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Miroirs et jeux de miroirs dans la littérature médiévale
Pomel Fabienne ; Melchior-Bonnet Sabine
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868478634
Des historiens de l'art et des littéraires s'associent pour aborder le miroir comme objet, comme métaphore et comme procédé de structuration des textes et des images au Moyen Âge. Ils tentent de voir comment et pourquoi une symbolique spécifique s'est développée autour du miroir dans cette période. Le miroir, objet de l'entre-deux et de l'être comme, est fondamentalement ambigu : outil de connaissance ou du simulacre, figure de séduction ou leurre, il captive et fascine. Instrument d'une représentation néoplatonicienne du monde, mais aussi d'une pensée sotériologique chrétienne, le miroir pose, outre le problème de l'identité (divine, individuelle, sexuelle), celui de la représentation. Dans la figure du miroitier se retrouvent en effet Dieu et l'artiste, ce qui traduit une interrogation sur le droit de cité du fantasme et de l'illusion, portés par la pratique littéraire et l'image au Moyen Âge. Métaphore privilégiée du livre, le miroir exige une interprétation pour échapper aux pièges de la captation. Le recueil, articulé en cinq sections et ponctué d'extraits de textes médiévaux convoquant à divers titres le miroir, propose un parcours à travers la littérature encyclopédique, les textes narratifs, dramatiques et/ou didactiques, mais aussi les enluminures ou les valves d'ivoire raffinées qui enserraient les miroirs que s'offraient les amoureux.
Une passion : la danse. Un rêve : devenir des Etoiles. Entre amitiés et rivalités, bienvenue à l'Ecole des Pointes ! Les jeunes danseurs préparent leur premier concours régional. Alicia est prête à redoubler d'efforts pour pouvoir briller sur scène !
Après un succès continu jusqu'au XVIe siècle puis un oubli et un dénigrement dans le sillage d'autres textes allégoriques et religieux, l'?uvre de l'écrivain normand Guillaume de Digulleville (1295-après 1358) suscite depuis quelques années de nombreux travaux dont témoigne l'abondante bibliographie dressée ici. Le colloque d'octobre 2006 à Cerisy-la Salle a été avant tout l'occasion d'un échange entre des perspectives disciplinaires variées, pour décloisonner des recherches trop souvent isolées, dresser un état des lieux des travaux menés à ce jour et ébaucher des chantiers qui restent à explorer. Ces actes centrés sur les trois Pèlerinages de Guillaume de Digulleville proposent donc des études sur sa représentation de l'au-delà et du salut, son esthétique allégorique, sa langue, sa versification ou bien encore sur l'histoire et l'iconographie des manuscrits et imprimés de la trilogie. Figurant au nombre des textes français les plus lus de la fin du Moyen Âge, les Pèlerinages se distinguent par le nombre de leurs manuscrits et éditions anciennes, par leur audience européenne, à travers des traductions et adaptations en allemand, néerlandais, anglais, espagnol et même latin... Des mises en prose ou des réécritures partielles ont également contribué à leur succès, tout comme l'abondante iconographie qui leur est attachée. À côté des littéraires et des linguistes, les historiens du livre, les historiens de l'art, des idées ou des mentalités trouvent ici un riche domaine d'investigation. Biographie: Frédéric Duval, maître de conférences à l'université Paul Verlaine de Metz, et Fabienne Pomel, maître de conférences à l'université Rennes 2, ont organisé le colloque de Cerisy (4-8 octobre 2006) en partenariat avec les archives départementales de la Manche et dirigé la publication des Actes.
Cet ouvrage est destiné à aider les candidats à l'agrégation de Lettres Modernes 2013 à aborder le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris, tout en contribuant à nourrir les études universitaires sur un roman qui se situe au carrefour des traditions lyriques et narratives. Le livre aborde le texte comme art d'aimer et art d'écrire, à travers le rapport au modèle ovidien mais aussi plus généralement antique, le recours au songe et à la forme versifiée ou à la figure centrale de Narcisse. Il s'agit aussi de situer ce roman, continué par Jean de Meun au point de former un texte bicéphale, dans une tradition manuscrite et iconographique, mais aussi dans l'histoire de sa réception et de ses réécritures. L'Ovide moralisé, la part de Guillaume de Lorris dans la Querelle des femmes au XVe ou la réécriture par René d'Anjou dans le Livre du Coeur d'amour épris témoignent d'un succès durable tout en fournissant des lectures du texte. Le volume propose également la traduction en français d'un article et d'un chapitre de deux éminents spécialistes anglais du Roman de la Rose, ainsi qu'un repérage dans la tradition critique par une bibliographie des années 2001-2011.
Les cloches et horloges, par [émission de signaux sonores à valeur d'appel ou de rappels, engagent un rapport de l'homme au monde dans sa tentative de maîtrise et de mesure du temps. Or le changement d'instrument va de pair avec un changement de représentation temporelle, déjà souligné par les historiens. Les textes médiévaux, et particulièrement littéraires, en témoignent à leur manière, en s'appropriant ces objets dans une visée esthétique et symbolique, tout en témoignant d'un imaginaire de la matière, notamment du métallique : fruits de l'ingéniosité et d'un savoir technique, cloches et horloges y sont des objets du quotidien. Mais l'horloge mécanique, apparue au 14e siècle, est perçue comme une merveille technique, très tôt annexée en littérature. Quant à la cloche, elle se voit souvent attribuer des pouvoirs magiques de protection, comme incarnation d'une voix divine. En cela, l'une et l'autre offrent des merveilles potentielles, des outils de scansion des textes, des attributs ou emblèmes caractérisant des personnages, ou encore des supports d'action. Les articles de littéraires, historiens et historiens de [art rassemblés ici proposent une approche de l'imaginaire associé à ces objets de la mesure du temps. Ils soulignent la cohabitation au Moyen Age de plusieurs représentations temporelles, et l'ambivalence symbolique fondamentale des cloches et horloges, entre instabilité et régulation temporelle, menace et protection, croyances païennes et chrétiennes, marginalité et divinité, risque et salut. Le traitement des cloches et horloges dans le genre romanesque et les formes poétiques de la fin du Moyen Age reflète moins l'essor d'un temps rendu abstrait par le décompte technique qu'une intériorisation croissante du temps par un homme qui cherche à s'en assurer la maîtrise pour conjurer l'angoisse plus forte de la mort. C'est que la littérature est précisément un moyen de ne pas être dépossédé du temps par la technique, mais au contraire, de construire un temps subjectif tout en conjurant les angoisses associées au temps linéaire et irréversible des horloges modernes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?