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Guillaume de Digulleville. Les Pèlerinages allégoriques
Duval Frédéric ; Pomel Fabienne
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753505933
Après un succès continu jusqu'au XVIe siècle puis un oubli et un dénigrement dans le sillage d'autres textes allégoriques et religieux, l'?uvre de l'écrivain normand Guillaume de Digulleville (1295-après 1358) suscite depuis quelques années de nombreux travaux dont témoigne l'abondante bibliographie dressée ici. Le colloque d'octobre 2006 à Cerisy-la Salle a été avant tout l'occasion d'un échange entre des perspectives disciplinaires variées, pour décloisonner des recherches trop souvent isolées, dresser un état des lieux des travaux menés à ce jour et ébaucher des chantiers qui restent à explorer. Ces actes centrés sur les trois Pèlerinages de Guillaume de Digulleville proposent donc des études sur sa représentation de l'au-delà et du salut, son esthétique allégorique, sa langue, sa versification ou bien encore sur l'histoire et l'iconographie des manuscrits et imprimés de la trilogie. Figurant au nombre des textes français les plus lus de la fin du Moyen Âge, les Pèlerinages se distinguent par le nombre de leurs manuscrits et éditions anciennes, par leur audience européenne, à travers des traductions et adaptations en allemand, néerlandais, anglais, espagnol et même latin... Des mises en prose ou des réécritures partielles ont également contribué à leur succès, tout comme l'abondante iconographie qui leur est attachée. À côté des littéraires et des linguistes, les historiens du livre, les historiens de l'art, des idées ou des mentalités trouvent ici un riche domaine d'investigation. Biographie: Frédéric Duval, maître de conférences à l'université Paul Verlaine de Metz, et Fabienne Pomel, maître de conférences à l'université Rennes 2, ont organisé le colloque de Cerisy (4-8 octobre 2006) en partenariat avec les archives départementales de la Manche et dirigé la publication des Actes.
Résumé : Malgré ses nombreux atouts, la France cumule des déficits considérables, une dette publique abyssale et un chômage de masse deux fois plus élevé que celui des autres grands pays industrialisés. Cette situation résulte de nos choix collectifs : hypertrophie de notre sphère publique, excès d'impôts, de taxes et de cotisations sociales, qui nuisent à la compétitivité de notre économie et de nos entreprises. Dans le contexte de la zone euro, Frédéric Duval propose ici une description sans concession de l'état de la France, en décrypte les causes et explique avec pédagogie les dangers qui pèsent sur son économie. II rappelle avec clarté et réalisme les choix cruciaux qui s'imposent à nous en prenant appui sur les réformes engagées avec succès par les pays voisins. Guidé par l'intérêt général et soucieux de la cohésion de la France, il se livre à un examen précis et précieux de la situation et des réformes à engager.
Résumé : Ecotaxe, les coulisses d'une victoire, raconte le combat de la Bretagne pour l'abrogation de l'écotaxe. Symbolisée par le mouvement des Bonnets Rouges, cette révolte de toute une région se soldera par une victoire totale puisque le gouvernement abandonnera le projet, initié par Nicolas Sarkozy, projet que Ségolène Royal, redevenue ministre, en charge du dossier, qualifiera "d'absurde"... Derrière cette mobilisation hors-norme au sein de laquelle agriculteurs, artisans, chefs d'entreprise, salariés se sont serrés les coudes, se cache une motivation sans faille et surtout une volonté commune à tous ces participants de montrer et convaincre de l'aberration de cette nouvelle taxe qui allait notamment frapper l'agriculture, la pêche, la construction et l'industrie. Sans concession, ce livre nous fait découvrir l'expertise et l'argumentation puissantes qui ont amené les Bretons, mobilisés dès 2008, à échanger au plus haut niveau : avec les ministres en charge du dossier mais aussi avec Matignon. Le lecteur est véritablement plongé dans les coulisses des négociations et s'empare du "dossier écotaxe". Il y apprend ainsi que pour rapporter 800 millions ? à l'Etat, celle-ci allait coûter plus d'1 milliard 500 millions ? à l'économie française ! A l'heure où se tiendra prochainement la conférence mondiale sur le climat, ce livre écrit par l'un des grands spécialistes de cette taxe permet de mieux comprendre les tenants et les aboutissants d'une mesure prétendument écologique mais dont les multiples tares se sont révélées rédhibitoires.
Une classe politique désorientée, des atteintes incessantes aux valeurs républicaines, une souveraineté fragilisée, des tensions religieuses et migratoires exacerbées, ainsi qu'une écologie déconnectée, sont autant de symptômes d'un malaise intense, enraciné depuis des décennies, qui précipite le déclin de la France. Cet ouvrage propose une analyse lucide de ces signaux alarmants, invitant à une prise de conscience collective. Il offre une réflexion fouillée sur les causes profondes de cette dégradation et fournit des pistes concrètes pour engager un redressement nécessaire de la nation.
On évoque parfois la mort des langues. On peut aussi parler de leur naissance. Mais c'est là un sujet complexe : comment saisir le moment où une langue naît ? Qu'en est-il du français, héritier, entre autres, du latin ? Peut-on lui assigner une date de naissance ? Frédéric Duval esquisse le panorama de ce moment clé de l'histoire de notre langue, et évoque les manuscrits qui constituent les premiers témoignages connus du français. Le livre propose ensuite la liste élaborée par Gilles Roussineau, des plus anciens termes français tels qu'ils apparaissent dans ces textes fondateurs. Des mots lointains et cependant déjà familiers...
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.