Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Grande Guerre. Une histoire culturelle
Poirrier Philippe
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782364411395
Ce volume a l'ambition de valoriser les résultats de recherches en cours et à en promouvoir une appropriation par un large public. Les thématiques choisies relèvent d'une histoire culturelle au sens large. Deux entrées sont privilégiées : comment les acteurs, essentiellement des mondes de l'art et de la culture, ont-ils vécu, à l'arrière comme au front, la Grande Guerre ? Comment la culture matérielle, notamment les artefacts et objets culturels, a-t-elle été marquée par ce conflit ? Ces deux approches ne sont évidemment pas opposées : elles sont complémentaires et permettent, en déclinant des méthodologies différentes et en articulant des échelles variées, de mieux saisir la place des mondes de la culture dans la Grande Guerre. Artistes plasticiens, écrivains, journalistes, musiciens, scientifiques, sportifs et urbanistes participent de ces sociétés en guerre. Le langage des poilus, les chansons, les patrimoines et la "culture visuelle" - qui se matérialise sous des formes très diverses - portent l'empreinte de la Grande Guerre. Pour chaque expression culturelle, les auteurs proposent une histoire qui souligne les modalités de la reproduction, les formes de la circulation et les caractéristiques de la réception.
Au fil de près de cent trente textes, connus ou plus rares (lois, décrets, mais aussi discours, tribunes, etc.), introduits et commentés, l'étudiant, le chercheur ou le lecteur curieux sont invités à parcourir les grands jalons de deux siècles d'histoire des politiques culturelles en France. Des fondations révolutionnaires au dernier projet de loi " Liberté de la création, architecture et patrimoine ", en passant par les années Malraux et Lang, une constante apparaît, en dépit des ruptures : la politique publique de la culture participe de la construction de la République et de la démocratie. Pour faire de vous un spécialiste, " Regard d'expert " vous offre un panorama complet sur ce sujet.
L'histoire française du XXe siècle à nos jours est ici présentée dans sa diversité et ses métamorphoses: vie politique, structures socio-économiques, vie culturelle, relations internationales. Chaque volume retrace une période de cette évolution générale. On y trouve une synthèse dense et précise des acquis récents de la recherche historique. La forte implication de l'Etat dans les domaines culturels est souvent présentée comme une singularité française. Depuis une décennie, la thématique de "l'Etat culturel" alimente, sous des formes diverses, une critique de la politique culturelle. Si le volontarisme des années Lang est clairement visé, c'est l'ensemble de l'histoire de la politique culturelle étatique qui est interrogé. Fondé sur les acquis les plus récents de l'historiographie, cet ouvrage entreprend de revisiter cette idée commune. L'auteur propose une synthèse qui permet de comprendre les principales ruptures qui ordonnent cette histoire sans pour autant négliger les éléments de continuité. Le XXe siècle voit une intervention croissante des pouvoirs publics. Il s'agit d'en retracer les jalons et d'en dresser les bilans successifs. Philippe Poirrier souligne combien "l'Etat culturel" est le produit d'une longue et hésitante sédimentation historique. L'Etat n'est d'ailleurs pas le seul acteur d'une histoire qui voit l'implication croissante des collectivités locales. Le résultat est une homogénéisation incontestable de l'offre culturelle sur l'ensemble du territoire national dans le cadre d'une économie mixte culturelle.
Les vifs débats, suscités tout au long du dernier demi-siècle par les politiques culturelles mises en oeuvre par l?Etat et par les collectivités territoriales depuis la création d?un ministère de la Culture par André Malraux au début des années 1960, méritaient d?être mieux connus, car ils sont toujours vivants, pertinents, presque "classiques". L?introduction rédigée par Philippe Poirrier, professeur d?histoire contemporaine à l?université de Bourgogne, explicite et justifie la sélection des textes rassemblés dans cet ouvrage et les replace dans une utile perspective chronologique. Le présent livre est destiné plus spécialement à tous ceux qui, étudiants ou professionnels, souhaitent mieux connaître l?histoire des politiques culturelles.
Depuis deux décennies, l'histoire culturelle est l'un des secteurs les plus actifs de la recherche historique. A l'heure de la "globalisation", l'histoire comparée de cette configuration historiographique restait à écrire. Ce volume souhaite interroger la réalité d'un "tournant culturel" dans l'historiographie mondiale. A partir des situations nationales, seize contributeurs analysent les modalités d'émergence et de structuration de l'histoire culturelle, les singularités des conjonctures et l'organisation des marchés universitaires. L'ambition est de souligner l'importance des transferts culturels afin de comprendre la circulation, la diffusion et l'appropriation des modèles historiographiques. Dans sa postface, Roger Chartier souligne combien chaque tradition nationale s'est appropriée, en son style propre, des propositions issues d'autres historiographies à partir de deux grands modèles: les Annales et ses déclinaisons successives d'une part; une historiographie anglo saxonne issue d'un marxisme ouvert d'autre part.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.