps et à la matière, oscille alors entre promotion et méfiance. Toute machine en tant que produit de l'artifice humain fait de son fabriquant un potentiel rival du Dieu créateur. Les machines invitent donc à s'interroger sur la place et la représentation de la mécanique dans la culture médiévale et plus spécialement dans les textes littéraires qui s'emparent des objets mécaniques, les mettent en scène ou usent de la métaphore mécanique pour réfléchir sur l?engin et les artifices de ta création littéraire : l?écrivain se considère lui aussi comme un artisan et le travail de la fiction pose des questions de légitimité. Les contributions de ce volume proposent donc une réflexion sur les carrefours et interactions entre arts mécaniques et imaginaire poétique et sur les ambiguïtés de la figure de l?artifex.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.