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Lire les objets médiévaux. Quand les choses font signe et sens
Pomel Fabienne
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753553095
Miroirs, clefs, cornes et plumes, cloches et horloges, machines et mécanismes spectaculaires : ces différents objets emblématiques ont déjà fait l'objet d'études. Ce volume prend plus généralement le " parti-pris des choses ", à la confluence de plusieurs disciplines (histoire, histoire de l'art, archéologie, anthropologie et philosophie) en s'interrogeant sur les spécificités de l'objet au Moyen Age en littérature pour contribuer à une anthropologie historique de l'imaginaire. Pas encore doté d'une autonomie matérielle propre, l'objet médiéval, carrefour herméneutique, fonctionne comme signe d'une grande plasticité, apte à référer à autre chose qu'à lui-même, à assurer un rôle médiateur et une fonction identitaire ou transactionnelle. Il nécessite donc de prendre en considération son rapport avec le sujet. A travers différents objets ?armes, graal, cuillers ou charrettes- dans des corpus divers ? romans en vers et en prose, chansons de geste, chroniques, textes allégoriques ou lyriques- les articles combinent approche paradigmatique, générique, narrative, symbolique et idéologique. Les textes littéraires intègrent en effet les objets à une configuration signifiante pour construire des personnages et leurs trajectoires, scander les récits, ou comme marqueur générique. Signe d'un pouvoir et d'un savoir-faire, l'objet suppose un fabriquant-créateur et en aval un lecteur. L'enluminure de couverture en multipliant et décontextualisant les objets affiche leur statut de signes à décrypter. C'est que l'objet dans les textes médiévaux, avec et par-delà sa référentialité et sa fonction d'usage, s'offre d'abord à lire et interpréter.
Les cloches et horloges, par [émission de signaux sonores à valeur d'appel ou de rappels, engagent un rapport de l'homme au monde dans sa tentative de maîtrise et de mesure du temps. Or le changement d'instrument va de pair avec un changement de représentation temporelle, déjà souligné par les historiens. Les textes médiévaux, et particulièrement littéraires, en témoignent à leur manière, en s'appropriant ces objets dans une visée esthétique et symbolique, tout en témoignant d'un imaginaire de la matière, notamment du métallique : fruits de l'ingéniosité et d'un savoir technique, cloches et horloges y sont des objets du quotidien. Mais l'horloge mécanique, apparue au 14e siècle, est perçue comme une merveille technique, très tôt annexée en littérature. Quant à la cloche, elle se voit souvent attribuer des pouvoirs magiques de protection, comme incarnation d'une voix divine. En cela, l'une et l'autre offrent des merveilles potentielles, des outils de scansion des textes, des attributs ou emblèmes caractérisant des personnages, ou encore des supports d'action. Les articles de littéraires, historiens et historiens de [art rassemblés ici proposent une approche de l'imaginaire associé à ces objets de la mesure du temps. Ils soulignent la cohabitation au Moyen Age de plusieurs représentations temporelles, et l'ambivalence symbolique fondamentale des cloches et horloges, entre instabilité et régulation temporelle, menace et protection, croyances païennes et chrétiennes, marginalité et divinité, risque et salut. Le traitement des cloches et horloges dans le genre romanesque et les formes poétiques de la fin du Moyen Age reflète moins l'essor d'un temps rendu abstrait par le décompte technique qu'une intériorisation croissante du temps par un homme qui cherche à s'en assurer la maîtrise pour conjurer l'angoisse plus forte de la mort. C'est que la littérature est précisément un moyen de ne pas être dépossédé du temps par la technique, mais au contraire, de construire un temps subjectif tout en conjurant les angoisses associées au temps linéaire et irréversible des horloges modernes.
Après le miroir et les clefs, le séminaire du Centre d'Étude des Textes Médiévaux a continué de 2005 à 2007 ses approches de realia, en étudiant deux métonymies animales: les cornes et les plumes. Déplacés sur les figures humaines, ces attributs corporels animaliers deviennent les signes -religieux, politiques, sexuels ou sociaux- d'une identité revendiquée, à conquérir ou à assumer. Loin d'un imaginaire figé, cornes et plumes sont ambivalentes: ainsi les cornes qui sont d'abord une arme et le signe d'une puissance virile, voient leur signification s'inverser en défaillance sexuelle chez le mari cocu. Cornes et plumes sont aussi des objets d'usage: plume à écrire, corne à boire ou corne instrumentale dans laquelle souffler, ces deux dernières souvent inscrites dans des épreuves qualifiantes ou disqualifiantes. La plume comme outil d'envol métaphysique, spirituel ou littéraire tout comme la corne, liée au souffle, au rythme et au temps cosmiques, mettent en jeu l'avènement à une identité ou un changement identitaire. D'où une forte présence comme ingrédient de l'aventure - étymologiquement événement et avènement-, ou de la métamorphose, déclinées dans un registre chevaleresque, courtois, magique, moral, ou mystique. Les unes et les autres assurent aussi volontiers des fonctions de médiation, d'échange et de communication entre deux temps, deux espaces ou deux mondes. Le rapport de la corne et de la plume à la parole, orale ou écrite, en fait des objets productifs sur le plan littéraire et symbolique. Le cor sonne des "mots", un discours au seuil du langage articulé, au lieu où le langage advient comme signal et code à partir de la modulation du souffle. Ce recueil explore ainsi les occurrences, les usages littéraires des cornes et plumes, et les représentations imaginaires qui leur sont associées, des récits arthuriens aux textes allégoriques, de la poésie lyrique aux pratiques carnavalesques des Cornards de Rouen.
Résumé : Une passion : la danse. Un rêve : devenir des Etoiles. Entre amitiés et rivalités, bienvenue à l'Ecole des Pointes ! Jessy passe les épreuves de sélection pour intégrer l'Ecole des Pointes. Si elle veut réussir, la jeune danseuse va devoir laisser sa timidité au vestiaire...
Mes p'tites questions atlas" : la collection pour découvrir les villes et les pays à hauteur d'enfant ! Déjà 8 titres parus : "Paris", "L'Angleterre", "Lyon", "Marseille", "Toulouse", "L'Espagne", "Les Etats-Unis", "L'Italie". "Mes p'tites questions - Tokyo" permet de découvrir la capitale du Japon et l'art de vivre japonais à travers seize questions d'enfants : C'est où, Tokyo ? Tokyo, c'est la ville où il y a le plus de monde ? Pourquoi tout est petit ? C'est quoi, un futon ? C'est très vieux, Tokyo ? On peut se baigner dans la mer ? Est-ce que tout le monde prend le train à Tokyo ? Qu'est-ce qu'on mange à Tokyo ? Qui est-ce qui s'habille en kimono ? Les enfants se lèvent tôt pour aller à l'école ? Pourquoi ils portent des masques sur la bouche ? Il y a souvent des tremblements de terre ? Le sumo, c'est le sport le plus pratiqué ? On peut visiter le palais de l'empereur du Japon ? Est-ce que c'est zen, Tokyo ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.