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Cloches et horloges dans les textes médiévaux
Pomel Fabienne
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753520080
Les cloches et horloges, par [émission de signaux sonores à valeur d'appel ou de rappels, engagent un rapport de l'homme au monde dans sa tentative de maîtrise et de mesure du temps. Or le changement d'instrument va de pair avec un changement de représentation temporelle, déjà souligné par les historiens. Les textes médiévaux, et particulièrement littéraires, en témoignent à leur manière, en s'appropriant ces objets dans une visée esthétique et symbolique, tout en témoignant d'un imaginaire de la matière, notamment du métallique : fruits de l'ingéniosité et d'un savoir technique, cloches et horloges y sont des objets du quotidien. Mais l'horloge mécanique, apparue au 14e siècle, est perçue comme une merveille technique, très tôt annexée en littérature. Quant à la cloche, elle se voit souvent attribuer des pouvoirs magiques de protection, comme incarnation d'une voix divine. En cela, l'une et l'autre offrent des merveilles potentielles, des outils de scansion des textes, des attributs ou emblèmes caractérisant des personnages, ou encore des supports d'action. Les articles de littéraires, historiens et historiens de [art rassemblés ici proposent une approche de l'imaginaire associé à ces objets de la mesure du temps. Ils soulignent la cohabitation au Moyen Age de plusieurs représentations temporelles, et l'ambivalence symbolique fondamentale des cloches et horloges, entre instabilité et régulation temporelle, menace et protection, croyances païennes et chrétiennes, marginalité et divinité, risque et salut. Le traitement des cloches et horloges dans le genre romanesque et les formes poétiques de la fin du Moyen Age reflète moins l'essor d'un temps rendu abstrait par le décompte technique qu'une intériorisation croissante du temps par un homme qui cherche à s'en assurer la maîtrise pour conjurer l'angoisse plus forte de la mort. C'est que la littérature est précisément un moyen de ne pas être dépossédé du temps par la technique, mais au contraire, de construire un temps subjectif tout en conjurant les angoisses associées au temps linéaire et irréversible des horloges modernes.
Miroirs, clefs, cornes et plumes, cloches et horloges, machines et mécanismes spectaculaires : ces différents objets emblématiques ont déjà fait l'objet d'études. Ce volume prend plus généralement le " parti-pris des choses ", à la confluence de plusieurs disciplines (histoire, histoire de l'art, archéologie, anthropologie et philosophie) en s'interrogeant sur les spécificités de l'objet au Moyen Age en littérature pour contribuer à une anthropologie historique de l'imaginaire. Pas encore doté d'une autonomie matérielle propre, l'objet médiéval, carrefour herméneutique, fonctionne comme signe d'une grande plasticité, apte à référer à autre chose qu'à lui-même, à assurer un rôle médiateur et une fonction identitaire ou transactionnelle. Il nécessite donc de prendre en considération son rapport avec le sujet. A travers différents objets ?armes, graal, cuillers ou charrettes- dans des corpus divers ? romans en vers et en prose, chansons de geste, chroniques, textes allégoriques ou lyriques- les articles combinent approche paradigmatique, générique, narrative, symbolique et idéologique. Les textes littéraires intègrent en effet les objets à une configuration signifiante pour construire des personnages et leurs trajectoires, scander les récits, ou comme marqueur générique. Signe d'un pouvoir et d'un savoir-faire, l'objet suppose un fabriquant-créateur et en aval un lecteur. L'enluminure de couverture en multipliant et décontextualisant les objets affiche leur statut de signes à décrypter. C'est que l'objet dans les textes médiévaux, avec et par-delà sa référentialité et sa fonction d'usage, s'offre d'abord à lire et interpréter.
Des historiens de l'art et des littéraires s'associent pour aborder le miroir comme objet, comme métaphore et comme procédé de structuration des textes et des images au Moyen Âge. Ils tentent de voir comment et pourquoi une symbolique spécifique s'est développée autour du miroir dans cette période. Le miroir, objet de l'entre-deux et de l'être comme, est fondamentalement ambigu : outil de connaissance ou du simulacre, figure de séduction ou leurre, il captive et fascine. Instrument d'une représentation néoplatonicienne du monde, mais aussi d'une pensée sotériologique chrétienne, le miroir pose, outre le problème de l'identité (divine, individuelle, sexuelle), celui de la représentation. Dans la figure du miroitier se retrouvent en effet Dieu et l'artiste, ce qui traduit une interrogation sur le droit de cité du fantasme et de l'illusion, portés par la pratique littéraire et l'image au Moyen Âge. Métaphore privilégiée du livre, le miroir exige une interprétation pour échapper aux pièges de la captation. Le recueil, articulé en cinq sections et ponctué d'extraits de textes médiévaux convoquant à divers titres le miroir, propose un parcours à travers la littérature encyclopédique, les textes narratifs, dramatiques et/ou didactiques, mais aussi les enluminures ou les valves d'ivoire raffinées qui enserraient les miroirs que s'offraient les amoureux.
Mes p'tites questions atlas" : la collection pour découvrir les villes et les pays à hauteur d'enfant ! Déjà 8 titres parus : "Paris", "L'Angleterre", "Lyon", "Marseille", "Toulouse", "L'Espagne", "Les Etats-Unis", "L'Italie". "Mes p'tites questions - Tokyo" permet de découvrir la capitale du Japon et l'art de vivre japonais à travers seize questions d'enfants : C'est où, Tokyo ? Tokyo, c'est la ville où il y a le plus de monde ? Pourquoi tout est petit ? C'est quoi, un futon ? C'est très vieux, Tokyo ? On peut se baigner dans la mer ? Est-ce que tout le monde prend le train à Tokyo ? Qu'est-ce qu'on mange à Tokyo ? Qui est-ce qui s'habille en kimono ? Les enfants se lèvent tôt pour aller à l'école ? Pourquoi ils portent des masques sur la bouche ? Il y a souvent des tremblements de terre ? Le sumo, c'est le sport le plus pratiqué ? On peut visiter le palais de l'empereur du Japon ? Est-ce que c'est zen, Tokyo ?
Après un succès continu jusqu'au XVIe siècle puis un oubli et un dénigrement dans le sillage d'autres textes allégoriques et religieux, l'?uvre de l'écrivain normand Guillaume de Digulleville (1295-après 1358) suscite depuis quelques années de nombreux travaux dont témoigne l'abondante bibliographie dressée ici. Le colloque d'octobre 2006 à Cerisy-la Salle a été avant tout l'occasion d'un échange entre des perspectives disciplinaires variées, pour décloisonner des recherches trop souvent isolées, dresser un état des lieux des travaux menés à ce jour et ébaucher des chantiers qui restent à explorer. Ces actes centrés sur les trois Pèlerinages de Guillaume de Digulleville proposent donc des études sur sa représentation de l'au-delà et du salut, son esthétique allégorique, sa langue, sa versification ou bien encore sur l'histoire et l'iconographie des manuscrits et imprimés de la trilogie. Figurant au nombre des textes français les plus lus de la fin du Moyen Âge, les Pèlerinages se distinguent par le nombre de leurs manuscrits et éditions anciennes, par leur audience européenne, à travers des traductions et adaptations en allemand, néerlandais, anglais, espagnol et même latin... Des mises en prose ou des réécritures partielles ont également contribué à leur succès, tout comme l'abondante iconographie qui leur est attachée. À côté des littéraires et des linguistes, les historiens du livre, les historiens de l'art, des idées ou des mentalités trouvent ici un riche domaine d'investigation. Biographie: Frédéric Duval, maître de conférences à l'université Paul Verlaine de Metz, et Fabienne Pomel, maître de conférences à l'université Rennes 2, ont organisé le colloque de Cerisy (4-8 octobre 2006) en partenariat avec les archives départementales de la Manche et dirigé la publication des Actes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour