Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cornes et plumes dans la littérature médiévale. Attributs, signes et emblèmes
Pomel Fabienne
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753510326
Après le miroir et les clefs, le séminaire du Centre d'Étude des Textes Médiévaux a continué de 2005 à 2007 ses approches de realia, en étudiant deux métonymies animales: les cornes et les plumes. Déplacés sur les figures humaines, ces attributs corporels animaliers deviennent les signes -religieux, politiques, sexuels ou sociaux- d'une identité revendiquée, à conquérir ou à assumer. Loin d'un imaginaire figé, cornes et plumes sont ambivalentes: ainsi les cornes qui sont d'abord une arme et le signe d'une puissance virile, voient leur signification s'inverser en défaillance sexuelle chez le mari cocu. Cornes et plumes sont aussi des objets d'usage: plume à écrire, corne à boire ou corne instrumentale dans laquelle souffler, ces deux dernières souvent inscrites dans des épreuves qualifiantes ou disqualifiantes. La plume comme outil d'envol métaphysique, spirituel ou littéraire tout comme la corne, liée au souffle, au rythme et au temps cosmiques, mettent en jeu l'avènement à une identité ou un changement identitaire. D'où une forte présence comme ingrédient de l'aventure - étymologiquement événement et avènement-, ou de la métamorphose, déclinées dans un registre chevaleresque, courtois, magique, moral, ou mystique. Les unes et les autres assurent aussi volontiers des fonctions de médiation, d'échange et de communication entre deux temps, deux espaces ou deux mondes. Le rapport de la corne et de la plume à la parole, orale ou écrite, en fait des objets productifs sur le plan littéraire et symbolique. Le cor sonne des "mots", un discours au seuil du langage articulé, au lieu où le langage advient comme signal et code à partir de la modulation du souffle. Ce recueil explore ainsi les occurrences, les usages littéraires des cornes et plumes, et les représentations imaginaires qui leur sont associées, des récits arthuriens aux textes allégoriques, de la poésie lyrique aux pratiques carnavalesques des Cornards de Rouen.
Cet ouvrage étudie le brouillage des normes et des stéréotypes de genredans les textes littéraires, du Moyen Age au XXIe siècle. Ce concept degenre, qui a profondément transformé l'approche des sciences sociales ethumaines, restait encore peu exploité dans les études littéraires. Qu'ils soient de l'ordre du jeu, qu'ils relèvent d'une résistance politique ou deperturbations esthétiques, les phénomènes d'hybridation et de réversibilitédes codes viennent défier les performances traditionnelles de genre. Si letravestissement reste pendant des siècles l'outil principal du brouillage, la modernité sonde les voies d'un au-delà multiple du genre, allant d'uneérotique subversive à des interpénétrations existentielles et identitairesde fond, particulièrement sensibles dans les littératures contemporainesd'expression française de par le monde.
Les cloches et horloges, par [émission de signaux sonores à valeur d'appel ou de rappels, engagent un rapport de l'homme au monde dans sa tentative de maîtrise et de mesure du temps. Or le changement d'instrument va de pair avec un changement de représentation temporelle, déjà souligné par les historiens. Les textes médiévaux, et particulièrement littéraires, en témoignent à leur manière, en s'appropriant ces objets dans une visée esthétique et symbolique, tout en témoignant d'un imaginaire de la matière, notamment du métallique : fruits de l'ingéniosité et d'un savoir technique, cloches et horloges y sont des objets du quotidien. Mais l'horloge mécanique, apparue au 14e siècle, est perçue comme une merveille technique, très tôt annexée en littérature. Quant à la cloche, elle se voit souvent attribuer des pouvoirs magiques de protection, comme incarnation d'une voix divine. En cela, l'une et l'autre offrent des merveilles potentielles, des outils de scansion des textes, des attributs ou emblèmes caractérisant des personnages, ou encore des supports d'action. Les articles de littéraires, historiens et historiens de [art rassemblés ici proposent une approche de l'imaginaire associé à ces objets de la mesure du temps. Ils soulignent la cohabitation au Moyen Age de plusieurs représentations temporelles, et l'ambivalence symbolique fondamentale des cloches et horloges, entre instabilité et régulation temporelle, menace et protection, croyances païennes et chrétiennes, marginalité et divinité, risque et salut. Le traitement des cloches et horloges dans le genre romanesque et les formes poétiques de la fin du Moyen Age reflète moins l'essor d'un temps rendu abstrait par le décompte technique qu'une intériorisation croissante du temps par un homme qui cherche à s'en assurer la maîtrise pour conjurer l'angoisse plus forte de la mort. C'est que la littérature est précisément un moyen de ne pas être dépossédé du temps par la technique, mais au contraire, de construire un temps subjectif tout en conjurant les angoisses associées au temps linéaire et irréversible des horloges modernes.
Résumé : Une passion : la danse. Un rêve : devenir des Etoiles. Entre amitiés et rivalités, bienvenue à l'Ecole des Pointes ! Jessy passe les épreuves de sélection pour intégrer l'Ecole des Pointes. Si elle veut réussir, la jeune danseuse va devoir laisser sa timidité au vestiaire...
Miroirs, clefs, cornes et plumes, cloches et horloges, machines et mécanismes spectaculaires : ces différents objets emblématiques ont déjà fait l'objet d'études. Ce volume prend plus généralement le " parti-pris des choses ", à la confluence de plusieurs disciplines (histoire, histoire de l'art, archéologie, anthropologie et philosophie) en s'interrogeant sur les spécificités de l'objet au Moyen Age en littérature pour contribuer à une anthropologie historique de l'imaginaire. Pas encore doté d'une autonomie matérielle propre, l'objet médiéval, carrefour herméneutique, fonctionne comme signe d'une grande plasticité, apte à référer à autre chose qu'à lui-même, à assurer un rôle médiateur et une fonction identitaire ou transactionnelle. Il nécessite donc de prendre en considération son rapport avec le sujet. A travers différents objets ?armes, graal, cuillers ou charrettes- dans des corpus divers ? romans en vers et en prose, chansons de geste, chroniques, textes allégoriques ou lyriques- les articles combinent approche paradigmatique, générique, narrative, symbolique et idéologique. Les textes littéraires intègrent en effet les objets à une configuration signifiante pour construire des personnages et leurs trajectoires, scander les récits, ou comme marqueur générique. Signe d'un pouvoir et d'un savoir-faire, l'objet suppose un fabriquant-créateur et en aval un lecteur. L'enluminure de couverture en multipliant et décontextualisant les objets affiche leur statut de signes à décrypter. C'est que l'objet dans les textes médiévaux, avec et par-delà sa référentialité et sa fonction d'usage, s'offre d'abord à lire et interpréter.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.