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La naissance des politiques culturelles et les Rencontres d'Avignon (1964-1970)
Poirrier Philippe
DOC FRANCAISE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782110090676
C?est au cours des années 1960 qu?est née la notion de politique publique de la culture en France, au niveau national comme au niveau local. Certes la vision de Malraux ainsi que la dynamique de la planification ont alors fait avancer la réflexion sur les politiques culturelles et leur mise en route. Mais de façon concomitante, en Avignon, Jean Vilar organisait durant chaque festival, de 1964 à 1970, des " Rencontres " où il invitait une quarantaine de personnalités ? artistes, professionnels, élus, administrateurs et chercheurs ? pour repérer les questions de fond qu?il fallait poser pour construire des politiques cohérentes : " Culture et État " en 1964, " Culture et École " en 1965, " Culture et Région " en 1966, " Culture et Ville " de 1967 à 1970. Les comptes rendus de ces Rencontres n?avaient jamais été publiés et restaient dispersés. Philippe Poirrier, maître de conférences à l?université de Bourgogne ? spécialisé dans l?histoire des politiques culturelles locales ? et le Comité d?histoire du ministère de la culture et de la communication tombèrent d?accord pour juger fondateurs ces débats et décider de les publier en l?état. La large introduction de Philippe Poirrier, les témoignages qu?il a suscités, les index qu?il a élaborés font de la publication de ces comptes rendus, curieusement actuels et profondément féconds pour la réflexion sur les politiques culturelles, un ouvrage de référence.
Cet ouvrage collectif vise, dans une perspective historienne, à analyser comment la "culture scientifique" a fait l'objet de politiques publiques en France, depuis une trentaine d'années. Les contributions portent sur le rôle des ministères chargés de la culture scientifique (ministère de la recherche & ministère de la culture), des principales institutions (musées et centres de culture scientifique, technique et industrielle) et acteurs concernés (scientifiques et médiateurs, chercheurs et militants de l'éducation populaire). Les analyses menées confirment la rupture des années 1980 : l'hybridation militante des années 1970, perceptible aussi bien chez quelques chercheurs qui souhaitent faire descendre la science dans la rue que chez les militants de l'éducation populaire qui défendent l'idée de loisirs scientifiques, laisse la place à un processus d'institutionnalisation et de professionnalisation, fortement soutenu par les pouvoirs publics. La CSTI devient un instrument des politiques publiques ; fait l'objet de programmes portés par différents ministères ; s'incarnent dans des institutions spécifiques. Mettre les sciences en culture s'affiche comme une priorité.
Les vifs débats, suscités tout au long du dernier demi-siècle par les politiques culturelles mises en oeuvre par l?Etat et par les collectivités territoriales depuis la création d?un ministère de la Culture par André Malraux au début des années 1960, méritaient d?être mieux connus, car ils sont toujours vivants, pertinents, presque "classiques". L?introduction rédigée par Philippe Poirrier, professeur d?histoire contemporaine à l?université de Bourgogne, explicite et justifie la sélection des textes rassemblés dans cet ouvrage et les replace dans une utile perspective chronologique. Le présent livre est destiné plus spécialement à tous ceux qui, étudiants ou professionnels, souhaitent mieux connaître l?histoire des politiques culturelles.
Ce volume a l'ambition de valoriser les résultats de recherches en cours et à en promouvoir une appropriation par un large public. Les thématiques choisies relèvent d'une histoire culturelle au sens large. Deux entrées sont privilégiées : comment les acteurs, essentiellement des mondes de l'art et de la culture, ont-ils vécu, à l'arrière comme au front, la Grande Guerre ? Comment la culture matérielle, notamment les artefacts et objets culturels, a-t-elle été marquée par ce conflit ? Ces deux approches ne sont évidemment pas opposées : elles sont complémentaires et permettent, en déclinant des méthodologies différentes et en articulant des échelles variées, de mieux saisir la place des mondes de la culture dans la Grande Guerre. Artistes plasticiens, écrivains, journalistes, musiciens, scientifiques, sportifs et urbanistes participent de ces sociétés en guerre. Le langage des poilus, les chansons, les patrimoines et la "culture visuelle" - qui se matérialise sous des formes très diverses - portent l'empreinte de la Grande Guerre. Pour chaque expression culturelle, les auteurs proposent une histoire qui souligne les modalités de la reproduction, les formes de la circulation et les caractéristiques de la réception.
Résumé : Les rapports entre les acteurs du secteur de la culture apparaissent de plus en plus liés aux bouleversements économiques et sociaux entraînés, notamment, par la révolution numérique et la diffusion d'une culture de masse mondialisée. Afin de prendre la mesure de ces profondes mutations, cet ouvrage réunit les contributions de chercheurs et de spécialistes sur les changements des politiques et des pratiques de la culture, qu'il s'agisse du champ d'intervention des politiques culturelles, de celui de la consommation culturelle ou encore du rapport à la culture.